‹ Histoire de l'hellénismeChapitre 134 sur 231 · OL. cxiii, 3] sancala · texte numérisé non relu

OL. cxiii, 3] sancala

ouvrir la barrière de voitures. Il s'élança, à la lete de ses deux hipparchics, contre cet endroit : Fenceinte de chariots resta fermée ; une grêle de javelots et de traits accueillit la cavalerie macédonienne, qui naturellement n'était pas l'arme propre à forcer un retranchement formé par des chariots et à le prendre d'assaut. Alors Alexandre sauta de cheval, se mit à la tête de l'infanterie qui précisément s'approchait et la conduisit à l'attaque. Les Indiens furent culbutés sans grande peine et se retirèrent dans la seconde enceinte de chariots, où, resserrés dans un plus petit espace et plus nombreux pour défendre chaque point du périmètre, ils pouvaient combattre avec plus de succès. Les difficultés de l'attaque étaient redoublées pour les Macédoniens, car ils devaient d'abord écarter, en les entassant les uns sur les autres, les chariots et les débris de la première enceinte déjà forcée, puis s'introduire par l'ouverture ainsi pratiquée, division par division. Un combat meurtrier commença, et le courage des Macédoniens, aux prises avec des ennemis habiles dans l'art militaire et combattant avec le dernier acharnement, fut mis à une rude épreuve. Lorsqu'enfm la trouée eut été faite dans cette seconde ligne de voitures, les Cathéens désespérèrent de pouvoir se défendre encore derrière leur troisième enceinte contre un ennemi aussi redoutable, de sorte que, prenant la fuite en toute hâte, ils allèrent se réfugier à l'abri des murailles de la ville.

Le même jour, Alexandre investit la ville avec son infanterie, sauf un côté qui était baigné par un lac d'ailleurs peu profond. Il fit entourer la pièce d'eau par ses cavaliers, car il pensait que les Cathéens, eflrayés par le résultat de la journée, essaieraient de s'enfuir de leur ville à la faveur de la tranquillité de la nuit et choisiraient la voie du lac pour s'échapper. Il ne s'était pas trompé dans ses conjectures. Vers l'heure de la seconde veille, les postes de cavaliers remarquèrent, de l'autre côté du lac et près des murs de la ville, une grande multitude d'hommes; ceux-ci commencèrent à traverser l'eau à la nage, puis essayèrent de gravir la rive et de gagner le large. Ils furent pris et taillés en pièces par les cavaliers ; les autres regagnèrent la ville en poussant des cris; le reste de la nuit se passa tranquillement.

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Le h^idciiiaiii malin, Alcxaridn? lil coiimioiicor les liavaiix de siè^e. A ]>arlir du boi'd du lac, tout autour de la ville, il lit construire un double mur jus((u'à l'autre cAlé du lac, qui fut lui-même eiilouré d'une double ligne de; postes; des tortues et des béliers lurent dressés conire les murs, pour manceuvrer et ouvrir des brècbes. A ce UKuneul, des transfugc^s de la ville apportèrent la nouvelle que les assiégés voulai<'nt tenter une sortie la nuit suivante et qu'ils pensaient faire irruption à côté du lac, à l'endroit où le mur de circonvallation offrait une solution de continuité. Pour faire écbouer le plan de l'ennemi, le roi fit occuper l'endroit où l'on pouvait à peu près sûrement attendre l'ennemi par trois chiliarchies des hypaspistes, par tous les Agrianes et par un régiment d'archers, sous les ordres du garde du corps Ptolémée, en lui ordonnant de s'opposer de toute sa force aux Barbares s'ils tentaient de faire leur sortie, et en même temps de faire sonner l'alarme afin que le reste des troupes pût s'avancer et courir au combat. Ptolémée se bâta d'aller occuper son poste et de le fortifier autant que possible; il fit approcher le plus grand nombre qu'il put des chariots qui étaient encore restés de la veille, et les fit placer en travers ; il fit également amonceler en divers endroits, entre les murs et l'étang, les pieux qui n'avaient pas encore été enfoncés, afin de barrer aux ennemis fuyant dans l'obscurité les cbemins qu'ils connaissaient bien. Une bonne partie de la nuit fut consacrée à ces travaux. Enfin, vers la quatrième veille, la porte de la ville qui donnait sur le lac s'ouvrit et les ennemis sortirent en masse. Aussitôt Ptolémée fit sonner l'alarme et se mit en mouvement avec ses troupes, qui se tenaient toutes prêtes. Tandis que les Indiens cherchaient encore leur route à travers les voitures et les monceaux de pieux, Ptolémée était déjà au milieu d'eux avec ses troupes, et, après un long combat sans ordre, les assiégés se virent contraints de se retirer sur la ville.

Ainsi tous les chemins par où les Indiens pouvaient fuir étaient coupés. En même temps Porus revenait; il amenait les éléphants qui étaient restés et cinq mille Indiens. Les machines destinées à l'assaut étaient prêtes ; on les dressa contre la muraille, qui fut minée en plusieurs endroits et avec tant de

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