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u C'est l'adveu et le déiioinbi'eineiit de lu mai-soii iiuhie de .lui'ciiio, seize dans la souveraineté de Béarn, paroisse de Jurauron, sénéchaussée de Pau, mouvante en plein fief et honnnage de Sa Majesté, laquelle maison noble j'ay acquise du sieur Madaune, sieur de Basacie, de Morlaas, par contract du onzième août mil six cent soixante seize, retenu par Agoueix, notaire. >> . Ce bien confronte « d'orient avec l'eau appelée Arivet et avec terre de Nézat, de midy avec terre du Désert et avec terres de Lacomme, d'occident avec terre de Jolis, d'Arressy et de septentrion avec terre de Pesaby...
(( Item je déclare que le feu s'" de Piémy, en conséquence du consentement que les jurats, gardes et communauté dud. lieu donnèrent à l'anoblissement de la maison de Jurque, s'obligea par promesse piivée de leur donner la somme de 50 fr. pour descharge do toutes charges personnelles, manœuvres et charrois, à quoi lad. maison poiirroiL estre assujettie, laquelle promesse se trouve escripte au registre de la communauté, de laquelle somme les intérests ont estes payés par mes autheurs annuellemens et par ainsy je suis obligé de payer lesd. intérests sans préjudice à moy de payer le capital (piand bon me semblera, et de faire caneeller lad. promesse, suivant qu'il est porté par icelle.
« Item je déclare que feu Jeanetde Roumicq et Bernard de Roumicq dud. lieu s'estans obligés comme cautions dud. feu s'' de Bemy envers la communauté pour le payement des fiefs et tailles — transportés à raison de l'anoblissement de lad. maison de Jurque, — led s"" de Rémy s'obligea de les relever dudit cautionnement par acte public du huictiesme... 1642, retenu par de Pierre, notaire, lequel relief fut ratifié par le feu s' de Pefau, petit-fils et héritier dud. feu S"" de Remy, en faveur de Romicq, à présent maistre de la maison du Renard, par une promesse quy luy en fist le quatriesme may 1666 au pied dud. acte ; comme pareillement de ma part, je promets et m'oblige de relever lesd. de Romicq du cautionnement que ses prédécesseurs ont octroyé en faveur de la communauté pour raison des fiefs et tailles et de luy en octroyer tel acte qu'il sera nécessaire auxd. lins.
« Pour raison de laquelle maison noble, j'ai droit d'entrée aux Etats Généraux de la Province et voix délibérative dans iceux, comme les autres gentilshommes de la Province, et droit d'empescher qu'aucun exploit de lettres de justice, de quelle jurisdiction qu'elles soient esmanées, ne me puisse estre fait par aucun baile,
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mais bien par les huissiers et béguers du présent pays, à raison de toutes lesquelles choses et droits cy dessus dénombrés, je dois au Roy, mon souverain seigneur, foy et hommage, soubs le debvoir d'un fer de lance doré à chaque mutation de seigneur et de vassal... « Fait à Pau, le vingt huitiesme aoust mille six cens soixante dix et neuf » (1).
Le chirurgien Touya resta clone propriétaire de Jurque. Sa lille Adrienne se maria, à une date que nous n'avons pas, avec Antoine de Bordeu, médecin à Pau.
François, et Marie-Esther, baptisée le 19 février 17t29 (2), furent de leurs enfants.
Parmi les rares papiers conservés, relatifs au domaine de Jurque, on trouve, le 19 décembre 1737, un alignement des propriétés du conseiller Cazenave (maisons Rousse et Lamouroux) et de Jurque. Adrienne de Touya, « propriétaire de la maison noble de Jurque, autorisée de noble Antoine de Bordeu, docteur en médecine, son époux », accepta un arpentage fait par Couratte, de Lasseube. Celui-ci rédigea un rapport où l'on trouve les passages suivants : « Nous avons laissé deux chemins, l'un dans le fonds dud. sf-'"' de Casenave, en faveur de lad. demoiselle, pour aller avec bœufs et charrettes du bout supérieur de son fonds, du côté de chapelle, de largeur de neuf pams, entre le fonds de la métairie d'Aressy, appartenant au s'' de Salefranque, et le fonds restant dud. ss^ de Casenave » et l'autre chemin en faveur de Casenave « pour aller avec bœufs et charrettes à la fontaine d'Aressi, de pareille largeur.
« Ce fait, nous avons fait lever les anciennes bornes et en avons fait planter de nouvelles, au nombre de neuf, sçavoir une première, auprès de lad. chapelle, ledit chemin qui mène de lad. métairie d'Aressy à celle de Rousse, entre deux, à la distance de 9 pams du fonds d'Aressy »; l'autre borne, « en descendant au bout supérieur du fonds de lad. demoiselle de Jurque, à la distance de 9 pams d'une borne ancienne qui séparoit les fonds des deux parties et celuy d'Aressy, lesquelles deux bornes, avec lad. borne ancienne et un rocher servant de home entre Aressy et Rousse, lequel est sur le haut, auprès de la chapelle, serviront pour séparer le chemin cédé à lad. demoiselle » (3).
(1) Papiers de Jurque à Rousse.
(2) Arch. commun, de Pau, GG. 12, fo 109 vo.
(3) Pap. Jurque. Signé: De Jurque-Bordeu; Bordeu, Casenave.
Cet acU' nous apprend deux choses intéressanles; la première, qu'il y avait déjà une chapelle à liousse en 1737, et la seconde, que le nom du quartier de Rousse lui vient de celui d'une propriété privée, et probablement à l'origine, d'un nom d'homme.
Plus tard, lorsque François de Bordeu devint juge de paix (1), il songea à vendre sa propriété de Jurque. Il la vendit en effet, par le ministère de Legros, notaire, pour 600(K3 fr. à Pierre Reyau, « l'ainé, américain », qui paya la moitié (2) de la sonuiie (30 janvier 179l>).
Mais, vu la dépréciation du papier-monnaie, celui-ci demanda ensuite une nouvelle estimation ou là résiliation de la vente.
Une expertise ramena le prix de Jurque à la somme de 49062 1. o sols et Reyau fut déclaré créancier de la moitié, d'après la loi du 10 nivôse an VI (5 janvier 1798). La décision d'arbitrage fut portée le i"'- ventôse an VII (19 février 1799) (3).
Pierre Reyau eut un fds, qui devint général de division et fut l'un des plus brillants officiers supérieurs de l'armée française. Il vint prendre sa retraite à Jurque et repose auprès de la chapelle de Rousse. Sa vénérable veuve, M"'« Reyau de Jessaint, presque centenaire, porte allègrement encore ses longues années pleines d'honneur. A elle, à M"l« Elisabeth et Marthe Reyau, nous sommes heureux de présenter nos bien respectueux hommages.
Note SU)' le blason de V historien Salefranque.
Nous avons donné plus haut, au chapitre IV, les a Armoiries de P. de Salefranque » d'après les cachets de deux lettres. Celle de 1662 porte : Chargé au 1 et 4 de trois pierres (?) — Plusieurs veulent voir là un buste au 1. Et au i? Peut-être aussi un buste, rappelant la profession de chirurgien du fondateur de la famille au xviF siècle. Sub jiidice lis est.
(1) Il a déjà ces fonctions le 3 décembre 179<), d'après les doc. de Nays.
(2) Le 4 lloréal an V (23 avril 1797), F. de Bordeu « ancien juge de paix du canton d'Arudy » donnait 14000 francs sur cette somme pour le mariage de sa fille Adélaïde avec J.-F. Pommé. On remarquera que P. Reyau prend les titres d' « américain, domicilié à Pau, propriétaire-cultivateur ». (Pap. de Jurque.)
(3) Pap. de Jurque. En 181.'», il y eut aussi un bornage entre les propriétés Jurque et Salefranque, fait par les Duclos, de Pau.
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