OL. cxiii, 1] l'ixdk i:t la i'i:iisk
passés par cette porte de l'ouest, car les noms de leurs plus glorieuses lignées, qui se sont conservés sur les bords de rOxus et de Tlaxarle, permettent de retrouver leur habitat primitif. D'autres peuples de langue et de mœurs aryennes suivir(Mit dans le pays les migrations des premiers*; mais, trop faibles ou trop peu entreprenants pour de grandes aventures, ils restèrent avec leurs troupeaux dans les pâturages alpestres qui s'étendent le long du Cophènc et de ses affluents septentrionaux jusqu'à l'Indus.
L'Assyrie alors était puissante; partant des bords du Tigre, ses armées conquirent et le pays bas de Syrie et le pays haut de l'Asie ; mais on raconte que Sémiramis vit, au pont de rindus, les chameaux des steppes de TOccident fuir devant les éléphants de l'Orient indien -. Puis vinrent les Mèdes, les Perses ; depuis le temps de Cyrus, Gandara comptait aussi au nombre des satrapies de l'empire, et des Gandaréniens, ainsi que d'autres Indiens, avaient fait partie de l'armée de Xerxès ^ Darius, de sa ville de Caspatyros — probablement Caboul — envoya vers Flndus un Hellène qui devait descendre le fleuve jusqu'à la mer et revenir ensuite par la mer Arabique, et l'envoi de cet explorateur fait pressentir l'étendue des plans du Grand-Roi; mais les luttes engagées par les Perses en Occident ainsi que l'écroulement rapide de leur empire les empêchèrent d'aboutir.
Jamais la puissance des Achéménides ne s'est étendue au delà de l'Indus; la plaine située au pied du Paropamisos, avec les tribus occidentales des populations indiennes, avait été le dernier territoire que les Grands-Rois eussent possédé; c'est de là qu'étaient venus les éléphants du dernier roi de Perse,
«) C'est la conclusion à laquelle arrive C. Ritter {Ueher Alexanders Zwj am Kaukasos dans les Abhandl. der Berl. Akad. 1829), d'après le nom du Ghoaspe et d'autres noms de ces régions.
-) Tel est le récit fait par Diodore au début du second livre (If, 19), dont le contenu, suivant les recherches de Jacoby (in Bhein. Mus., N. F. XXX, p. 555 sqq.), est extrait de Clitarque, et non pas de Ctésias.
3) Herod., III, 94. 105. IV, lU. Spiegel, op. cil., I, p. 221. Un fait à noter, c'est que le scoliaste du Périple de Scylax fait remarquer en termes exprès to iXfiTî 'AXlcavopov eloivoL'. tcov Maxîoovwv pacrtAsa p.r^xô T'.và twv oXiyov sixTipoG-ôev exeîvo'j -/povo-j (C. Muller, Gcogr, minor., XXXIII).
lîM) iMU.NCKS i;t ni n.Ks di: i/im>k ||||, .'{
jKMil-(Mn' 1rs j»i('mirrs<jU(' vil, h; inoinh; occidciilal, cl, jive(^ ces c'irphanis, les hidiciis « liniih'oplics de l;i UacliMaiic », sous la roiidiiilc de IJessos, les liidi(!ns moiila^iiai'ds, sous ('(dio de HarsaC'ulès, salrapr d'Ararliosic, (jui avaient pris part à la halaille de daui^aniide. De l'autre côté d(^ Flndus se Irouvait une série (Tl^^lats indépendanis (jui s'étendaient sui- les cinq fleuves jus(|u'au déserl, du cùlé de rorieni, el jusqu'aux bouches de Tlndus, du rôle du sud, ollrant des échantillons de grands et de petits peuples, de principautés et de répu- ])liques, un péle-mèle confus de dissensions politiques et de confusion reliî:;'ieuse, toutes ces peuplades irayant de commun enlreelles que leur jalousie réciproque et un va-(!t-vient perpétuel d'astucieuses alliances et de querelles intéressées.
En soumettant la Sogdiane, Alexandre avait achevé de prendre possession de l'empire des Perses; la satrapie du Paropamisos, dont il s'était emparé et dans laquelle il avait fondé Alexandrie du Caucase, était destinée à servir de point de départ pour la campagne de l'Inde. Nos sources ne disent pas quelle fut la pensée politique et militaire qui présida à cette expédition guerrière, mais elle se trouvera suffisamment indiquée par l'enchaînement des événements postérieurs.
Alexandre entretenait déjà de nombreuses relations au delà de rindus; celles qu'il avait avec le prince de Taxila (Takschaçila) étaient particulièrement importantes. Le royaume de ce prince était situé sur la rive orientale de Tlndus, en face le confluent du Cophène, et s'étendait à l'est, vers FHydaspe (Yitasta), sur une superficie qu'on estimait égale à celle de l'Egypte. Ce prince, ennemi de plusieurs de ses voisins, notamment de Paurava ou Porus, un prince qui régnait sur Icg bords de l'IIydaspe, et en même temps désireux d'étendre son territoire, avait invité le roi, pendant son séjour en Sogdiane, à faire une incursion armée dans l'Inde, et s'était déclaré prêt à combattre, de concert avec lui, les Indiens qui oseraient lui résister \ Déjà même un prince des pays situés au delà de rindus se trouvait dans l'entourage du roi; c'était Sisicottos,
^) DiODOR., XYII, 86. Du moins, à la façon dont Alexandre envoie ses instructions à des princes dans Arrien (IV, 22, 6), on doit supposer qu'il y a eu des néy;ociations préalables.