‹ Histoire de l'hellénismeChapitre 152 sur 231 · jL. cxiii. 3] .mœhis de pattala · texte numérisé non relu

jL. cxiii. 3] .mœhis de pattala

même fut pris; il fut recouiiu digne de mort, ainsi qu'un grand nombre de brahmanes, et ils furent pendus sur les routes du pays dont ils avaient causé le malheur.

Le roi revint alors à sa Hotte et k son camp'; Ténergique rigueur avec laquelle il avait étouffé et puni les rébellions semblait avoir enfin produit sur l'esprit des Indiens Timpression qu'on en attendait. Avant tous les autres, le prince Mœris" de Pattala, dont la puissance s'étendait sur le delta de Tlndus, se hâta de se rendre à discrétion. Il vint à Alexandrie, se soumit, lui et son pays, h la clémence du roi, et fut en retour investi du gouvernement de son pays, aux mêmes conditions qu'on avait imposées à Mousicanos et autres princes dont les possessions étaient situées dans les limites des satrapies macédoniennes. Après avoir obtenu de lui des renseignements plus précis sur la nature du delta de Tlndus qui commence à Pattala, sur les bouches du fleuve et sur l'Océan dans lequel elles déversent leurs eaux, Alexandre le renvoya dans son pays, avec ordre de tout disposer pour recevoir l'armée et la flotte.

La soumission de MœriS;, le dernier prince qui eût encore conservé son indépendance dans la contrée de Tlndus, terminait les opérations militaires de la campagne ; du moins on n'avait plus à attendre aucun combat important et général, et c'est tout au plus si l'on devait encore rencontrer dans la région de Tlndus qui restait à parcourir quelques résistances isolées et quelques désordres faciles à réprimer. On n'avait

1) £7v\ To (TTpaTOTreoov Tî S7ravr,x£ -/ai tov gtôaov (Arriaa., VI, 17, 1) ; C esLà-dire en remontant le fleuve pour arriver à Tendroit où se trouvaient l'arinée et la flotte. Celie-ci s'était certainement avancée vers le sud au delà d'Alor, ayant à côté d'elle l'armée (probablement sous Héphestion), tandis que Cratère était resté à Soukkor, attendant l'ordre de partir.

-} Le nom de Mœris (var. Meris) se trouve dans Q. Curée (IX, 8. 28) et ne se trouve que là, de sorte qu'on n'en peut ^uère g-arantir l'exactitude. Cependant, Lassen a fondé sur ce nom une combinaison extrêmement plausib'e. 11 suppose que Mœris est un nom mal écrit pour Soeris ; que ce dernier nom est celui d'une dynastie, la dynastie des Saurya ; que c'est à ces Saurya que se rapporte le passage où Etienne de Byzance (s. v. 'AXst) appelle la quatorzième Alexandrie: èv i^wptavo?;, Ivô-.xô) à'Ovei; enfin, que cotte Alexandrie est la ville de Pattala, laquelle, au témoignage d'Arrien (VI, 17, G : 18, 2), a été rebâtie par Alexandre.

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plus besoin (!«' loiiles les l'orccs milil.iircs ivuiiies ; I lieuiu du iTlour îipi»rncliaiL Le désii- du roi élaiL de découvrir un clieniin par nier enire l'Inde el la Perse, el il avait pour plan de traverser au sud, entre 1<'S deux pays, les c<Mitrécs du littoral qui jusqu'alors n'avaient pas été soumises pîij- sa présence inuiiédiate, et qu'habitaient des i)eupla(les en partie indéjx'udantes. Cv plan et ce désir n'exigeaient pas l'emploi de toute l'armée, qu'il avait été facile d'entretenir dans les riches contrées de l'Inde, mais qui pouvait être arrêtée })ar bien des difficultés dans sa route le long des côtes, à travers des contrées souvent désertes. D'ailleurs, il était arrivé des pays du nord de l'empire des nouvelles qui obligeaient à montrer dans ces régions des forces macédoniennes imposantes. Le prince bactrien Oxyarlès, qui venait d'arriver à Tarméc, avait apporté la nouvelle d'une insurrection des colonies militaires helléniques. D'après le document qui rapporte ce fait, mais qui n'est pas très digne de foi, des dissensions survenues entre les vétérans avaient amené des scènes sanglantes; puis, poussés par la crainte du châtiment, les soldats s'étaient emparés de la place de Bactres, avaient appelé les Barbares à la défection et donné le titre de roi à Athénodore, leur chef, qui leur avait promis de les ramener dans la Grèce, leur patrie. Un certain Bicon, jaloux de la royauté d'Athénodore, avait noué des intrigues contre lui, Tavait assassiné dans un festin qui avait lieu chezBoxos, un des principaux Barbares, et le lendemain était venu se justifier en présence de l'armée réunie ; les chefs n^étaient arrivés qu'avec peine à le protéger contre la fureur des troupes, puis ils avaient eux-mêmes conspiré contre lui et l'avaient mis à la torture, pour le tuer ensuite ; mais les soldats avaient fait irruption, l'avaient arraché à la torture, puis, au nombre de trois mille, étaient partis sous sa conduite pour chercher la route de leur patrie. On devait s'attendre à ce que les troupes de la satrapie eussent déjà forcé cette bande à rester tranquille^; toutefois il était nécessaire de pourvoir à ce

*) CuRT.,lX, 7, 1. Q. Curce termine en disant : bis llhcratus (Blcon) cuin cxteris qui colonias a rcye altrihiitas rcliquenuit, reccrtit in i)iUriam. Diodore (XVII, 99) étend Tinsurrection jusqu'à la Sogdiane. II assure que ces Grecs ont été au retour, après la mort d'Alexandre, battus et mis à

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