‹ Histoire de l'hellénismeChapitre 66 sur 231 · Ti nî^r.TMP: DES VILLES fiRECQUES [II. I · texte numérisé non relu

Ti nî^r.TMP: DES VILLES fiRECQUES [II. I

ne recouvreront pas soulemont Inurs lil)ert<';s roinmiinalos, mais oncore qu'elles deviiirenl des l^^lals libres, ainsi qu'ell(;s IVdaient avanl la paix d'Antalciflas. Losdites monnaies ne portent pas les armes du roi, mais bien celles de la ville qui les frappait; elles ne suivent même pas le système monétaire introduit par Alexandre'; beaucoup, au contraire, sont conformes au système en usage dans le pays. Quand on voit, un siècle plus tard, des Séleucides qualifier des villes d'Eolide de cités « appartenant à notre confédération^ », on peut être assuré que c'est là le régime établi par Alexandre.

Nous arrivons à une question connexe : les cités des îles et des côtes ainsi aiïrancbies et restaurées entrèrent-elles dans la confédération des Etats grecs groupés à la diète de Corinthe? Un témoignage précis nous permet de l'affirmer pour l'île de Ténédos^; mais, comme ce témoignage ne se renouvelle pas pour Mitylène, Lcsbos et les autres villes, on est en droit d'en conclure que Taccession n'eut pas lieu pour ces dernières. Alexandre pouvait bien, ce semble, avoir intérêt à se faire de ces villes helléniques affranchies un contre-poids contre la ligue de celles qui, pour la plupart, n'étaient entrées dans l'alliance de la Macédoine que contraintes par la force des armes, et qui n'étaient rien moins que de sûres alliées ;

*) Telles sont les monnaies d'or de Rhodes, Cios, Pergame, trouvées ù Saï'laen 1863 (Waddington, dans la Revue Numism., 1865, p. 8. H . 13), telles aussi les monnaies d'argent de Chalcédoine, Éphèse, Rhodes, datant de la même époque.. Le cas d'Éphèse surtout est caractéristique, car on a des drachmes de cette ville avec l'abeille d'Éphèse et la légende APZI, c'est-à-dire du temps où la ville s'appelait Arsinoé, du nom de la femme de Lysimaque, et ces monnaies n'ont pas le poids des drachmes d'Alexandre (4 gr. 10 à 4 gr. 25). Elles pèsent de 4 gr. 93 à 5 gr. 59.

2) Inscription d'Ilion dans Schliemann, Trojanische Alterthûmer, p. 204.

3) Lorsqu'à l'automne de 334, 'es amiraux perses viennent à Ténédos, ■/.zlvjo'jc. xàç <7Tr|>,a; xàç Tipbç A>i|avôpov y. a\ xoùç "EXÀYjvaç y£V0(jLéva; <T-f:<n Tauxa; \ikv xaOeXetv, Trpoç Aapsîov ôè ayeiv rr,v e'ipr,v/5v r|V liù 'AvxaXxcSou Aapeîw (T-jvéOsvxo (Arrian., II, 2, 2). A Mitylène, ils exigent xoù; (xèv lévou; xo-j? uap'

Ta:

Démosthène ([Dem.,] De fœd.Alex., § 7) constate qu'Alexandre a rétabli le tyran en Messénie, tandis qu'il a chassé ceux de Lesbos : mais il ne parle pas comme si la Ligue corinthienne avait quaUté pour s'occuper également des affaires de Lesbos.

Page 1