cxii, 2] antipater et olymptas
cent vaisseaux phéniciens otcyprioles, qui devaient s'unir avec Am})liotéros pour protéger les villes du Péloponnèse restées fidèles. Il honora les amhassadeurs atliques qui étaient venus à sa rencontre à Tyr et lui portaient des félicitations et des couronnes d'or, et il relâcha les prisonniers altiques qu'il avait faits sur le Granique, afin de faire du démos athénien son obligé ; il semblait vouloir éviter avecle plus grand soin qu'on en vînt à une lutte ouverte entre les armes macédoniennes et Spartiates, ce qui pouvait avoir les suites les plus graves, à cause de l'état de l'opinion dans les pays helléniques, dans un moment où la Thessalie elle-même commençait à prendre des allures douteuses. Sur le point de livrer une nouvelle et décisive bataille contre Darius, il espérait que l'impression qu'elle produirait en Grèce apaiserait l'excitation.
Antipater put ainsi, pendant l'année 331, regarder d'un œil tranquille les préparatifs du roi de Sparte et son influence croissante dans le Péloponnèse: il se contenta d'agir avec l'autorité de la Macédoine, autant qu'il était possible, dans les villes de la Ligue, etd'observer avec soin, en se tenant toujours prêt à la guerre, les mouvements du parti adverse dans les autres villes. Il ne put mettre à profit la discorde qu'avait fait naître la mort du roi des Molosses pour rétablir dans la dépendance de la Macédoine le pays, qui, paraît-il, s'en était un peu affranchi; il dut même supporter avec calme le mauvais vouloir et les reproches amers de la reine Olympias, qui voulait voir ses prétentions sur l'héritage molosse soutenues par les armes macédoniennes.
Cependant l'agitation en Grèce avait pris une tournure très sérieuse. La nouvelle de la bataille de Gaugamèle, qui pouvait être parvenue à Athènes à la fin de 331, devait pousser les adversaires de la Macédoine soit k se soumettre, soit à tenter un dernier effort. L'éloignement d'Alexandre, la discorde en Épire, le mécontentement qui croissait, ainsi qu'on le savait, dans les contrées thraces, invitaient à un rapide coup de main et le favorisaient. Bientôt on put savoir par la voie de Sinope que le Grand-Roi s'était réfugié en Médie, qu'il avait convoqué à Ecbatane pour le printemps suivant les peuples de ses satrapies orientales, et qu'il était résolu à continuer la
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liillc ('(Hili'c les M.i('»'Ml()ui('iis. On jionvjiil «mrorcr altcndrc de lui au iiinins drs subsides ; et coinnirnl Alcx.'iudi'c, donl on jw)u\ail connaîlrr déjà la niarclic vers Susc cl la llautc-P(!rsc, j»()uriail-il allaihiir son aruirc, (|ui dc'jjï suflisail à jx^ine à occuper riiiterminahlc loulc dcjà paicourui; jns(|u';ï rilellos- ]>ont, pour en envoyer une parlie dans la Macédoine et pour soutenir la lutle contre les Ilellènes'/Si l'on temporisaitcncore sans se décider, alors le dernier reste des forces p(îrses pouvait succomber, et il fallait s'attendre à voir Alexandre, comme un autre Xerxès, inonder rilellade à la tête d'une immense armée et en faire une satrapie de son empire. L'irritabilité de l'esprit populaire, les déclamations exaltées des orateurs patriotes, la propension aux exagérations et aux choses incroyables qui caractérise cette époque, enfin, une circonstance dont l'elfet n'était pas des moindres, la vieille auréole de la puissance Spartiate qui de nouveau se relevait glorieusement, tout se réunissait pour amener une éruption qui pouvait être fatale à la Macédoine.
Il se produisit alors des événements extrêmement remarquables; mais il ne nous est parvenu sur tous ces faits que des renseignements épars, dont le sens général et même la suite chronologique ne peuvent plus être fixés.
On a trouvé récemment la moitié supérieure d'une inscription lapidaire attique, ornée d'un bas-relief dans lequel on peut encore reconnaître les restes de deux chevaux, un homme en manteau ('.;xaT'.:v) tenant dans sa main droite une coupe à libations, et une Athêna qui semble lui tendre la main. Au-dessous, on lit: « Rhéboulas, fils de Seuthès, frère de Cotys* ». Puis vient un décret du peuple, dontilne reste plusque
•) L'inscription a été transcrite et publiée dans r'A6r,vaiov (1876, p. 102) et se trouve maintenant dans le C. I. Attic, n° 175 b. La suscription porte : *Pr,oo-j).aç, ï1ô"j6o-j 'jIôç, Kôtuo: àos)/^o; àYy£),[),wv. Cette restitution est très problématique et ne s'accorde guère avec le bas-relief placé au-dessus. H. Droysen en propose une autre, non pas plus certaine mais plus satisfaisante : en supposant que Seuthès était de la famille des princes de Thrace et citoyen athénien comme son grand-père (?) Cotys et son père (?) Kersoblepte, il restitue 'AyYSAr.Osv (c'est-à-dire du dème d"AYYsXr,). Ce Seuthès père de Rhéboulas serait celui dont Q. Curce (X, 1, 43) dit: Seuthès Odrijsns jxjpidares suos ad defectionem compulerat. L? nom de Seuthès revient plus