CL. cxiv, 3] les possessions d' Athènes
ville était réduite à néant : il ne lui restait plus qu'une autonomie communale \ Dans ses possessions extérieures, elle perdit certainement Imbros et Oropos; Lemnos resta « aux Athéniens de Lemnos' ». En ce qui concerne Samos, Perdiccas, le gouverneur général, décida au nom du roi qu'on rétablirait cet État, dont les Athéniens avaient fait occuper depuis 40 ans le territoire par des clérouques*.
L'une des principales conditions imposées par Antipater,
Ti^ Te -ïcéXtv xa\ Ta; xTi^aei; xa\ ToXXa irdcvTa, comme si le droit de la guerre ne leur avait absolument rien laissé. L'expression an o^J/yj 91 aôlvxwv employée par Plularque (PhocioUt 28) pour désigner ceux que la réforme constitulionnelle dépouilla de leurs droits, semble indiquer que la procédure adoptée fut de les éliminer par Sia^r,<pt(ric. On a maintes fois démontré que les chiffres de Diodore (22,000 citoyens emmenés en Thrace, 9,000 restés à Athènes) sont erronés : les commentateurs de Diodore font remarquer que la proportion la plus vraisemblable est de 12,000 pour la première catégorie (comme le dit expressément Plutarque, Phocion, 28), et de 9,000 pour la seconde. Cf. Bockh, Siaalshaushaltung, I*, p. 692. Diodore dit expressément : irdtvtec 5è xà; ouoia; eiaÔyjaav e-/6iv ôrvaçaipltouç. Far conséquent, il est inexact de dire que 12,000 citoyens ont dû quitter la -terre dejeurs ancêtres et ewer en mendiants par la Grèce ou se laisser « déporter » en Thrace (Graukrt, op. cit. p. 283) ; c'est, comme ledit Diodore, xolc pouXo|i£votç qu'on accorda un établissement en Thrace, et Plutarque {ibid.) dit en propres termes que, sur les 12,000, les uns restèrent et les autres allèrent en Thrace. Cratère et Antipater leur assignèrent la Thrace pour résidence, soit après entente avec Lysimaque, satrape de la région, soit en vertu de leur autorité supérieure, qui s'étendait même à la Thrace.
*) 'Avxiicaxpoc, xotTéXuoe xà 5ixa<rciQpia xa\ xoù; ^y)xopcxoùc ayûvaç (SuiDAS. 8. V.); et Pausanias (VII, 10) dit expressément : MaxeWmv cîouXcuOtjaav. Cf. PoLYB., IX, 29, 2.
*) C'est ce qui paraît résulter de C. I. Attic, II, n© 268.
') DiODOR., XVIII, 18. Dioo. Laert., X, 1. On a bien souvent déjà feit observer que l'allégation de Diodore, à savoir que les Samiens étaient rentrés après 43 ans d'absence, est inexacte (Cf. Bôckh, Staatshaushaltung ^ I, p. 460). Cependant le proverbe 'Axxixo; «apoixoç, comme le remarque ViscHER {Bhein. Mus.^ XXII, p. 321) permet une interprétation qui justifie les 43 ans. Le même savant doute que le décret de Perdiccas ait été exécuté; du moins, vers 302, lîle éUit libre (Cf. C. I. Gr^., Il, n*» 2254, 1). 11 est difficile d'admettre avec Westermann (in Paulys RealencycL s. v. Duris) que la tyrannie de Douris l'historien doive se placer entre 319 et 281; il était disciple de Théophraste, et se trouvait par conséquent à Athènes entre 322 et 281, et Haake (De Duride Samio, 1874) croit pouvoir affirmer qu'il y était précisément en 308, d'après un passage de Diodore (XX, 40), qui rapporte une anecdote sur Ophélas, empruntée à Douris. Ce n'est pas là cependant une preuve suffisante. Douris n'avait psis besoin d'avoir vu de ses yeux ce qu'il raconte.