‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 72 sur 457 · OL. CXIV, 3] DISPOSITIONS DE PERDICCAS · texte numérisé non relu

OL. CXIV, 3] DISPOSITIONS DE PERDICCAS

l'Hellespont*. Eumène, qui avait déjà tant de fois fait ses preuves, devait parer une attaque éventuelle du côté de TEurope. Ce f lAl à cette fin, semble-t-il, qu'on lui confia, outre sa satrapie do Cappadoce, celle de la Pjelite-Phrygie, vacante depuis la maiTt deLéonnatos*, celle de Carie qu'avait occupée Asandros, et enfin celles de Lycie et de Phrygie, abandonnées par Antigone*. Il fut nommé stratège, avec pouvoir absolu, de toutes les satrapies en deçà du Taurus*. Le gouverneur général P'aça son frère Alcétas, Néoptolème, satrape d'Arménie, et le ^trape de Cilicie, Philotas, dont la province fut donnée à ^niloxénos*, sous les ordres d'Eumène. Il lui laissa nombre "^ capitaines des plus distingués, avec quelques troupes", et le cnax-gr^^ de rassembler dans les satrapies de TAsie-Mineure autant d'hommes qu'il pourrait, de s'avancer jusque dans les

0 CUt:<^ cura classis tradUur (Justin.. XIII, 6, 16). Diodore (XVIII, 37), " ^^.'^trro.îre, parle d*Attale. Si Tasserlion de Justin ne repose pas sur un

^^^if^Tx^meni erroné ou une méprise, il faut que Perdiccas se soit assuré ^^^^lité de Clitos : la preuve que celui-ci dès le début ne tenait pas P""'* ta cioalition, c^est la façon dont Cratère et Anlipater passent THelles-

' . ^*-t.tTibution de la satrapie de la Petite-Phrygie à Eumène n'est pas 5» '^^^>^e expressément, mais elle paraît résulter de l'état des choses.

( pkZ!^*^'*^*l^3?^cr provincias quas acceperat Paphlagonia et Cana et Lyda ^ -^^&T^adjiciuntur (Justin., XIII, 6). Plutarque ne parle que de l'Armé- 4x '^^ la Cappadoce.

.p^ ^^"^DxpttTopa (TTpaTTQYov ... ^pyjoOai toÎ; 7cpàYiAa<ii ouw; avtb; (fy^wxsv

5\ T^* -^umen. 5).

,^j|j **=^c>OR., XVIU, 29. Plut., loc. cit. Corn. Nep., Eumen. 3, 2. Justin et JV/** ^ ^^^ * adjutores ei dantur cum exercitibus frater Perdiccœ Alcelas t^^ ^^^o/emu5... Cilicia PhUotœ ademta Philoxeno dalur. Philotas n'a pas ailleii ^S^^i^ comme adversaire de Perdiccas, mais envoyé quelque part aorèa ^ * ^® ^"^ ^^ prouve, c'est que, lors de la réinstallation des satrapes, |g chute de Perdiccas, il ne fut pas réintégré dans sa situation anté-

d'Ant'* *^ais au contraire se ligua avec Alcétas et se conduisit en ennemi g^jj t^^One (DiODOR., XIX, 16). Il ne faut pas confondre ce Philotas avec ^^^ l^*=^onytoe, l'ami d'Antigone (Diodçr. , XVIII, 52). Philoxénos était, suidre d ^ Conjecture émise plus haut (p. 33, 2), satrape de Susiane. Ménanavec A -Ly^^® paraît n'avoir pas été éloigné, en dépit de ses accointances

«) ^î^tigone.

loin c *^dore (XVIIÏ, 25) dit qu'il l'a laissé (letà 5uv«iiewç àÇioX^you, et plus ^ç ^^* 29), qu'il était parti lui-môme iietà tôv paaiXlwv xa\ tw iCktitrcîù piépEi cict^^^^iuci);; Eumène avait avec lui cinquante tûv «ÇioXôywv Yjyeii^vwv et quesj^l^^^ àvôpôv (DiODOR., XVIII, 37), et parmi eux ce Docimos dont il sera ^^ plus loin.

106 INTERVENTION d' ANTIPATER ET CRATÈRE [I, 3

contrées que baigne THellespont, et de rendre impossible à Tennemî toute tentative de débarquement*.

En effet, c'était là le point menacé tout d'abord. Vers Tépoque où Perdiccas partait de la Pisidie* avec Tannée royale pour prendre la route d'Egypte, Tannée macédonienne ^'avançait à grandes journées vers THellespont.

Antipater et Cratère avaient résolu de se mettre en marche dès qu'ils avaient reçu la nouvelle apportée par Antigène, lequel la tenait de Ménandre, satrape de Lydie, que Perdiccas était sur le point d'épouser Cléopâtre et de renvoyer la fille d'Antipater. Aussitôt ils conclurent avec les Étoïiens la paix dont il a déjà été question et se rendirent en toute hâte en Macédoine, pour envahir l'Asie le plus vite possible. Ce fut alors qu'ils apprirent que Perdiccas était parti pour l'Egypte avec Tarmée royale. Ils envoyèrent à Ptolémée d'Egypte pour Tînformer du danger qui les menaçait tous et lui promettre qu'ils allaient passer THellespont avec toutes leurs forces, traverser à marches forcées TAsie-Mineure et la Syrie pour apparaître à temps sur les derrières du gouverneur général. U fut décidé que Cratère recevrait l'hégémonie de l'Asie et qu' Antipater conserverait celle d'Europe'. Durant son absence, Polysperchon serait stratège de Macédoine. Au printemps de 321, l'armée macédonienne, sous le commandement de Cratère, se trouvait sur les bords de THellespont : Antipater était avec lui ; Antigène paralt-il, commandait la flotte*.

Eumène ne pouvait se dissimuler que sa tâche était plus difficile et plus dangereuse qu'on n'aurait pu le prévoir. A la vérité, les tentatives faites auprès des Étoïiens pour les pousser

') DiODOR., XVIII, 29. Justin., loc, cit,

*) D*après Justin, la susdite réunion des généraux avait eu lieu en Cappadoce; suivant Diodore (XVIII, 25), l'armée partit de laPisidie. Perdiccas doit avoir marché de la Cilicie sur la Cappadoce et avoir pris là ses quartiers d'hiver, pour commencer au printemps sa marche sur l'Egypte en passant par Damas.

') xa\ xiù fièv Kpaxepb) xr^s ttj; *A<jîac Tiyeiiovîocv TcspiTiOlvai, tw 8è *AvTiiraTpw TTjv TTjç EupcoiTTQc (DiODOR., XVIII, 25, 38). Par conséquent, les dispositions relatives à la campagne d'Asie émanent de Cratère.

*) C'est la conclusion que je tire d'un texte d'Arrien (ap. Phot, 71 a. 33, § 30) : iiSTexaXeÎTo ôè xoà 'AvT^yovo; ex KvTcpov,

CXW, 3] STT

Vfevcmenl aviûei . Irùiès pour ui fil Antidater a> meal» i\ù pouva' m macédoniens î, qu'Aloélas refv a.cèdomens qu'U 3 conVre A.nUpat teWfe \ènétal\oa >ri ctAfe'. De pVu -ilide n'ètîàent, tît Urtil jusle di ' son eaptil tm' ïGs, En OQlre, Eorxes supérieiu ^««■cées eUi déi ^**feiil que dea r **^«*ut h no pas ^■losponl', mùi *■* '^ouvEÙt coin ^^^ son année e "■«sa étant forcéi ^^ t son intentii *^^ter entièreiï)' ^^*is relâche.

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