I :\2 COMIJATS CO.NTIU: Li:S ILLYIUENS [I
hii-iiKMUo à riMidroil le plus périlleux et reçu un coup de massuc au cou, un coup de pierre à la trie.
Parce mouvoniout, Alexandre n'avait pas seulement sauvé son armée d'un péril évident; de sa position sur la rive du lleuve, il pouvait surveiller tous les mouvements et opérations des ennemis et les réduire à l'inaction, en attendant qu'il fit venir des renforts '. Mais les Barbares lui fournirent plus tôt l'occasion d'un coup de main qui termina rapidement la guerre. Pensant que cette retraite était un effet de la peur, les ennemis avaient établi leur camp sur une longue ligne en avant de Pélion, sans se protéger par des tranchées et des fossés ou sans donner une attention suffisante au service des postes avancés. Alexandre l'apprit; la troisième nuit, sans être aperçu, il passa la rivière avec les hypaspistes, les Agrianes, les archers et deux phalanges, et, sans attendre l'arrivée des autres colonnes, il lança en avant les archers et les Agrianes. Ceux-ci pénétrèrent dans le camp par le côté où la résistance était le moins possible, et les ennemis, éveillés d'un profond sommeil, etfrayés, désarmés, sans direction, sans courage pour résister, furent égorgés dans les tentes, dans la longue ruelle du camp et dans leur retraite désordonnée ; beaucoup furent faits prisonniers ; on poursuivit les autres jusqu'aux montagnes des Taulantins ; ceux qui s'échappèrent se sauvèrent sans leurs armes. Quant à Clitos, il s'était jeté dans la ville, y avait mis le feu et, à la faveur de l'incendie, s'était enfui près de Glaucias sur le territoire des Taulantins -. C'est ainsi que furent recouvrées de ce côté les anciennes frontières. Alexandre parait avoir accordé la paix aux princes vaincus, à la condition qu'ils reconnaîtraient sa suzeraineté ^
^) L'expression d'Arrien : -y; 7xa?o-j(7r, ôuvotast (I, 5, 8) semble indiquer qu'on attendait des renforts.
^) Arrian., I, 6, 11.
3) La couronne d'Iilyrie resta longtemps encore dans la famille-de Bardylis et de Clitos : on ne rencontre point d'Illyriens dans l'expédition d'Alexandre en Asie, malgré raffirmation expresse de Diodore (XVII, 77). Ce qui fait supposer que les princes illyriens ont du reconnaître la suzerameté de la Macédoine, c'est qu'en 323 Antipater est investi de pouvoirs qui s'étendent à xà Ir.VAtvrx tt,; Gpix-/;; w; im Tù'jpîo'j; v.oCi Tp'.oaA).o-j; xa\ 'Aypiava;, etc. (Arrian., Ta [lz-.oi. 'AXe^. 7).