‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 86 sur 457 · I OI-.. CXIV, 3J MORT DE PERDICCAS · texte numérisé non relu

I OI-.. CXIV, 3J MORT DE PERDICCAS

n'était j>as assez d*avoir perdu l*honneur des armes ; leur vie aussi était maintenant exposée par Timprudence de leur chef : être décorés par des crocodiles, c'était là maintenant la mort glorîoiise réservée aux soldats macédoniens. Un grand nombre de ehefs se rendirent dans la tente du gouverneur général et 1 acoixsferent ouvertement d'être la cause de ce malheur, ajoutant que les troupes étaient surexcitées, qu'on manquait du néœss&ire, que l'ennemi était proche. Dehors, les Macédonieras cîes phalanges, qui s'étaient rassemblés autour de la teri to , fiippuyaîent ces plaintes de leurs vociférations. Une cen- •^^■^^^^ de capitaines, ayant à leur tête le satrape de Médie, Pithon. ^ déclarèrent qu'ils déclinaient toute responsabilité pour 1 a-^v^^r^îr; ils signifièrent au gouverneur général qu'ils ne lui de-^^CLi^ lat plus obéissance et sortirent de la tente. Alors quelques hétaar^s, conduits par le chiliarque Séleucos et Antigène, le ^"^^ cl^s argyraspides, envahirent la tente et se jetèrent sur le gOTivoi^neur général*. Antigène lui porta le premier coup ; les atttt:*^^, l'injî^èfent à l'envi. Après une vive résistance, Perdic- <^^^^; <^o^vert de blessures, s'affaissa mort sur le sol.

^i'^^^i finit Perdiccas, fils d'Oronte, trois mois après être «ev^x^,^ gouverneur général. Sa grande pensée, de maintenir nnît,^ de l'Empire qui lui était confié, l'eût rendu digne d'un "^^^^^Xir succès, s'il s'y était voué avec plus de sincérité et de M • '^^^^- Mais les vues personnelles qui le dirigeaient, et cmentde safortune grandissante, qui l'entraîna bientôt stice, à la perfidie et aux mesures despotiques, causa perte. Il n'était pas de taille à gouverner le monde

Venm

an

sère

liers "^^ ^^^ore (XVIII, 36) dit que le meurtre fut commis par quelques cava-

leaukl^^ ceci confirme Tasserlion de Cornélius Népos (Eumen, 5), d'après

(^est. .gj^^^erdiccas aurait été assassiné par Séleucos (le chiliarque) et Antigone

(XVI T ^^ <lire An^i^^e, d'après Arrien [ap. Phot., 71 b. 36, § 35]). Streibon

avait % ^' ^^^^ assure qu'il a péri éiMreptitape\ç taîç tyoLphtrauç: en ce cas, s'il y

^ ^*^s cavaliers, ils n'étaient pas seuls. Perdiccas doit avoir été assassiné

^'«iv^. commencement de juillet 321, pas plus tard, caries inondations

^»£^^^ï^t pas encore commencé, et pas plus tôt, attendu que les soldats

. ij^^^ne s'étaient couronnés d'épis dans le midi de la Cappadoce lors de

lion cl^"^^^^ ^^^^ ^ nouvelle n'arriva au camp qu'après le meurtre. L'asser-

efte ^^ ^Diodore (XVIII, 36) : que Perdiccas a péri otpÇaç ÏTr^ Tp:«, est inexacte ;

^g ^^^l provenir des tables chronologiques, celles d'Apollodore, par exem-

^ * ^^^ la troisième année commencée pouvait être désignée de la sorte.

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