XII
Arrêt sur le droit de déport ou vacat réclamé 'par V évèque de. Lascar à Vhéritier de Salefranque, curé de Mourenx. Extrait. 1689. (Arch.B.-P., B. 4617, f« 136 v-^.)
Extrait des Registres du Parlement de Navarre.
« Entre Messire Dominique d'Esclaus Mesplez, évêque de Lescar, demandeur en condamnation de certaine somme d'argent, saisie à sa requête en mains des Pères Barnabites de Lescar, appartenante au feu S'" de Salefranque, curé de Mourenx, et pour faire ordonner que le s'" de Salefranque, fils, se présentera pour en voir faire l'adjudication, d'une part ; . . -•
« Led. S'' Pierre de Salefranque, avocat en la Cour, lils',' liéfitier . bénéficiaire dud. feu sieur de Salefranque, défendeur, d^u.tre ;
(( Veu le procès, l'arrêt rendu à l'audience, le. 2 jùin-li683, pap.- .;'' lequel il est porté entre autres choses, qu'en ce qui cotïcerne la ♦.*' demande faite par led. s'' évèque de certain droit de déport... ..(ju-è;,- -/ la cure de Mourenx étant vacante par le décès du s'' de BaCljaulet, , , ' le feu S'' de Salefranque, père de partie, en fut pourvu et en prit possession le 20 février 1685, sans avoir payé au demandeur le „ droit de déport, vacance ou annate, qui est réglé dans ce diocèse, par l'usage constant à la moitié des fruits de l'année... Dit a été
(1) Voir le procès-verbal de rson installation à la pag-e i.vii.
que la Cour a maintenu et maintient le s'" évèque de Lescar au droit de prendre la moitié des .fruits de l'année vacante des cures de son diocèse, etc.
(( Prononcé au Parlement de Navarre, séant à Pau, le 4<' mars mil six cens quatre vingt neuf. »
'Testament (VAntoine (on Antonin) de Belloc, 9 décembre iOOl. (Papiers de Housse. )
« Au nom dé Dieu. Je, Anthoin'e Bellocq, advocat, estant malade dans ma maison-, néantmoins dans mon bon sens, considérant qu'il n'y a rien de plus certain que la riiort, ny de plus incertain que l'heure d'icelle, après avoir invoqué Dieu, le Père, qui m'a créé, Dieu, le Fils, q-ui m'a rachepté. Dieu, le S*-Esprit, qui m'a illuminé, que je piie de tout mon cœur remettre mes fautes et mes péchés et recevoir mon âme dans la gloire céleste, quand elle sera séparée de mon corps, et désirant régler mes enfans, je fais le présent testament holographe, que j'ai escript de ma main et plume et en ay sigi^é tous les articles et endossé et signé de trois cachets, voulant et entendant qu'il vaille comme testament, codicille ou auti'e acte de dernière volonté, en la meilleure manière qu'il puisse valoir. Signé Belloc.
(( Je déclare que de mon mariage avec feu demoiselle Philippe de Salefranque, ma femme, il me reste deux enfans, l'un masle, appelé Pierre, qui est, depuis dix ou douze ans, au service du roy, l'autre, une fille, appelée Catherine. Signé Belloc. . « 4tem, je laisse aux Pères Capucins deux cens livres pour prier Dieu pour moy et désire estre enterré dans leur église et veux que , mes honneurs funèbres me soient faits autant médiocrement qu'il se pourra. Signé Belloc.
(( Item, je laisse aux Pères Cordeliers quarante livrés pour prier Djeu pour moy et pareille somme ayx pauvres mendians qui ne -peuvent gagner leur vie.- Signé i^eZioc.
(( Item, je laisse à mad. fille, outre la légitimité de droit qui lui sera réglée .par ses parens, la quarte de tous et chacuns mes biens, de quelle nature qu'ils puissent estre, pris sur iceux lesd. légats et debtés qui se trouveront estre deubs. Signé Belloe. ,
c( Item, institue pour mon héritier universel mon fils, en accomplissant le présent testament, ne voulant pourtant pas qu'il puisse
lever aucune somme considérable, sans employ légitime, à cause que c'est un grand dépensier. En effect, il m'a faict de grandes dépenses, puis led, service et avant, quoy qu'il dise le contraire, et dont peut-estre je ferai un estât.
« Fait à Pau, en mad. maison, le neufviesme décembre mil six cens nouante un. »
Lettres cVéreclion en haronnie de la terre et seigneurie de Lahassère et autres y énoncées, -pour noble Bernard de Neys. May iG6^. (Original sur parchemin. Sceau royal. Signature autographe de Louis XIV. Papiers de Pvousse.)
« Louis, par la grâce de Dieu, roy de France et de Navarre, à tous présens et à venir, Salut. Après la grâce que nous espérons de la protection divine pour la conservation de notre Estât, nous reconnaissons que sa gloire et son agrandissement dépendent (en partie) de la valleur et générosité de notre noblesse françoise qui depuis notre avènement à la couronne et durant le règne des roys (nos prédécesseurs) a courageusement suivi les lois de son devoir et porté (dans pais estrangers) des marques d'une vertu très recommandable. Aussi nous avons tousjours récompensé les belles actions de ceux qui nous ont rendu des services considérables (ou leurs aïeux) soit en nos bienfaits (en leurs personnes) ou par titre d'honneur et qualitez éminentes. C'est pourquoi mettans en considération les signalez services qu'ont rendu au feu roy, notre très honoré seigneur et père (etaux rois nos prédécesseurs) depuis plusieurs siècles, les père, aïeul et bisaïeul de notre cher et bien aimé Bernard de Neys, seigneur de La Basère, de Doat, de Noustin (1) (en partie) et de Soumelon (aussi en partie), et autres ses prédécesseurs, de la maison et famille de Neys, dans les cliarges de judicature de notre domaine et dans les armées, particulièrement Fortaner de Neys, seigneur de Montardon et autres lieux, vivant le premier officier de justice en notre païs et souveraineté de Béarn, en laquelle le Conseil (érigé depuis en Parlement) n'étoit encore establi. Après lui Bamond de Neys, seigneur de Casaa, son fils, qui succéda à la même charge de juge criminel et depuis fut réformateur de notre domaine au dit païs; Sanson de Neys, bisaïeul du dit Bernard de
(i) Nousty et Soumouloii.
Neys, lequel après avoir emploie partie de son âge (au service de nos prédécessenrs) dans les armées et rendu des preuves de sa valleur, particulièrement au siège de Gravelines, où il fut honoré du gouvernement du chasteau de Montaner, qui eut plusieurs enfans, qui (presque tous)emploièrent leur jeunesse aux armées et furent honorez de divers commandemens et dont plusieurs d'entr'eux sont morts pour notre Estât. Après, lui, Paul de Neys, fils du ditSanson et aïeul du dit Bernard, qui fut honoré du dit gouvernement du chasteau de Montaner, Théophilo de Neys, père du dit Bernard, seigneur de La Basère, dit de Doat, qui (à l'âge de quinze ans) fut en Hollande apprendre l'exercice des armes dans les troupes françaises où il servit quelques années comme volontaire, et ensuite rendit diverses preuves de sa valleur dans nos armées de Flandres et particulièrement aux sièges d'Arras et d'Aire, et tous les frères du dit Théophile de Neys (au nombre de quatre) sont morts depuis quinze ans pour notre service en nos armées d'Italie et de Gatalongne, dont l'un commandaune compagnie de gens à pied au régiment de Navailles, fut tué devant Crémone ; plusieurs autres de la dite famille de Neys, oncles et cousins du dit Bernard de Neys, qui sont morts aussi à notre service et celui du dit feu Boi, notre très honoré seigneur et père, entr'autres Sanson de Neys, qui fut tué en Allemagne, commandant une compagnie de cavallerie dans l'armée du duc de Weymar; Jean de Neys, lequel (après un service rendu depuis vingt ans sans discontinuation) fut tué en Flandres, commandant une compagnie de chevaulégers, au régiment du feu sieur maréchal de Gassion ; autre Jean de Neys, seigneur de Castéra, cornette d'une compagnie de cavallerie dans le régiment du baron d'Ales, qui fut tué en Gatalongne ; Théophile de Neys, lieutenant d'une compagnie du régiment de Puntons, qui (à l'âge de vingt deux ans) fut tué devant Crémone, après le service de huit années dans le régiment mesme ; outre plusieurs autres de ceste maison et famille de Neys, qui sont encore à notre service. A raison de quoi, nous avons estimé digne de notre bienveillance de perpétuer le nom de Neys par quelques marques d'honneur pour témoigner (à sa postérité) l'estime que nous faisons de la personne du dit Bernard de Neys, sur le désir qu'il a de faire ériger en titre de Baronnie sa dite terre et maison noble de La Basère, sous le nom de Neys la Basère, avec un grand domaine d'un notable revenu et d'y joindre et annexer la terre et seigneurie de Doat, la terre et seigneurie de Noustin (en partie)»