‹ Histoire de l'hellénismeChapitre 38 sur 231 · CURT., VI · texte numérisé non relu

CURT., VI

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Ainsi hi AlacédoiiiD ùLail aux iiKiins (l'un jirinc.c ('('ipahlc, par son liahili'lc cl Tordre (jiTil mettait dans ses plans, de développer les i'orces de son royaume, de les utiliser, et de les ineltre enlin au niveau de la faraude pensée qui préoccupait le roi, le dessein d'aller, à la tèle de la race grecque, se mesurer avec la puissance des Perses. Dans les traditions historiques telles qu'elles sont parvenues jusqu'à nous, les succès étonnants de Philippe ont fait ouhlier les éléments de puissance qui les lui ont fait ohtenir, et tandis qu'elles examinent chaque mouvement de la main hahilc qui attirait à elle l'un après l'autre tous les Etats de la Grèce, elles laissent pour nous dans une obscurité presque complète le corps auquel cette main appartenait et d'où lui venait sa force et sa sûreté ; on dirait, à les en croire, que l'or séducteur que cette main savait montrer et répandre en temps opportun a été à peu près le seul ou en tout cas le principal moyen d'action dont Philippe ait fait usage.

Lorsqu'on examine plus attentivement la vie intime de son royaume, on reconnaît distinctement deux leviers auxquels on avait déjà touché, mais dont Philippe développa tout l'efTet, et qui furent la base de sa puissance. « Lorsque mon père monta sur le trône », dit Alexandre, d'après Arrien, aux Macédoniens mutinés dans Opis (324), « vous étiez errants, sans moyens d'existence, la plupart couverts de peaux de bêtes, gardant les moutons sur les montagnes et combattant misérablement pour les protéger contre les Illyriens, les Thraces et les Triballes; il vous a donné la chlamyde du soldat, vous a fait descendre dans la plaine, et vous a appris à combattre à armes égales les Barbares voisins ». A coup sur, déjà auparavant, lorsqu'on était en guerre, tout homme en état de porter les armes était appelé, pour être rendu à sa charrue ou à ses troupeaux après la guerre : mais les dangers au milieu desquels Philippe prit le gouvernement, les combats qu'il dut livrer, surtout dans les premières années de son règne, pour protéger son pays menacé de tous côtés, lui donnèrent l'occasion de reprendre et de développer l'œuvre déjà commencée par le roi Archélaos, et peut-être défaite par les troubles intérieurs

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