‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 60 sur 457 · EUMÈNE EN CAPPADOCE [I · texte numérisé non relu

EUMÈNE EN CAPPADOCE [I

Pendant ce temps, Eumëne se trouvait dans sa satrapie de Cappadoce. Perdiccas Ty avait envoyé parce que Néoptolème, satrape de la province voisine d'Arménie, lui paraissait tout aussi peu sûr qu'Antigone* Sans doute le satrape d'Arménie, avec son humeur hautaine, avait de grandes visées; mais Eumène, par sa prudence et son adresse, réussit à le gagner, ou du moins à entretenir extérieurement avec lui d'excellents rapports. Eumëne n'en mit pas moins le temps à profit pour faire tous ses préparatifs en vue d'une lutte imminente. Cette guerre en perspective n'était point populaire parmi les Macédoniens, et il semblait dangereux de compter uniquement, pour la faire, sur des troupes si arrogantes *et si pleines de morgue militaire. La province administrée par Eumène avait de tout temps brillé par sa cavalerie. Le satrape , se hâta de former un corps de cavaliers indigènes qui put, le cas échéant, tenir tète aux phalanges. Il accorda aux habitants propres au service ^de la cavalerie exemption complète d'impôts, donna à ceux dont il était particulièrement sur des chevaux et des armes, les encouragea par des récompenses et des distinctions, et les exerça dans l'art de manœuvrer et de combattre à l'européenne. En peu de temps^ il eut à sa disposition un corps de 6,500 cavaliers parfaitement exercés, si bien que les phalanges elles-mêmes, étonnées, se montrèrent immédiatement plus disposées à servir*.

De son côté, Perdiccas se préparait d'autre façon à la guerre qui menaçait. Naturpllemeni, le satrape de Phrygie entretenait avec Antipater d'amicales relations. Ce dernier venait de soumettre heureusement les Grecs; uni à Cratère, il commandait alors à dos forces considérables et disponibles. C'était pour Anligone un point d'appui, et une réserve qui pouvait lui paraître parfaitement siirc. C'est sans doute pour lui enlever cet appui que Perdiccas demanda à Antipater la main de sa fille* Elle arriva en Asie, accompagnée d'Archias et d'Iollas, pour l'épouser'.

a vu en 1848, le 14 octobre, les superbes ruines qu'on lui dit s'appeler Assar-Kalessi ou Zengibar-Kalessi.

*) Plut. Eumen. 4.

*) DioDOR., XVIII, 23. Arrian., ap. Phot,, p. 70 a 30. Avec les renseî-

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