‹ Histoire de l'hellénismeChapitre 113 sur 231 · OL. cxiiT, 1] arrestation des conjurés · texte numérisé non relu

OL. cxiiT, 1] arrestation des conjurés

ayant maintes fois justifié ses conseils et ses avertissements, avait fini par gagner la considération etToreille du roi, quand cette Syrienne donc lui barra soudain le passage au moment où il voulait partir, et lui dit qu'il pouvait rester et boire toute la nuit. Le roi, dit-on, suivit ce conseil, et le plan des conjurés fut ainsi éludé pour cette nuit. La suite du récit semble plus sûre : les malheureux jeunes gens n'abandonnèrent pas leur dessein ; ils résolurent de l'exécuter la première fois que la veille de nuit leur reviendrait. Le lendemain, Epimène vit Chariclès, son ami de cœur, lils de Ménandre \ lui dit ce qui s'était déjà fait et ce qu'on allait faire encore. Chariclès, rempli de trouble, se hâta d'aller trouver Eurylochos, frère de son ami, et le conjura de sauver le roi par une prompte révélation. Celui-ci se rendit en toute hâte dans la tente du roi et dénonça le terrible plan au Lagide Ptolémée. Sur son rapport, le roi donna l'ordre d'arrêter aussitôt les coii'iirés; ils furent interrogés, mis à la torture, confessèrent leur plan, désignèrent leurs complices, et déclarèrent que Callisthène connaissait leur dessein. L'arrestation du philosophe suivit cette accusation ^ L^armée, appelée en conseil de guerre, prononça la sentence contre les conjurés et Texécuta selon la coutume macédonienne \ Callisthène, qui était Hellène et n'était pas soldat, fut jeté dans les fers pour être jugé plus tard. A ce sujet, Alexandre écrivit, dit-on, à Antipater : « Les enfants

1) D'après Q. Curce (VIII, 6, 20), Épimène raconte la chose à son frère Eurylochos pour que celui-ci la reporte au roi. Par conséquent, il laisse de côté Chariclès , fils de Ménandre. Il se peut que Clitarque ait parlé de ce personnage, car Plutarque raconte quelque part (A/ej?., 57) que Ménandre, un des hétaeres, n'ayant pas voulu rester au poste où il avait été placé (apyovTa çpoupîov) xaT:a(rTr,(ra;), avait été tué par le roi en personne. Plutarque, il est vrai, ne dit pas que ce récit lui vienne de Clitarque.

2) Le message adressé par le roi à Cratère, Attale etAlcétas, alors absents et détachés pour l'expédition de Parœtacène (Arriax., IV, 22,1) — annonce

d'jvsiôctY), Mais Aristobule et Ptolémée (Plut., Alex., 55) assurent que ces enfants ont avoué avoir été encouragés au crime (sTrapai) par Callisthène. D'après Strabon (XI, p. 317), l'arrestation de Callisthène eut lieu à Cariatae en Bactriane.

3) Le discours de la défense, qui a suivant quelques-uns », comme dit Arrien (IV, l/i, 2), fut prononcé par Hermolaos, se trouve dans Q. Curce : il doit venir, par conséquent, de Clitarque.

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onl rh'' lai)icl«''s ])i\v 1rs MacrdoiiicMis ; mais je v«,'ux punir luoi-iiM'iiic le sophislc ainsi (jui! ceux qui Tonl envoyé vers moi cl (|iii, dans leurs cités, donneiil asile aux ^ens occupés à dos Iraliisons contre moi. » D'après li; récil d'Aristobulo, ('allislhène mourui dans les fers, pendant ia campagne de rinde ; selon Ptolémée, il fut mis à la torture et pendu.

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