‹ Histoire de l'hellénismeChapitre 222 sur 231 · LE UETOUR DES BANNIS · texte numérisé non relu

LE UETOUR DES BANNIS

(Voy. ci-dossus, p. 07:2, 1).

L'inscription suivcanLo, actuollcmpnt on possession du consul Louis Marc à Valliy, dans l'île de Samos, a été publiée et expliquée par C. Cuhtils [Urkwidcn zw Gcschirhle von Samos. Wesel, 1873). Le texte du décret, avec les restitutions de rôditeur, est libellé connme suit :

"Eô0^e[v T]rji pOL"j]Xr,t xai xcoi ôr,- (jLwi, 'E7r[î]xoupoç ApdtxovTo; eiTTôv • 'E7T£iôr, rôpyo; xa\ Mvj^ioi'j 0£oô6to'j 'laaclç xa- 5 Xo\ xai àya8o\ yeyévYjVTai

■Jiep't SotfxJo'j; èv ttji ?uyr,t, xài ôiaTpîêwv Topyoç Ttapà 'AXe^âvôpœi Tto>>[XYi]v eovotav xoi 7ipoOu[j.tav 7iaper/£T0 7i£p\ tov ûr,[jLo[v -Jbv 2Ia-

Sàjxiot Tf,{x.7iaxpîôa xo[[x]î(7aivTO, xat à-

vayyeîXavTo; 'AXe^avopov sv Tcb[i]

atpaTOTiéôwi, oti Safxov aTtoÔtooî

i^ap.:oi;, xa\ Ôià xaoTa aoxbv Ttov ^E- 15 XXi^vwv (7T£?avtoaavTwv, £(7t-

£çàva)(T£ xa\ Topyoç xa\ £U£(rT£[tJ-

).£ eI; "lacTOv Tcpb; tou? ap/ovra-

ç, oTcwç 01 xaTotxo"jvT£; Sajj.î(o[v]

£v 'Idcffwi, oTav eÎ; tyjv uarptoa xaiî-

20 tùffiv, àx£Xri Ta iaoTwv ÈHà^ov- ^

xai xat iropEîa aù-oîç ôoOriaExai, xb a-

vàXcop.a xr,; tioXecoç xr\<; 'laalwv

Txap£-/0'jcrr,ç, xa\ vOv ETtayylXXov- '

xat Fôpyo; xa't Mtvtwv 7iotr,(7£tv o xi 2o àv ô'jvwvxat àyaObv xbv &r,[xov xb-

V i]a[jLla)v, Ô£0ox-/Oat xwt ôr,[J.wt ôâôôaOai aoxotç TioXtxôtav eu' l'cr/.

xa\ ôfxotVjt xa\ aoxoî; xa\ Èxyovot; xa\ ETTtxXrjpcocrat.aoxou; Im. ^'j'}.r,v x-

30 a\ -/tXtadxùv xa\ Ixaxoffxuv xa\ y£vo; xa\ àvaypa4'3't £t? "^o yévoç, o a-

V ).â-/(t)(3-tv, xaOéxi xa\ xou; àXXo'j- ; Sa{J.tO'Jç, xrjç Ô£ àvaypaçrjç èutf/.E- [XjY^Ofjvat xouç TtévTî xoù; VP"')'

3j [xsvoyç, xo oï •j'rjtptafx.a toôe àvaypdc'l'ac si; aTr,),r,v XiOîvr;v xa\ aTr,aai [è]v Tô)'. i£p(o'. t?,? "Ilpa;, xôv oà [xa]- [x;av •J7ïr,p£Trjaau

Gorgos doit être rôn^oçûXa^ d'Alexandre, probablement celui qu'on cite aussi comme ?nt'7(i//ez</e(voy. ci-dessus, pp. 552, 2.707, 1.744). Son frère, que notre inscription appelle une fois Miwéwv et plus loin Mivîwv, porte dans une inscription d'Iasos(C.I. GR^G.,lI,n° 2672) le nom de Miwtœv et paraît, à en juger par ce document, avoir aussi fait partie de l'entourage d'Alexandre. L'inscription commence ainsi : ['Eirstor, r6p]yo; y.a\ M-.wjwv 0£vô6x[o'j ut]o\ x[aX]o\ xayaOo\ Y£y£vr,vTai [Titp\\ to xoivbv xr,; tioXew; [v-aji 7ioX)>où; twv uo/.tifov loia £'j [7T]£7io'.r,xa(7tv xa\ C'îxèp Tr,ç [xaxpr,; ()a).âc70~/;; ô'.aAExOévTeç 'AX£^âvôpa) paaiAcî £xo(JLt<TavTO [xj'a't aTïéôoaav tw ôr,(ji(o x. t. )>.

78K M'Im:.M)I(.i;. — vi

YI LA CIIIIONOLOGIE \)K LA MOUT 1) ALEXANDRE.

La. cliriMiologii' df l'hisloiro d'Aloxanclrp sp, In^ivc fix<'<' mvoc du»' précision sunîsaiile par la succession dos faits rapj)orlés [)ar los autours : il n'y a quo los dates exactes à attribuer à certains événements et quelques détails de chronologie comparée qui fassent difficulté.

Certainement, Arrion mérite d'être considéré comme la source la plus sûre dont nous disposions pour l'histoire d'Alexandre. Mais il formule ses dates d'après le calendrier attique, en y ajoutant à l'occasion l'année de Tolym- })iado. Or, il va de soi que la chancellerie d'Alexandre prenait ses dates dans le calendrier macédonien, et le fait est confirmé par les fragments iVEphnni'ridcs que nous ont conservés Elien et Plutarque. Il n'est guère admissible que Ptolémée et Aristobule aient adopté dans leurs récits une autre manière de dater, attendu que certainement, à Alexandrie et probablement aussi à Cassandria, on comptait par mois macédoniens. Si ces autours datai nt de cette manière, Arrien a dû ou bien convertir lui-même les dates qu'il trouvait dans leurs écrits ou bien accepter des conversions déjà faites par d'autres pour l'histoire d'Alexandre. Un texte de Justin* ne suffit pas à prouver que les dates étaient déjà converties dans Clitarque, mais cependant la chose est vraisemblable; quant à la supputation par olympiades, il est certain que, si Timée n'a pas été le premier à l'employer, elle n'est entrée dans l'usage qu'après la publication du livre de Clitarque.

Il n'y a pas de spécialiste qui nous ait renseigné sur la façon dont le calendrier macédonien se comportait par rapport au calendrier attique. Bien qu'on sache, à n'en pas douter, que celui de la Macédoine avait aussi pour base les mois lunaires et Tannée de 354/5 jours, il y a toujours une question à résoudre, celle de savoir si les Macédoniens suivaient le même cycle d'intercalation que les Athéniens.

Ideler, dans sa célèbre dissertation Sur l'année de la mort d'Alexandre^ et avec moins de détails dans son Manuel de Chronologie ^, a posé les bases, de la discussion sur les dates chronologiques de l'histoire d'Alexandre, et les recherches continuées depuis par d'autres ou n'ont rien ajouté de nouveau aux siennes, ou ont obscurci à nouveau les résultats obtenus par lui.

1) Justin., XII, 16, 1.— 2) L. Idixek, Veber das Todesjahr Alexanders {hhliandl. der Berl. Akad., 1821 \ — 3) Ilandbiich der mathematischen und technisvlieii Chronologie, 1823,1, p. iOl sqq.

APPENDici:. — VI 789

Ideler partait des quelques textes anciens où des dates macédoniennes so trouvent accolées aux dates correspondantes du calendrier athénien. Ces textes sont les suivants :

1«> Dans une lettre du roi Philippe aux alliés du Péloponnèse, lettre insérée dans le discours de Démosthène Sur la Couronne ', les alliés sont invités, en exécution du décret amphictyonique rendu contre Amphissa, ù fournir leurs contingents, avec des vivres pour quarante jours, toO èvsaTtoTo; {jLY)vo; Awo'j, to; r,ixôTç ayofiev, ai; cï 'AOr,vaîoi Bor.opo [xttovo ç, ai; os KoptvÔ'.oi IlavÉjjLov.

2<* Plutarque 2 rapporte qu'Alexandre est né caTaixévou [xr.voç 'Ex aroixêattbvoç, bv ol MaxsôôvEç Atoov xa).o0<7'.v, ex-tj, le jour même où brûla le temple d'Artémis à Éphèse. Il ajoute que Philippe, qui venait justement de prendre Potidée, reçut en même temps trois heureuses nouvelles, ù savoir, que Parménion avait battu les Illyriens, que son cheval avait été vainqueur à Olympie, et que son épouse lui avait donné un fils.

3** Le même Plutarque^ raconte qu'au moment où Alexandre approchait du Granique, on lui avait conseillé d'éviter une bataille, parce qu'on était dans le mois Deesios, dans lequel les Macédoniens ne croyaient pas prudent de se battre (Aai o-îou yàp oCx sîojOstaav o\ pacri/.Eîç Twv MaxEoôvtov slâyô'.v TT,v o'TpaT'.âv), sur quoi Alexandre avait ordonné de ôs-j-rspov 'Xç>'zt\).ictov ayeiv.

4° Plutarque dit, en un autre endroit*, qu'Alexandre a remporté la victoire du Granique en Thargélion, de sorte que, pour lui, Thargélion et Dœsios sont un seul et même mois.

5° Plutarque^ identifie le jour de la délivrance de Sicyone par Aratos, le 5 Daesios,avec le mois Anthestérion (r,|J.8pa iié[i.'KZT, Aai t-'o-j \j.ryo; bv 'AOr,vaîo'. xaAoOciv 'AvO£(7T:r,pià)va.

6° Élien'^, voulant démontrer que le 6 Thargélion était pour les Grecs un jour particulièrement heureux, cite entre autres exemples la victoire par laquelle Alexandre anéantit l'empire perse, c'est-à-dire la bataille de Gaugamèle, et il ajoute : xa\ a-jTov xov 'AXIEavôpov xài ycv£<76a'. xa\ à7:s).6îtv toO pîo'j -ZT, a'j-r, r^\^.ip:L TîsmdTEUTai. Comme la mort d'Alexandre est marquée par les Éphéméi'ides au 28 Daesios, on peut admettre qu'Élien fait coïncider le 28 Daesios avec le 6 Thargélion.

Ideler a eu parfaitement raison de laisser tout à fait de côté l'assertion d'Élien. Il suffit de dire que, dans le même chapitre, cet auteur adjuge au 6 Thargélion : la naissance de Socrate, la bataille de Platée, la victoire d'Artémision, celle de Mycale, etc., toutes dates qui sont pour la plupart notoirement inexactes. Les concordances étabhes dans les cinq autres textes sont remarquablement contradictoires entre elles, comme le fait voir le tableau suivant, dans lequel les chiffres placés après les mois macédoniens indiquent le numéro d'ordre du mois athénien donné comme correspondant.

i) Demosth., Pro Coron., § 156. — 2) Plut., Alex., 3. — 3) Plut., -4 /ex., IG. — 4) PLUT.,Cam«7/., 19.-5) Plut., Arat., 53. - 6) .£ll\n., Var. Hisf., II, 25.

APITNDU-.K. — VI

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