OL. cxr, 3] hellènes et barbares
Quant aux populations qui vivaient sans former de société proprement dite, tels que les « Barbares » des montagnes de la Petite-Phrygie, lorsqu'ils se soumettaient volontairement, on ne leur demandait que « le tribut qu'ils avaient payé jusqu'alors ^ ». Un trait tout aussi caractéristique, c'est que le tribut que les Éphésiens avaient jusqu'ici payé au Grand-Roi tut alTccté au sanctuaire d'Artémis, tandis qu'Érythrœ, ainsi que le prouve une inscription % Ilion, qu'Alexandre rétablit comme ville \ et certainement aussi les autres villes grecques du littoral, obtinrent avec l'autonomie l'exemption de tribut. Au contraire, les villes de Pamphylie, qui n'avaient de grec que le nom, et en particulier Aspendos après qu'elle eut essayé de tromper le roi en négociant, furent soumises à un tribut et placées sous l'administration du satrape. La forteresse d'Halicarnasse, ainsi que plusieurs îles, resta encore pendant un certain temps au pouvoir des Perses ; la commune d'Halicarnasse fut répartie dans les localités que le dynaste carien avait groupées en un tout : quant aux îles, elles furent sans doute traitées comme les villes grecques de la terre ferme qu'Alexandre affrancbit, et nous verrons plus loin que le dê?7ios de plusieurs de ces îles se souleva en faveur d'Alexandre.
Les monnaies de ces villes à cette époque prouvent qu'elles
1) ARRrAN., I, 17, 1. C'est dans ces contrées que plus tard un roi Antioclius (sans doute Antiochus III), voulant faire un cadeau princier à un de ses intimes, lui assigna 2,000 plèihres kno r?,? fJacïiAtxr,; y^ôioa^y en stipulant que les paatXtxo'i Xaot de ce domaine pourront résider dans la forteresse de Pétra, à(7c?aX£:a; svsxs (Inscription citée par Schliemann, Trojanische Alterthùmer, p. 204). Est terre royale, à ce qu'il semble, tout ce qui n'appartient pas à des villes, à des dynastes — ou à des hyparques et satrapes, peut-on ajouter pour le temps où le régime perse était en vigueur.
2) StoTi su: Te 'AXsEavôpo'j v.a.\ 'AvTtyovou a'JTÔvoti.oç f,v xa\ açopoXôyrjTo; r, uô/i; uH-wv (Inscription d'Erythrae, dans les Monatsberichte devBerl. Akad., 1875, p. 554).
'^) upoG-ayopsOaa'. tiôXcv... eXeyôépav xs xpîvai xat àçopov (Strab., XIII, p. 503). il est impossible, avec les matériaux dont nous disposons, de différencier nettement, d'après le sens qu'ils avaient dans le droit public, les termes èX^jôspoç, aùx6vo[xoç, àcpopo).6yr,Toç, etc. Il serait trop long de faire le compte des textes ayant trait à la question : il faut se représenter tous ces rapports comme tout aussi complexes, aussi variés, aussi locaux et dépendant des circonstances qu'au temps de la première Ligue maritime athénienne et de la symmachic Spartiate, où Ton employait encore par-dessus le marché les termes de uur|Xooç et a-jTouoXt;.