‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 69 sur 457 · OL. cxiv, 3] annexion de la cyrénaïque · texte numérisé non relu

OL. cxiv, 3] annexion de la cyrénaïque

résislaient toujours. Ophélas ne put ^venir à bout [d'eux qu'à l'arrivée de Ptolémée lui-même qui, à l'aide de ses troupes fraîches, s'empara de la ville et amiexa la province à sa satrapie*.

C'était un grand avantage que d'avoir conquis des pays grecs, mais c'en était un plus grand encore que de s'être présenté à eux comme un véritable sauveur, en mettant fin à une effroyable anarchie. Le nom de Ptolémée fut dès lors célébré au loin dans tout le monde grec, et déjà, depuis les campagnes d'Alexandre, il était populaire au plus haut degré chez les Macédoniens. On dit que, plus la guerre semblait à prévoir entre lui et l'armée royale, plus le nombre augmentait de ceux qui accouraient à Alexandrie pour entrer à son service, « tous prêts, quelles que fussent la grandeur et l'évidence du danger pour lui, à sacrifier leur vie pour son salut ». Le bruit courait qu'il était seulement de nom le fils de Lagos, mais qu'en réalité il était fils du roi Philippe, En effet, il avait dans le caractère, dans les manières, quelque chose qui rappelait le fondateur de la puissance macédonienne. Seulement il était plus doux, plus affable, et se montrait toujours plein d'égards. Nul, parmi les successeurs d'Alexandre, ne sut

du que Ptolémée a soumis Cyrène dès Tautomne de 322, sous IVcbontat de Philoclès (01. CXIV, 3). D'après la remarque fort juste de Kôhlbh relativement au nombre des lettres à suppléer, on pourrait tout au plus proposer fir* 'H-pQinou opxov]Toç ; mais il faudrait alors, ce qui est d'ailleurs bien possible, que la nouvelle de la mort d'Alexandre fût arrivée à Athènes en six semaines environ, et Tendroit où Thibron s'est rendu utile à des citoyens d'Athènes serait Cydonia en" Crète, localité qu'on retrouve (tôt; oçixvouljilvoi; 'AÔTfivxtcuv tt; Kudtwvfov) dans un décret honorifique postérieur d'un an ou deux peut-être (G.I. Attic, H, n» 193). Il me semblait autrefois que les 9*j(ticp6edpoi de 321 ne devaient pas provoquer de bien grands scrupules, car le décret relatif aux réfugiés de Thessalie (n* 222), qui contient cette formule, passait pour être de 01. CXIV, 4; mais aujourd'hui j'y trouve de la difficulté, attendu que, dans des inscriptions do date certaine, l'une rédigée avant la fin du printemps 322 (n* i86), l'autre du mois de Scirophorion 320 (n» 191), on ne rencontre pas de auiiitpôefipoi, et les troubles en Thessalie dont il est question au n^ 222 peuvent bien appartenir à une époque postérieure, avant toutefois que Cassandre ne fût maître d'Athènes.

«) Comme Diodore (XVIII, 2i) et Arrien (ap. Phot., § 18) relatent l'expédition de Cyrène et la mort de Thibron avant la campagne de Syrie, il faut bien croire qu'elle était terminée avant la fin de 322. Justin (XIII, 8, 1) dit également : hujus urbis auctus virihus bellum in advenlum Perdiccœ parabat.

Page 1