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OL. c'.xiii, 3] sièges et combats

ils se défendireat avec le courage du désespoir. Les Macédoniens furent repoussés dans plus d'un assaut, mais enfin leur exaspération croissante, les exhortations et l'exemple de leur roi, l'épuisement de leurs adversaires, leur firent obtenir la victoire, et ils se vengèrent des peines qu'elle leur avait coûtées en faisant un horrible massacre parmi les Indiens ; des deux mille combattants qui avaient défendu la forteresse, pas un seul n'échappa.

Cependant Perdiccas avait trouvé la ville contre laquelle il avait été envoyé déjà abandonnée par ses habitants. Il se hâta de se mettre à la poursuite des fugitifs et les rejoignit en effet ; ceux qui ne parvinrent pas à se sauver sur l'autre bord du fleuve, ou dans les marécages qui couvraient la rive, furent massacrés. De son côté, le roi n'avait accordé à ses troupes que quelques heures de repos après s'être emparé de la forteresse d'Agalassa; il ne laissa qu'une faible garnison dans cette citadelle et, à l'entrée de la nuit, il donna Tordre de marcher vers l'Hyarotès, afin de couper la retraite sur la rive opposée aux Malliens des environs. Vers le matin, il atteignit le gué du fleuve ; la plupart des ennemis avaient déjà passé Peau. Ceux qui étaient restés en arrière furent exterminés , puis le roi traversa lui-même le fleuve : il atteignit bientôt les bandes des fuyards, et le carnage commença de nouveau ; ceux qui purent s'échapper se réfugièrent dans une place forte du voisinage ; les autres se rendirent au vainqueur. Dès que l'infanterie fut arrivée, Alexandre envoya Pi thon, avec sa phalange et deux divisions, contre cette place, qui tomba au premier assaut; tous les Malliens qui s'y trouvaient furent faits prisonniers de guerre, etPithon, après cette victoire, vint de nouveau rejoindre le roi.

Cependant Alexandre s'était avancé contre une ville brahmanique, dans laquelle un grand nombre de Malliens avaient également cherché un refuge; il en avait aussitôt investi les murailles et avait commencé à les faire miner. Les Indiens^ fort maltraités par les projectiles des assiégeants, se retirèrent dans la citadelle de la ville; une division de Macédoniens, qui s'était avancée avec une témérité par trop grande, s'était introduite avec eux dans la citadelle, mais elle ne put résister à la 1 37

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siipériorilc du iiombre ; sa rclrailc fui jiil'scjiic coupée, cl clic (lui se rt'plirr après avoir éprouvé des jjcrlcs considérables. (iClle circonstance auf^menla l'exaspération des troupes ; anssitôl Alexandre doinia Tordre d'appli(jii('r les échelles, en mènie temps qu'il faisait miner les murailles; à la première lour qui s'écroula, enlraînanl avec elle la partie des nmrs qui y aliénait el ouvrant ainsi une brèche, Alexandre fut le pre- %

mier sur les décombres ; les Macédoniens se pressèrent à sa suite en poussant des cris de joie, et en peu de temps, malgré le courage des ennemis, les murailles furent débarrassées de leurs défenseurs; un grand nombre d'Indiens périrent en combattant ; les autres se réfugièrent dans les constructions, y mirent le feu, el, tandis que l'incendie dévorait tout autour d'eux sans trouver d'obstacle, ils se mirent à lancer, de l'intérieur des maisons en flanmies, des traits et des poutres sur leurs ennemis, jusqu'à ce qu'ils succombassent eux-mêmes brûlés par le feu ou sutfoqués par la fumée. Ceux qui tombèrent vivants entre les mains des Macédoniens étaient en petit nombre ; cinq mille Indiens environ avaient péri dans l'assaut ou dans l'incendie delà citadelle.

Les efforts surhumains des cinq derniers jours avaient épuisé les troupes ; Alexandre les laissa reposer pendant une journée dans cette ville, puis elles se remirent en roule avec une vigueur nouvelle pour aller conquérir les autres villes des Malliens situées sur la rive sud de THyarotès ; mais partout déjà les habitants s'étaient enfuis avant leur arrivée. Il semblait inutile de poursuivre chacune des bandes de fugitifs ; les soldats se contentèrent de détruire les villes. Plusieurs jours s'écoulèrent ainsi ; puis une journée de repos fut accordée aux troupes, afm qu'elles pussent reprendre de nouvelles forces pour attaquer la plus grande ville de ce côté du fleuve, une ville où beaucoup de Malliens, confiants dans la force de ses murs, avaient dû se retirer.

Afm de ne pas permettre que la rive boisée qui s'étendait en amont du fleuve servit de refuge aux Malliens dispersés, en arrière des mouvements qu'on exécuterait ensuite, ni de lieu de rendez- vous d'où ils pourraient tenter une diversion périlleuse, on envoya en arrière, sur le bord du fleuve, la phalange

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