OL. cxiii, 2] marche str dyuta
macédonionnc y fut placée, ol, lo prince Sisicottos, qui avait su i^agncr la confiance du roi, eu fut nommé commandiint. La possession de cette forteresse fut d'une grande importance pour maintenir rinde citérieure dans la dépendance, car elle commandait la plaine qui s'étend entre le Souastos, le Cophëne et l'Indus, et dans laquelle le regard plonge à une grande distance du haut du rocher, ainsi que l'embouchure du Cophène dans l'Indus *. •
Pendant ce temps, une agitation pleine de périls s'était manifestée dans le pays des Assacéniens ; le frère du prince Assacénos ^ tombé à Massaga, avait réuni une armée de 20,000 hommes et de quinze éléphants et s'était jeté dans les montagnes du haut pays ; la forteresse de Dyrta était dans ses mains ^; il pensait être suffisamment protégé par la difficulté de pénétrer dans ces gorges sauvages, et il espérait que le roi, en continuant à s'avancer, lui fournirait bientôt l'occasion d'étendre sa puissance. Il n'en était que plus nécessaire de le réduire. Aussitôt que le roi se fut emparé d'Aornos, il marcha à la hâte, avec quelques milliers d'hommes appartenant à rinfanterie légère, vers Dyrta, dans le h aut pays. L'annonce de son approche avait suffi pour mettre en fuite le prétendant; la population des environs s'était enfuie avec lui. Le roi envoya quelques corps détachés pour parcourir les environs et rechercher les traces du prince fugitif, et particulièrement celles des éléphants. Ayant appris que tout le monde, hommes et
accuracy of the architecture is wonderfull. » Cette Aornos se distingue donc très nettement des autres châteaux-forts de la région de Yousoufzal ; pourtant, Gunningham cite entre autres ceux de lamâl-Garhi et de Sahri-Balol, dans lesquels des chapiteaux d'acanthe et les proflls des piédestaux accusent d'une façon très marquée l'influence hellénique.
^) Arrian., IV, 30. Les allégations divergentes de Diodore etdeQ.Curce se réfutent d'elles-mêmes : peut-être faut-il rapporter à cette entreprise l'assertion de Charès {fr. 11, ap. Athen., III, p. 127 c), lequel rapporte qu'Alexandre, lors du siège de Pétra dans l'Inde, ordonna de conserver de la neige.
-) Q. Curce appelle ce prince Eryx, et Diodore, Aphrikès ; il résulte du récit même que ce personnage est le même que le « frère d'Assacénos » mentionné par Arrien.
3) D'après Court {Joum. of the Asiat. Soc. of B., VIII, p. 309), Dyrta est probablement Dhyr, sur un affluent du Tal. Cf. Lasse'm IP, p. 141.
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aiiiiiKUix, s\Hail ciilni dans les nionlaf^ncs du rùlr de. l'csl, il S(î iiiil iï leur })oursuito. Un<; épaisse lorùt vierge couvre celU» région, et Tarinée diil s'y frayer péniblement un chemin. On s'empara de quelques Indiens isolés; ils aimoncèrenL que la population s'était réfugiée au delà derindiis,dans le royaume d'Ahisarès, et qu'on avait abandonné en liberté dans les prairies du bord du fleuve les éléphants, qui étaient au nombre de quinze. A ce moment arriva un premier groupe de soldats indiens ayant fait partie de l'armée en déroute et qui, mécontents de la maladresse du prince, s'étaient révoltés et l'avaient massacré ; ils apportaient sa tête. Alexandre, qui ne se souciait guère de poursuivre une armée sans chef à travers des contrées peu praticables, se dirigea vers les prairies de Tlndus pour s'emparer des éléphants; accompagné d'Indiens habitués à capturer ces animaux, il leur donna la chasse; deux d'entre eux tombèrent dans des précipices et les autres furent pris. Le roi fit couper des arbres en cet endroit dans les épaisses forêts des bords de l'Indus et construire des bateaux. Bientôt une flotte d'eau douce, telle que l'Indus n'en avait pas encore vue, fut prête, et le roi avec son armée s'en servirent pour descendre le large fleuve, dont les deux rives étaient couvertes d'un grand nombre de villes et de villages ; on débarqua près du pont qu'Héphestion et Perdiccas avaient déjà fait jeter sur rindus \
Dans les récits qui sont parvenus jusqu'à nous, on retrouve assez vives les fortes impressions que Farmée venue d'Occident éprouva dans ce monde indien, où elle avait pénétré depuis le printemps de 327. Les formes vigoureuses de la nature, la végétation luxuriante, les animaux sauvages et domestiques, les hommes, leur religion, leur mœurs, leur gouvernement, leur manière de faire la guerre, tout y était
^) On a laissé de côté le passage où Q. Curce parle de seize étapes (VIII, 12, 4), car son ad fliimen Indum sextisdecimis castris pervenit embrouille tout : ce qu'il y a de plus téméraire, c'est de vouloir, comme on l'a essayé, déterminer par ces seize jours la distance qu'il y a d'Embolima et d'Aornos à l'embouchure du Cophène. Le pont sur l'Indus (Arrien [V, 7] suppose seulement que c'était un pont de bateaux) doit avoir été jeté entre Embolima et l'embouchure du Cophène.
326 ; OL. r.xTiT, 2] taxtla 521
étrange et surprenant; toutes les merveilles qu'Hérodote et Ctésias avaient racontées de ce pays semblaient de beaucoup surpassées parla réalité. Bientôt on devait se convaincre qu'on n'avait encore vu jusqu'ici que le vestibule de ce nouveau monde.
L'armée séjourna sur les bords de Tlndus pour se reposer des fatigues de la campagne d'biver à travers les montagnes, campagne à laquelle une grande partie des troupes avait pris part*. Puis, vers le commencement du printemps^ l'armée, renforcée par les contingents des princes de la satrapie citérieure, se disposa à traverser l'Indus.
A ce moment parut devant le roi une ambassade du prince de Taxila, apportant à Alexandre, avec la nouvelle assurance de la soumission de son maître, de riches présents : trois mille animaux pour les sacrifices, dix mille brebis, trente éléphants de guerre, deux cents talents d'argent et enfin sept cents cavaliers indiens formant le contingent fourni par leur maître à son allié; cette ambassade livra au roi la résidence du prince, ville magnifique située entre Flndus et l'Hydaspe.
Alors Alexandre donna l'ordre de commencer la cérémonie destinée k consacrer le passage de l'Indus ; au milieu des luttes gymnastiques et équestres, on offrit des sacrifices sur la rive du fleuve et les signes de ces sacrifices furent favorables. Le passage du grand fleuve commença alors; une partie de l'armée le traversa sur le pont de bateaux; d'autres soldats furent transportés sur des bateaux; le roi lui-même et sa suite passèrent sur deux yachts à trente rameurs, qui avaient été préparés à cet effet. De nouveaux sacrifices célébrèrent le passage heureusement accompli. Puis la grande armée continua sa marche sur la route de Taxila, à travers une région très peuplée et brillante de tout l'éclat du printemps ; vers le nord s'élevaient les hautes montagnes couvertes de neige qui forment les frontières de Kaschmir ; au sud s'étendaient les vastes et magnifiques plaines qui remplissent l'intervalle entre rindus et l'Hydaspe. Une heure avant d'arriver à la résidence,
^) ôiaTpc«|;àvTtov xaTa Tr,v opôtVT,v à'v te xr, 'iTiiramiov xa\ 'AaaaxavoO [vulg. Mo'jatxavoO] y?^ tov -/£t(xtbva, toO oï eapoç àp-/oti.£vou xaTaêsër.xoTiov, etc. (Aris- TOBUL., //'. 29).
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l'aiMiiri' vil avec rlonnonuMil pour la pi'eniii'rr fois des |M''nihMils indiens (jni, nus, solilairos, immobiles sons les rayons I)rnlanls dn soleil de midi eoinine sous les inlcnipéiies de la saison des pluies, aceoinpIissaieiiL l'ieuvre pieuse de hsiirs
VOMIX '.
Lors(pie le roi fui près do Taxi la-, le ])rinc(î vint au-devanl de lui en grande pompe, avec dos éléphants rajiaraçonnos, dos troupes sous les armes el une musique militaire. Alexandre donna l'ordre h son armée de s'arrêter et de se mettre en rangs ; le prince s'élança en tête du cortège, vint droit au roi, le salua de la façon la plus respectueuse et lui remit son royaume et sa personne. Alors Alexandre, à la tète de son armée, ayant le prince à ses côtés, lit son entrée dans la somptueuse résidence. On y donna, en l'honneur du grand roi, une suite de fêtes dont l'éclat fut relevé par la présence de nombreux princes du pays, qui étaient venus pour offrir leurs présents et leurs hommages. Alexandre les confirma tous dans leurs possessions, et augmenta le territoire de quelques-uns, d'après leurs désirs et leurs mérites ; il agrandit en particulier le royaume de Taxile, et ce prince reçut en même temps des présents du plus haut prix, pour le soin qu'il avait pris de l'armée du sud et pour l'attention avec laquelle il était venu plusieurs fois au-devant du roi\ Le « chef de district » Doxaris envoya
^) Aristobul., fr. 34 a. Arrian., VII, 3.
-) Je ne reproduis pas ici la note que j'avais consacrée autrefois à Taxila (Takschaçila), car aujourd'hui Cunningham {Geogr., I, p. 104. Surveyy II, p. 111 sqq.) a démontré, d'une façon probante à mon sens, que la campagne couverte de ruines entre Shah-Deri et la rivière de Haro doit être l'emplacement de cette ville. Le prince de ce pays s'appelle Omphis dans Q. Curce et Mophis dans Diodore. Ton {Radjastun, II, p. 228) suppose que le nom est "Ocpi:, c'est-à-dire « serpent », traduction grecque de Tàk. Q. Curce et Diodore ajoutent sur le compte de ce personnage quelques détails qui méritent d'être relevés. Ils prétendent qu'à la mort de son père, auquel il avait conseillé de s'arranger avec Alexandre, il ne prit pas le titre princier de Taxila avantqu'Alexandre ne lui en eût donné la permission. Arrien (V, 8, 2, etc.) appelle le prince 'j-irapyoç xr,; tiôacw;.
3) Q. Curce (VIII, 12, 17j, Plutarque {Alex., 59) et Strabon (XV, p. 698) racontent qu'Alexandre lui en\T)ya, entre autres présents, plus de 1,000 talents ; que ses stratèges en avaient été mécontents ; que Méléagre avait dit : « Il fallait que le roi vînt dans l'Inde, pour trouver à qui faire un pareil cadeau! » et Q. Curce assure que, sans le pénible souvenir de Glitos, le roi se serait porté à un nouvel acte de violence.