‹ Histoire de l'hellénismeChapitre 47 sur 231 · EFFERVESCENTE EN THRACE · texte numérisé non relu

EFFERVESCENTE EN THRACE

de la Macédoine *. Celle dépendance dul leur élre assez difficile à supporler, d'aulant plus que les colonies macédoniennes sur rrièbre, et peut-être un stratège macédonien placé à la tète de celles-ci, les forçaient à la tranquillité-. Bien que ces peuples n'eussent pas profité des troubles qui suivirent le meurtre de Philippe pour se mettre en état d'hostilité déclarée, bien qu'ils ne se fussent ligués ni avec les conjurés, ni avec Attale, ni avec les Athéniens, cependant les inquiétudes cà leur sujet étaient si grandes parmi les conseillers d'Alexandre, qu'ils crurent plus prudent d'user de condescendance et même, si ces peuples faisaient défection, d'indulgence, que d'exiger d'eux avec rigueur la soumission et le respect envers les traités conclus. Alexandre comprit que l'indulgence et les demimesures réduiraient à la défensive la Macédoine, qui était invincible si elle attaquait ; qu'on enhardirait ainsi ces farouches Barbares avides de pillage, et qu'on rendrait impossible la guerre de Perse ; car on ne pouvait ni laisser les frontières exposées aux attaques de ces peuples, ni se passer de leur concours, comme infanterie légère, dans la guerre contre les Perses.

Les dangers que présentait la Grèce étaient maintenant heureusement écartés, et on se trouvait dans une saison assez avancée pour qu*on put espérer traverser les montagnes sanî^ obstacle ^ Parmi les peuples dont nous venons de parler, ceux

^} Ce qui est certain, c'est qu'après les événements de 330 et de 323, il y avait encore un prince thrace du nom de Seuthès (Seidhes Odrysas popidares suos ad defectionem compidcrut, Curt., X, 1, 45). La façon dont son fils Cotys se trouve mentionné dans une inscription allique de l'année 330 (G. I. Attic, II add. 175 b), sur laquelle on reviendra plus tard, fait supposer que Cotys avait aussi une principauté. On peut tout aussi bien regarder comme un prince thrace Agathon fils de Tyrimmas, qui commandait en 31% les cavaliers odryses dans l'armée d'Alexandre, et peut-être aussi Sitalcès, qui commandait au même moment l'infanterie thrace.

-) Arrien (I, 25, 3) nous apprend qu'Alexandre le Lynceste avait été fait par Alexandre aTpaTr.yb; It:\ Gpaxr.ç. Vers 330, c'est Memnon qui occupe ce poste : on ne saurait démontrer que cette stratégie ait été instituée par Philippe, mais la chose est vraisemblable.

3) Arrien, qui raconte tout ce qui s'est passé depuis la mort de Philippe jusqu'au premier combat dans l'Hœmos sous la rubrique XsyeTa'. (1, 1, 4), dit : a(J.a Tfo r,pt èXa-jvciv k't ©paxr.ç. le Tp-.gaUo'jç xa\ 'lUup-.o'jr, de sorte que a^ia T(o f,pi ne s'applique pas nécessairement au départ d'Amphipolis. Il rapporte

120 !:xpi':niTiON contrk les tuihallks [l, 3

(|iii ap|);iil('ii.ii',MiL ;ï la MacédoiiKî n'avaient encore entrepris rien de dtcisif, on du moins depuis le retour d'Alexandre en Macédoine ne send)laient pas penser à poursuivre leurs téméraires entreprises ; d'un autre coté, pour les eiïrayer et leur enlever loule pensée de défection et de changement, on allait leur mettre sous leurs yeux, pour ainsi dire, la supériorité des armes macédoniennes et la volonté bien déterminée de s'en servir; le roi prit donc la résolution d'entrer en campagne contre les Triballes, qui n'avaient pas encore été châtiés pour avoir attaqué et volé IMiilippe au retour de son expédition contre les Scythes.

Deux chemins sepréscntaicnt au roipour traverser les montagnes et entrer dans le pays des Triballes ; il pouvait y pénétrer, soit en rcmontnnt l'Axios et en traversant les défilés du nord et le territoire des Agrianes, qui avaient toujours été fidèles, soit en passant à l'est par le territoire des Thraces libres, puis par la vallée de l'Hèbre, et en franchissant Fllaimos pour tomber sur les frontières orientales des Triballes. Cette seconde route était préférable, en ce qu'elle passait dans le territoire de peuplades d'une fidélité douteuse, notamment à travers le pays des Thraces Odryses. En même temps, on ordonna à Byzance d'envoyer sur les bouches du Danube un certain nombre de vaisseaux de guerre, afin de rendre possible la traversée du fleuve ^ Antipater resta à Pella pour administrer le royaume - .

D'Amphipolis, le roi marcha d'abord vers Fest^ à travers le

de même, avec la formule Xéyo'jo-'., qu'Alexandre otaoà; xbv Néo-crov osxaTaîo; àcpîxsTo Iti\ to opoç Tov ArfjLov. Quand Arrien emploie /iyouat, c'est qu'il ne puise pas dans Ptolémée et Aristobule.

^) On ne nous dit pas si Byzance était tenue à l'obéissance par des conventions particulières, ou — ce dont on ne parle pas davantage — par l'accession de la ville à la Ligue hellénique. La première hypothèse est cependant plus vraisemblable, d'après un passage de Suidas (s. v. Aétov).'

-) On voit qu'Antipater a exercé ces fonctions — on ne sait rien de son litre — par un texte de Dinarque {In Demosth., § 18), où il est question d'ambassadeurs envoyés enArcadiepar Antipater, en l'absence d'Alexandre.

^) Nous n'avons pas de données sur la force de l'armée. On voit cependant dans Arrien, qui mentionne trois ou plutôt quatre iles de cavalerie (I, 3, 5), qu'il y a\'ait au moins dans l'armée 1500 hommes de cavalerie (I, 3, 6). On cite en outre Vagéma et les autres hypaspistes, par conséquent plusieurs xylv.ç, puis les phalanges de Cœnos, Perdiccas, Amyntas (I, 6, 10 :

335] EXPÉDITION CONTRE LES TRîBALLES 121

territoire dos Thraccs libres, en laissant sur sa gauche Philippcs et plus loin TOrbelos, puis il remonta la vallée du Nessos et traversa ce fleuve*. Il franchit ensuite le Rliodope, et traversa le territoire des Odryses pour arriver aux défilés derilaimos^ Après une marche de dix jours, dit-on, Alexandre était au pied des montagnes. La route, escarpée dans cet endroit et resserrée de chaque côté par des hauteurs, était occupée par les ennemis, qui semblaient vouloir à toute force fermer le passage. Ces ennemis étaient composés en partie de montagnards des environs % et en partie de ïhraces libres ; ils

8, 1) : il résulte d'un autre passage (I, 4, 5) que celles de Méléagre et de Philippe y étaient aussi, et peut-être même deux autres encore (I^ 2, 1). Avec les 2,000 archers et Agrianes dont il est parlé, on arrive à un total d'environ 20,000 hommes. L'armée était pourvue d'artillerie ([x/^xava:. Ar- RIAN., I, 6, 8).

') Le texte d'Arrien (ôtaoàç tov Néaaov, I, 1, 5), empêche d'admettre qu'Alexandre ait remonté la vallée du Nessos jusqu'à Raslog (Meomia), pour passer de là, par le col de Tchepina et la vallée de l'Elliden. dans le bassin de l'Hèbre et descendre à Philippopoli. Il doit avoir franchi le Nessos plus bas, soit à Bouck, pour contourner par le sud le mont Krouchova et, passant devant Asrailan, descendre par la vallée de l'Arda à Anclrinople, ou à Nevrekop, d'où le col de Karaboulan, au nord du Krouchova, conduit dans la vallée de la Kritzchma et plus bas à Philippopoli (voy. ces roules sur la grande Carte de Kiepert, 1870). Lequel de ces deux défilés est le plus praticable pour une armée, c'est une autre question : pour le but qu'Alexandre se proposait, la route de Nevrekop était la plus courte.

2) Le chemin que prit Alexandre doit avoir été à peu près celui que suivit Phihppe III, d'après Polybe (XXIII, 8, 4) et Tite-Live (XXXIX, 53) : ôieXOwv ôtà [xécrrjç TTjç ©paxYjç èvéêaXev elç 'Oopuciaç, Béacro'jç xai AsvÔYjXrixouç. Quand Arrien (I, 25, 2) dit que le roi, aussitôt après son avènement^ fut salué roi tout d'abord par le Lynceste Alexandre, ucrxepov ôè xai èv ti[j.?i «[j.^' a'jTov sr/e «TTpaTrjyov xe èu\ 0p axrjç o-Tst'Xaç, etc., il est impossible de décider si Alexandre avait envoyé des lors le Lynceste en Thrace comme stratège, ou s'il l'y emmena et l'y laissa celte fois, en 335.

3) Au lieu de tcov ôè èixTcôpwv 7ioXXo\, on a raison de lire dans le texte d'Arrien (I, 1, 6) Ttov Iv. xcbv opwv tuoXXo'i : ce sont probablement les Besses, les desservants du sanctuaire de Dionysos dans les montagnes (Dio Cass., LI, 25. LIV, 34. Herod., VII, HO). En effet, d'après Strabon (VII, p. 318) et Pline (IV, 40), l'Hœmos est occupé par des peuplades qui sont, en allant du Pont versl'O., les Coralles (plus exactement les Gorpilles),'les Besses, les Maîdes; et Suétone {Aug., 94) rapporte qu'Alexandre sacrifia dans le sanctuaire de Dionysos au haut de la montagne. Je suis tenté d'identifier ces aTEvà Tri? àvôôou xr^ç 1-k\ xo opo; (Arrian., I, 1,6) avec le défilé de Kalifer, qu'a traversé Henri Barth en 1862. Le col d'Aïdos (au-dessus de Choumla), tel que le décrit Gypr. Robert {Die Slaven der Tiirkei IP, p. 186), se prêterait on ne peut plus mal à l'emploi susmentionné des voitures, ce qui est

122 PASSAC.i: DK l/lIKMOS (Ij 3

n'avaionl pour loulcs armes qu'une dague cl un 6picu, etporlaienl on guise de casque une peau de renard, de sorte qu'ils ne pouvaienl lenir la canijiagne contre les Macédoniens, qui étaient pesamment armés. Leur intention était de jeter le désordre et la confusion dans la ligne de bataille ennemie, lorsqu'elle s'approcherait des montagnes, en faisant rouler sur elle les nombreux chariots dont ils avaient garni les hauteurs, pour tomber ensuite sur les rangs ainsi débandés. Alexandre vit le danger; mais, persuadé que nulle part ailleurs le passage n'était possible, il donna l'ordre à son infanterie d'ouvrir ses rangs, si la nature du terrain le permettait, partout où elle verrait les chariots rouler, et de laisser ainsi passer ces engins au milieu d(i leurs bataillons ; dans les endroits où il était impossible de se ranger de coté pour les éviter, les soldats devaient mettre le genou en terre et se tenir fortement serrés, leurs boucliers au-dessus de leurs tètes, afin de laisser passer sur eux les voitm^es. Les chariots lancés passèrent ainsi en partie au milieu des rangs ouverts, et en partie sur le toit de boucliers, sans causer aucun mal. Alors les Macédoniens se précipitèrent sur les Thraces en poussant de grands cris ; les archers, envoyés en avant de l'aile droite, rejetèrent en arrière à coups de flèches les ennemis qui les assaillaient, et couvrirent la marche des soldats pesamment armés qui gravissaient la montagne. Ceux-ci, s'avançant en lignes serrées, chassèrent facilement de leur position les Barbares armés à la légère, de telle sorte que, le roi survenant à la tète de l'aile gauche avec les hypaspistes et les Agrianes, les Barbares ne purent résister davantage; ils jetèrent leurs armes et s'enfuirent comme ils purent. Ils perdirent quinze cents morts; leurs femmes, leurs enfants et tous leurs biens devinrent la proie des Macédoniens, qui les envoyèrent sm^les marchés des villes maritimes, sous la garde de Lysanias et de Philotas*.

plus vrai encore de l'autre passage d'Aïdos au-dessus de Karnabat, décrit par VON HocHSTETTER [MitthcU . dcv h, k. Gcogr. GeseUschaftinWiC7i, 1871, p. 587).

*) Àrrian., I, 2, 1. PoLY.^N., IV, 3, 11. Le Philotas nommé ici par Arrien doit être distingué et de celui qui commandait dans la Cadmée et du fils de Parménion qui dirigeait la cavalerie (Arrian., i, 2, 5).

335] ALEXANDRE CnEZ LES TRIBALLES 123

Alexandre descendit alors le versant nord de la montag-ne, qui est moins escarpé, et pénétra dans la vallée des Triballes en traversant le Lyginos, qui dans cet endroit est éloigné du Danube d'environ trois étapes \ Syrmos, prince des Triballes, informé de Tinvasion d'Alexandre, avait envoyé en avant les femmes et les enfants de ses sujets sur le Danube, en leur ordonnant de s'établir dans l'île de Peuké-, où déjà les Thraces voisins des Triballes s'étaient réfugiés"'; Syrmos lui-même s'y

1) Le Lyginos n'est nommé qu'à cette occasion. On ne doit pas l'identifier, comme je l'ai fait autrefois, avec l'OEscos (Isker), car cette rivière ne formait plus, comme au temps de Thucydide (II, 96;, la frontière orientale des Triballes. Quand Arrien dit du Lyginos : h.Tiiyti àuo to-j "laxpou... crTa6[xo'j; Tpsîç, on n'est pas obligé d'en conclure que le fleuve se jette directement dans le Pont ; autrement ce ne pourrait être que le Kanitschyk, qui passe à Ghoumla. On ne saurait décider si Alexandre a opéré sa descente dans la direction de Trojan ou de Grabova. Cependant, une chose à noter, c'est que la Jantra au-dessous de Grabova, jusqu'aux environs de Tirnova, l'ancienne capitale de la Bulgarie, coule généralement dans la direction de l'est, et que de Tirnova jusqu'au Danube, à Roustchouk, il y a à peu près 14 milles. R. RoESLER {Rwndnische Studien, 1871, p. 20) croit reconnaître le Lyginos u dans la petite rivière de Ljig, un affluent de droite de la Koloubara, qui se jette elle-même dans le Danube » : il croit qu'Alexandre, suivant la direction du nord-ouest, a traversé les défilés voisins de Sofia {Porta Trajani), Il faudrait alors que les Triballes eussent encore été installés sur la Morava et les Gètes sur le Danube, à Belgrade.

-) Arrien dit : k vriaov itva tùv sv'laTpo) ; Strabon (VII, p. 310), qui suit certainement Ptolémée : xr,; sv aùxo) (l'Ister) vr,(7ou, et tous deux appellen l'île Peuké. Les interprètes la prennent pour la grande Peuké, de laquelle Strabon (VII, p. 305) dit : upoç oï xaï; exSoXar? [^sydcXio vr,(ï6ç èdxtv Yi Ilc'jxr,, et qui, d'après Scymnos de Ghios (v. 789) oOx èax' èxâxxwv [xèv 'P65ou. Mais cette île, formée par les bouches du Danube, ne répond en aucune façon à la description d'Arrien (1, 3, 4). On ne trouve pas xr,ç vr,(Tou xà ■jioXXà àuôxoaa £ç 7rpoaooXr,Nt..; on comprend moins encore que le fleuve ait été impétueux et difficile à traverser à cause de l'étroitesse de son lit, ofa ôy) èç crxévov duyxsxX£i(j[j.£vov ; et ce qu'il y a de plus singulier, c'est qu'Alexandre, au heu d'aborder dans l'île, décide de passer sur l'autre rive. Gette île de Peuké ne peut pas avoir été aussi grande que Rhodes : c'était simplement une île située dans le lit du fleuve, comme il y en a plusieurs au-dessus de Silistrie devant la rive méridionale, qui est plus élevée. On est ainsi d'accord, ce semble, avec l'expression de Strabon ou de Ptolémée : 'Opwv t^r/pt xoO "IdTpou xaôrjxovxa; xa\ xrjç ev aùxto vr,(70u Ilvjy.r,c, xà Tiépav oï Fsxa; z'/^o^tt.:; (Strab., VII, p. 301).

3) xa\ ol ©pâxe; ol ivpodxwpoi xoîç Tp'.gaXXoî; ... crup.7i£?£UY6x£ç fjO-av (ArRIAN., I, 2, 3). Arrien ne nomme pas ces Thraces ; on voit seulement qu'entre les Triballes et le Pont il y avait encore des Thraces, mais plus la tribu thrace des Gètes.

121 DÉFAITE DKS TRinALLKS fl^ 3

onfnit }\ ce niomoiil avec sos^*'cns. La masse dos Tril)alles, au conli'îiire,s«' porla cm aii'i<'r(\ du côté diiLy^inns dont Alexandre s'élait ('loif^né le jour \)vécédvul, sans doute alin de s'oniparer des délilés sur ses derrières, A peine le roi eut-il ai>j)iis celle manœuvre qu'il revint promptement sur ses pas ]>our les poursuivre, et il les surprit au moment où ils venaient de camper. Les l^arbares se mirent rapidement en ligne sur le bord de la foret qui s'élend le long de la rivière. Tandis que les colonnes de la phalange approchaient, Alexandre lança en avant les archers et les frondeurs, pour attirer avec leurs flèches et leurs pierres les ennemis en rase campagne. Ces derniers firent une charge impétueuse ; mais, au moment où ils s'aventuraient trop loin, particulièrement sur l'aile droite, trois escadrons de cavalerie se précipitèrent sur eux à droite et à gauche, puis les autres escadrons se portèrent rapidement au centre, tandis que la phalange s'avançait derrière eux. L'ennemi, qui jusqu'alors s'étaitvaillamment comporté, ne put supporter le choc des cavaliers cuirassés et de la phalange serrée, et s'enfuit à travers la forêt vers la rivière. Trois mille hommes périrent dans cette fuite ; les autres, protégés par l'obscurité de la forêt et de la nuit qui arrivait, parvinrent à s'échapper.

Alexandre reprit sa marche en avant et, le troisième jour, arriva au bord du Danube, où déjà l'attendaient les vaisseaux de Byzance. Aussitôt, ces vaisseaux furent chargés d'archers et d'hommes pesamment armés, pour s'emparer de l'île où les Triballes et les Thraces s'étaient réfugiés. Mais cette île était bien gardée ; les rives étaient escarpées^ le courant resserré et rapide, les vaisseaux trop peu nombreux, elles Gètes, sur la rive nord, semblaient prêts à faire cause commune avec l'ennemi. Alexandre rappela ses vaisseaux et résolut immédiatement d'attaquer les Gètes sur l'autre bord : s'il parvenait, en surmontant ces Barbares, à se rendre maître des deux rives du fleuve, l'île ne pourrait pas tenir longtemps \

■) Le peuple thrace des Gètes avait encore pris parti en 340 pour le roi rtiilippe, parce qu'il combattit et vainquit alors leur oppresseur, le roi scythe Atéas. La campagne d'Alexandre montre qu'ils étaient à présent sur la rive gauche du Danube. Il se peut qu'en partant Alexandre n'eût pas l'intention de les attaquer, et que les navires demandés à Byzance fussent destinés à

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