OL. cxiv, 3] bataille de cranon
dans la montagne, qui leur restaient en cas de retraite, les alliés décidèrent de livrer bataille.
Au sud du Pénée s'étend, à deux milles environ vers le sud, la plaine de Cranon , entourée de hauteurs que traverse la route de Larissa àLamia et à Pagase ^ L'armée des alliés était campée sur les hauteurs au sud, tandis qu'Antipater avait passé le fleuve un peu au-dessus de Larissa, et de là cherché à différentes reprises à forcer Tennemi au combat. Enfin, le 7 aoùt^ jour anniversaire de Cbéronée, les colonnes de Tinfanterie grecque descendirent dans la plaine et se rangèrent en bataille. Sur leur Qanc droit chevauchaient les escadrons de la cavalerie thessalienne*. L'armée macédonienne se trouva bientôt en ligne, sa cavalerie sur l'aile gauche, pour commencer le combat avec les cavaliers thessaliens, force principale des alliés. Malgré leur bravoure et leur supériorité numérique, les Macédoniens ne purent résister à Tattaque impétueuse des Thessaliens et furent obligés de battre en retraite. Cependant, Antipater avait conduit les phalanges macédoniennes contre les hoplites ennemis : ceux-ci furent enfoncés ; une sanglante mêlée s'engagea: ne pouvant résister au nombre et au poids des phalanges, les alliés cessèrent précipitamment le combat et se retirèrent en aussi bon ordre que possible sur les hauteurs, d'où ils réussirent à repousser les attaques de la grosse infanterie macédonienne, qui tenta à plusieurs reprises d'escalader les hauteurs. Mais la cavalerie des alliés, déjà victorieuse, en voyant la retraite de l'infanterie, se hâta de la rejoindre pour ne pas être coupée. Ainsi la bataille finit sans résultat, bien que la victoire penchât du côté des Macédoniens, car leurs pertes ne dépassaient pas (30 morts, tandis que les alliés avaient perdu environ SOO hommes, dont 200 Athéniens'.
*) Ces indications topographiques sont tirées des auteurs anciens. D*après Galien (Epidem. I, p. 356, éd., Basil. 1538), Cranon (Cranon chez Tite- Live et autres auteurs) se trouvait cv xoiXô xa\ it8<Tfii6ptvw x<*>ptV' ^t la route de Lamîa est marquée sur la Table de Peutinger. La date de la bataille (7 Métiigitnion) est donnée par Plutarque (Camill., 19. Bemosth,^ 28).
*) Diodore dit : «pb tî|ç tôv iresôv çâXaYyo; îfatTjaav Toù« luTcéaç, ce qui ne peut désigner autre chose que le côté ouvert et vulnérable, autrement dit, ic flanc droit de Tinfanterie.
') DiODOR., XVIII, 17. Pausan., VII, 10, 5. Pausanias, ici comme plus