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menait aussi la plus grande partie des fantassins macédoniens deTaixcienne armée de Perdiccas, un effectif qu'on peutbien évaZuer à 20,000 hommes, déduction faite des argyraspides comma.ndés par Antigène, des troupes laissées dans les différentes garnisons, et de ceux qui s'étaient enfuis auprès d'Attale. <^ liant à la chevalerie des « fidèles » de la grande armée, il enres ts une grande partie en Asie sous le commandement de Cassaï:fcdre. En revanche, Antipater emmenait la moitié des élépl:i^i.xits de guerre, les premiers qu'on devait voir en Europe. Les vétérans d'Alexandre avaient espéré de nouvelles guen-^s et un nouveau butin ; maintenant, ils devaient rentrer aupo^ys sans même avoir reçu les gratifications qu'Alexandre leur orvait destinées et qu' Antipater leur avait formellement promises. Il se peut que la reine ait encore nourri cette fois le mecoT^fentement des troupes, car elles se révoltèrent de nouveau, d^ns lamarche, réclamant les présents promis et menaçant i® vieil Antipater. Il s'engagea à donner le tout, ou du moins le pluzs fort acompte, quand on aurait atteint Abydos et l'Hel- P^*>1. L'armée eut foi en ses paroles et continua tranquillcracri t sa route vers Abydos, comptant sur les paiements. Mais ^, {^''^Pa.ter partit au milieu de la nuit avec les rois et quelques laèies^ passa THellespont et se rendit auprès de Lysimaque; ^ P^ftsait que les troupes, en se voyant sans chefs et abandon- ^^ è. elles-mêmes, craindraient enfin de ne rien recevoir du ^^^ et rentreraient aussitôt dans l'obéissance. Ce fut en effet rn*^^^ arriva. Dès le lendemain, les vieux soldats traversèrent ^ ^Uospont et se soumirent aux ordres du gouverneur général : ^^ fut plus question des gratifications promises. C'est ainsi ^^ Ajutipater retourna en Macédoine : on pouvait être au mois defévx>ierderan320».
. ^et endroit, il se trouve dans nos documents une lacune
" ^ ^ouiprend les événements de quelques mois. Au bout de
, . ^^^^ps, nous trouvons la situation de l'Asie-Mineure déjà
^ changée. Eumène a abandonné ses positions do Célainai ;
\if, ^^ ^}^^ lô bâtard Héraclès était à Pergarae) xat yj Yuvyj 'PwÇavtj àuTipav sî;
"J^'^w.VN., hv, cil. Son histoire xwv luxà 'A>.é$oivôpovsc terminait ici **^ «.lixième livre.
146 A.\TIGOSE CONTRE EL'WfcM: [1, 4
il esl en roulu pour se retirer dans sou ancicnjic satrapie t\e Capparfocc. Il se tient prèl pour la luUe décisive. Antig-ooe, de son côlé, a fait sortir ses troupes de leurs quartiers d'hiver et poursuit Eùmène avec ses forces réunies. Par ce déplaconienl du théâtre de la guerre, la majeure partie de la péninsule esl entre les mains dos satrapes désignés à Triparadisos; Arrhida!OS a pris possession de la Phrj'gie sur l'Hellespout, CIit03,de la Lydie; Asandroa, lui aussi, est, paralt-il, installé en Carie; quant h Attalc et Alcétas, ils se sont retirés dausles montagnes de la Pisidîe. En marchant de la Phrygic sur hi Cappadoce, Antigone les a complètement séparés d'Eumènc. Ce dernier, en eiïet, de tous les capitaines le plus habile, à lu tète d'une armée considérable et de plus maintes fois victorieuse, était l'adversaire qu'il fallait combattre tout d'abord.
On cite comme un trait particulier du caractère d'Antigone que, lorsqu'il avait en ligne une armée supérieure en nonibn-, il faisait la guerre avec timidité et lenteur, mais qu'en présence d'un ennemi plus fort, il était infatigable, toujours prêt à tout risquer cl ardent au combat jusqu'à la témérité". Tel était alors son cas. Eumène avait sur lui une supériorité marquée, et néanmoins il s'était lancé à sa poursuite. Il esl vrai qu'il trouva dans l'armée même de son ennemi un appui qui paraissait lui assurer le succès. Avec la fortune d'Eumène, la fidélité de ses troupes semblait également chanceler. L'un de ses lieutenants, du nom de Pcrdiccas, avait refusé obéissance avec un coi-ps de 3,000 fantassins et de oOO cavaliers à lui confiés, et n'était pas rentré dans le camp. Contre ces révoltés, Eumène envoya Phreni-^idc Ténédos avec 4,000 hommes d'infanterie et 1 ,000 cavaliers qui, au milieu du silence de la nuit, les surprirent dans leur campement, l'occupèrent et firent Pcrdiccas prisonnier. Eumène le punil de mort, lui cl les autres meneurs; quant aux. troupes, que le général croyait simplement dévoyées, elles ne furent pas autrement châtiées, mais on les répartit dans les autres coi'ps. A la vérité, Eumënc regagna par sa douceur le cœur de ses troupes; mais la preuve avait été donnée que son pouvoir était déjà inîné par le dedans,