‹ Histoire de l'hérérie de BéarnChapitre 9 sur 48 · II. SALEFRANQUE-BELLOC ET DE NAYS · texte numérisé non relu

II. SALEFRANQUE-BELLOC ET DE NAYS

Nous savons que Pierre de Salefranque maria sa fille Philippe avec Antonin de Belloc, et que ceux-ci eurent deux enfants, Pierre,

(-1) Arch. B.-P., B. 4725 bis, f" 74 ro.

(2) « Mémoire pour le sr abbé Anglade, chanoine de l'Eglise cathédrale du diocèse d'Oloron contre le s' de Sailefranque, de Jolis, prêtre ». Consultation originale de l'avocat Mourot, à la fin du xvui« siècle. Docum. part.

(3) « Généalogie de M. Charles-Jacques de Sales, conseiller au Parlement, pour établir son droit de voisinage, qui descend de Jean de Salinis, marchand et jurât de Pau, seigneur de Lesme, niirié à Jeanne de Kemy le 12 mars 1.597 ». Les deux derniers descendants sont Charles-Jacques de Sales, consi" au Parlement, mort le 22 mai 1777, et son frère, Guillaume- Richard de Sales, petits-fils de Jacques de Salles et de Catherine de Salinis. Orig. Docum. part. — Il y avait encore des Sailefranque à Domezain au moment de la Révolution, car le 3 brumaire an III, Jean-Pierre Sailefranque demande au district des objets qu'il avait prêtés « à son frère, prêtre déporté ». Sa pétition fut rejetée. (Arch. révol. des li.-P., no 61, série Q, p. 239.)

capitaine au régiment de Navarre, qui ne se maria pas, et Catherine, mariée avec Pierre de Nays.

La famille de Nays était ancienne. D'après Paul de Lescun, petitfils d'une Catherine de Nays, les de Nays étaient originaires de Bretagne, dans le diocèse de Nantes, où ils possédaient le marcjuisat de Coadeletz. Le premier qui ait établi sa maison en Béarn serait Guillelmin de Nays, venu dans ce pays vers 1400 (1).

Les armoiries de la maison de Nays sont d'argent à une croix de sable Jleuronncc, et sa livrée était « un vert obscur avec ses galons meslez d'un vert aussi obscur avec un vert clair tirant sur l'or pâle » (2).

Lescun parle des descendants de Guillelmin et dit que « d'iceux sont sortis un si grand nombre de gentilshommes, dames et demoiselles qui rendent aujourd'hui la famille de Nays si puissante et si nombreuse qu'elle peut se vanter à bon droit d'avoir fourni autant d'officiers à Sa Majesté, de gentilshommes aux États, de pasteurs à l'Eglise et d'officiers à la robl)e qu'aucune autre du pais » (3).

Les preuves de noblesse furent faites en Bretagne et en Béarn et Bernard de La Bassèrc, dans unealTaire d'honneur contre Baymond de Montesquieu d'Artagnan, ss"' de Tarasteix, montra dans une évocation au Parlement de Grenoble que « la maison de Nays n'était ni moins ancienne, ni de moindre noblesse que celle de Montesquieu d'Artagnan » (4).

Plusieurs membres de la famille de Nays furent gouverneurs du château de Montaner.

C'est pour récompenser les mérites militaires, civiques et judiciaires des Nays que Louis XIV érigea en baronnie, au mois de mai 16G4, les terres de Labassèrc et de Doat, en Montanérès, avec en partie celles de Nousti et de Soumoulou. Bernard, au profit de qui cette érection était faite, pouvait user et jouir du nom et du titre de baron de Nays-La Bassère. Les lettres patentes de Louis XIV,

(1) Defffiiscs lie Jean-Paul de Lescun, Orthez. A. Fiouyer, 1619, p. 55. Inutile de dire que les aflirmalions historiques de Lescun sont bien sujettes à caution. -- Autrefois, on écrivait de Neys.

Ci) Papiers de Nays à Rousse. Généalogie de Nays dans les Mémoires ilomesli({ites.

(îi) Mémoires domestiques. Papiers de Housse. Lescun, ihid., pp. .5'tet 05.

(4) Mém. domest. Cependant les d'Artagnan ne ci-urent pas forligner, puisque l'un d'eux était marié à Anne de Nays. Arcli, coninuin, de Pau, GG 7, (os 80 1-" et ISO V" (lOTT-lOyO).

dont l'original, signé de la main du roi, est encore conservé à Rousse, sont une très belle page d'éloge et d'honneur pour tous ceux qui en étaient l'objet (1).

Maintenant, nous nous contenterons d'étudier ici la branche des Nays, barons de La Bassère dont l'un épousa la petite-fille de notre Salefranque (2).

Cette branche était représentée au milieu du xyii" siècle par Théophile de Nays, qui se maria avec Suzanne de Lalanne par contrat du 27 avril 1642. Ils eurent au moinssix enfants, dont trois garçons, Bernard, Samson et Pierre.

Bernard, en faveur de qui fut érigée la baronnie de La Bassère, et Samson, seigneur de Nousti (3) n'eurent pas d'enfants mâles. C'est donc le troisième, Pierre, qui continua la postérité des de Nays, baron de La Bassère (4).

Pierre naquit le G février 1G51. Il entra dans la marine et y servit avec éclat. 11 fit ses preuves de noblesse en 1670. Il se maria au mois de décembre avec Catherine de Belloc et ils eurent sept enfants, cinq fils et deux filles.

(i) On trouve aussi dans les papiers de Rousse un « Anoblissement de La Bassère, fait par Gaston, prince de Béarn, en faveur de Joannot de Navailles, seigneur de Doat, le 29 janvier 146G » (Expédition du temps sur parchemin).

(2) Les Mémoires domestiques établissent dix branches dans la maison de Nays. Celle de Nays-Candau tire son origine de Bernard de Nays, capitaine de cavalerie, fils puîné du second mariage de Raymond de Nays, seigneur de Lucarré, et frère cadet de Samson, gouverneur du château de Montaner (Testam. de Raymond de N. du 22 nov. 1559). Bernard se maria vers 1580 avec Anne de Candau, fille de Jean de C, conseiller du roi, et de Barthélemine de Lupiac ; il fit rebâtir le château de Candau, rasé par ordre de Montgonmery. 11 eut 7 enfants dont Henri de N. Celui-ci eut d'un mariage, que nous ignorons, Jean de Nays, conseiller au Parlement, seigneur de Candau, marié à Justine de Miossens-Samsons et de Yauzé. Leur fils, Jean-Panl de Nays, conseiller au Parlement de Navarre, obtint de Louis XV l'érection en marquisat de la terre de Candau, le 14 janvier 1726. (A. DE DuFAU DE MALUQUEn, II, p. 78.) II épousa à Bayonne, le 2 août 1732, Marie-Élisabeth de Forsans. {Ibid., p. 80.) Mém. dontest.

(3) Mariage de Bernard de N. avec Esther Du Pont. Arch. B.-P., E. 2051 : Mar. et test, de Samson, E. 2053, E. 2075, fos 220, 224 (2 janv. 1673).

(4) Papiers de Rousse, Mémoires domestiques.

l" Bernard, l'aîné ; il naquit le 16 septembre 1098, entra dans les ordres et devint religieux bénédictin au couvent de la Daurade, à Toulouse. On conserve à Rousse son testament. 11 est, en partie, l'auteur des Mémoires domestiques si intéressants, auxquels nous empruntons presque tous les détails;

2" Jérôme, qui suit ;

3" Jean-Jacques, né en 1700, curé d'Abos ;

4" Pierre, né en 1701, lieutenant au régiment de Pons ;

5° Antonin, mort on bas âge;

6» Anne, mariée avec le st^''' de Germenaud ;

7° Jeanne.

Jérôme de Nays naquit à La Bassère au mois d'août 1699. Volontaire dans les armées royales, il se trouva en 1719 aux sièges de Fontarabie et de Saint-Sébastien. Il se maria le 10 décembre 1730 avec Claire de Bruuot, fille d'un célèbre avocat de Pau (1).

Leur fils aine fut Ignace, né le 18 décembre 1731 (2). Celui-ci se maria avec Jeanne Carde, fille de feu Pierre Carde et d'Antoinette Lapause, de Yidouse. Il reçut 2000 1. et un ameublement pour sa légitime, à Maubourguet, par un acte du 9 janvier 1755 (3).

Ils eurent au moins cinq entants : Jean, surnommé Gaston, Marie-Claire-Croisette, mariée à Jean-Marie d'Abbadie, notaire, Marie-Antoinette, surnommée Daunine, qui épousa N. Depierris, Jeanne, surnommée Titine, et Jeanne-Marie, « lesquels cinq

(1) Contrat de mariage de noble Jérôme de Nays, baron de La Bassère, assisté de Dame Catherine de Beilocq, sa mère, veuve de feu noble Pierre de Nays, seigneur de La Bassère, avec Marie-Claire de Brunet, assistée de Marie-Marguerite de Brunet, sa sœur, et de Messire Samuel-Ignace de Casenave, conseiller du roi au Parlement de Navarre, son beau-frère, 10 décembre 1730. Copie. Papiers de Rousse.

(2) « L'an mil sept cent trente un et le dix huitième jour du mois de décembre, est né Ignace de Nays, fils à Martin Hyerome de Nays et à Madame Claire de Brunet, mariés, de cette paroisse, a été baptisé le vingtième jour dudit mois par moy soussigné ; parrin M. Ignace de Casenave, conseiller au Parlement de Pau, marrine M"ie Catherine de Nays. L'enfant a été tenu aux fonts baptismaux par Jean-Jacques de Nays et Jeanne de Marfaut qui n'ont point signé. D'Andlchon, archiprêtre ». Reg. des baptêmes de Lavielle, chef-lieu de Montaner, dioc. de Tarbes. — Ihid. Baptême de Jean-Jacques de N., né le 27 oct. 1735. Parr. et marr. Jean-Jacques de N., oncle et La Marfaute.

(3) Papiers de Rousse : Testam. de Samuel Ignace de Nays.

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enfante» leur père « institua ses héritiers universels par portion égale » (1).

Le baron Ignace de Nays aurait certainement continué à vivre à La Bassère si sa vieille tante Madeleine de Salefranque n'était pas morte à Jurançon, le 10 mai 1782, en laissant des biens considérables qui revenaient à Ignace par droit d'avitinage. Toute sa vie en sera dérangée et nous ne tarderons pas à voir ce gentilhomme s'établir définitivement dans la propriété d'Aressi, à Jurançon.

Familles qui ont porté à la maison de Salefranque des biens dotaux : les Fanget, les Monlaur, alliés aux Vignau, aux d'Estandau, alliés aux d'Arros et aux Biron.

io Les Fanget. — Nous savons que Madelaine de Fanget avait épousé le fils de notre historien, Pierre de Salefranque. Nous n'avons pas son contrat de mariage, qui était daté du 20 mars 1674 ; mais les Papiers de Rousse nous apprennent que la dot avait été fixée à 6.000 1., réduite plus tard à 5.000 1. Il est question, dans un acte de 1725 (2), d'une « dame de Maucor (3) veuve du s»- de Salefranque, fils », qui aurait eu des intérêts dans ces affaires, et « fut payée de la somme de 3.000 1. pour résidu de cette dot ». Il s'agit là certainement de Jeanne de Monlaur.

Le même acte de 1725 nous apprend qu'alors Madeleine de Fanget était déjà décédée et que le conseiller de Fanget était entré en règlement de comptes avec Jeanne de Monlaur, mariée à Pierre de Salefranque depuis 1711 ; il dut, en particulier, rembourser le montant d'un billet « à luy conservé par la feue D^ne Madeleine de Fanget » et se décida à liquider la situation en partie (4).

Lorsqu'en 1782 la dernière représentante des Salefranque mourut,

(1) Testament de Samuel-Ignace de Nayp. Papiers de Rousse. Ci) Arcl». des B.-P. Papiers de notaires non classés. Acte Fanget du 15 juin 1725.

(3) Nous pensons qu'il y a erreur du scribe, qui a écrit Maucor au lieu de Monlaur.

(4) Arcl». B.-V. Notaires non classés. — Pierre de Belloc « fit un procès à la dame de Fanget », sa tante, pour lui demander la quarte du bien d'Aressy, que lui avait laissée sa grand'mère, Jeanne d'Estandau. Papiers de Rousse.

les Fanget fufent remis en possession de la dot que Madeleine avait apportée à son mari, Pierre de Salofranque, en 1674. On dit dans un inventaire que l'argent fut pris siu- les biens avitins de Salefranque (1).

Q'^ Les Monlaur. — Jeanne de Monlaur apporta à son mari, Pierre de Salefranque, par contrat de mariage du 23 juin 1711, une dot de 8000 1. réduite par des actes postérieurs à 7500. L'acte du conseiller Fanget énumère d'assez fortes sommes d'argent qui lui furent payées. On dit encore : « Il parait des quittances communiquées par M. de Vignau, s^'' de Moncaup, en faveur duquel la dot a fait retour, que M. de Salefranque, père, avait reçu 5597 1. Il s. 9 den. Ses biens, qui sont avitins, doivent également en répondre » ('2).

Nous venons de voir qu'un M. de Vignau est bénéficiaire de la dot de Jeanne de Monlaur.

Il est en effet souvent question des rapports de la famille "Vignau, de Bizanos, avec les Monlaur.

La raison en est bien simple. C'est que Jeanne de Monlaur, femme de Pierre de Salefranque, et Bertrane de Monlaur, femme de Jacob de Vignau, s^?'" de Bizanos, étaient sœurs.

Elles étaient les filles de Jean de Monlaur, conseiller du roi, trésorier général, receveur des décimes, et de Marie de Gasaubon (3).

Les Vignau étaient souvent désignés sous le nom de Bizanos. Seigneurs, en effet de ce village, ils avaient revendiqué en plein xviiic siècle, comme leurs ancêtres, dans leur Dénombrement, le trop fameux « Droit de seigneur », dont on a si souvent parlé. On Tpeiiivoiv dans V Armoriai de Bèarn l'excellent article consacré à cette famille, par M. de Dufau de Maluquer (4).

(1) Papiers de Rousse. Invent. Salefranque.

(2) Ihid.

(3) Nous n'avons pas trouvé les actes de baptême de Bertrane et de Jeanne de Monlaur; mais leur parenté se prouve par des documents irrécusables et bien expHcites : GG. M, fo 75 vo (bapt. de Catherine de M., fille de noble J» de M. et de Marie de Casaubon. Parr. et marr. M. de Monlaur, cuié de Sault, et Bertrane de M., sa'»r de la baptisée); GG. -12, f" 11 v" (bapt. de Madeleine de Salefranque, fille de Pierre et de Jeanne de Monlaur; parr. M. de Monlaur, très, général, so}i (jrand-père).

(4) IL, pp. 218-233.

Les Salefranque ayant disparu à la fin du xyiii" siècle, la dot de Jeanne de Monlaur fit retour en partie aux Yignau, qui descendaient de la sœur de cette dernière, Bertrande Monlaur (i).

Rien d'étonnant, par conséquent, à ce que les Monlaur et les Vignau figurent plus d'une fois dans les actes de baptême des Salefranque.

30 Les (ïEslandau. Nous avons parlé de cette famille au chapitre II. Nous savons que Pierre d'Estandau et J"« d'Esclaux eurent de leur mariage au moins 4 entants, François, Jeanne, Catherine et Pierre, surnommée Guiraudet (2).

Nous avons dit que Pierre d'Estandau fit de très nombreuses acquisitions foncières dont il est inutile de donner le détail et qu'il partagea après sa mort à ses divers enfants. Une partie échut à Jeanne d'Estandau, mariée avec notre historien, Pierre de Salefranque, et par conséquent à leurs enfants. Nous allons voir que tous les biens des d'Estandau, sauf la dot de Catherine, épouse de Gaye, de Montpezat, se fondirent un moment chez les Salefranque et n'en sortirent qu'après la mort de la dernière survivante, Madeleine de Salefranque (1782).

François d'Estandau, avocat au Parlement, passa son contrat de mariage avec Jeanne de Paraige ; il était assisté de Jeanne Desclaux, sa mère, de Pierre de Salinis, son oncle, de Pierre d'Estandau, son frère, et de Pierre de Salefranque, son beau-frère.

Jeanne de Paraige avait le consentement de Catherine de Codalongue, sa mère, et de Charles, avocat, son frère.

Ils furent fiancés par M" Jean de Lafite, ministre de l'église réformée de Pau (9 juillet 1640). L'acte fut reçu par Pierre de Pierre, notaire à Pau (3).

Ils n'eurent pas de fils, mais quatre filles, Marie, Madeleine, autre Marie et Jeanne (4).

(1) Papiers de Rousse : 14 nov. 1748. Billet du sieur de Bizanos [Jacob de "Vignau], en faveur du s"" de Salefranque, son neveu, de la somme de 120 1. — En faveur de la Ddie de Salefranque, sa cousine (23 août 1761), de 48 1. Autre billet du chevalier de Bizanos, en faveur de lad. délie de Salefranque, sa cousine, le 20 août 1764, de 120 1. — L'inventaire de Salefranque dit que partie de la dot de Jne de Monlaur fit retour à M. de Vignau « et rejetée sur la masse avitine ». Papiers de Rousse.

(2) Ce dernier ne figure pas dans le fragment de généalogie cité au chapitre IL Nous avons donc ajouté son nom après coup.

(3) Arch. B.-P., E. 2038, fo 82 ro ou 250 ro. (4} Ibid., E. 2050, fo 559 vo.

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François (l'Kstandau mourut avant IBOîî ; sa temme fut enterrée le 28 mars IG77 (I ).

Leur iille aînée, Marie d'En^tandau, épousa, le 8 janvier 1062, Marie-Armand de Gontaut-Riron, baron d'Arros. Elle porta en dot les biens de son père, et sa mère l'institua son héritière universelle. Le futur portait 12.000 1.

Jeanne de Paraige s'ar-rangea pour vivre avec son gendre, dans la maison Lamarque, à Pau, elle au rez-de-chaussée, et les nouveaux époux au second étage. Marie d'Estandau apportera 24.000 I. et ses sœurs puinées seront dotées a lorsqu'il y écherra ». Le mariage se fait (( dans les formes prescrites par la religion qu'ils professent » (2). C'était un mariage protestant.

Bientôt intervient Pierre tVEstandau, de Guiraudet, avocat et oncle de l'épouse. Il veut donner tous ses l)iens à sa nièce, consistant en la métairie de Guiraudet, les terres de Rarnonicat et une somme d'argent de 2.488 I. 18 s., à la condition que Marie d'Estandau, c( autorisée de son mari, baron d'Arros, s'engage à le prendre chez elle, à lui donner tous les soins nécessaires et 100 1. par an ». Le baron d'Arros soutiendra tous les procès possibles, La donation détinitive est du 26 juin 1668 (3). Nous ne savons pas si tous les arrangements furent pris. D'Estandau de Guiraudet mourut en 167() (4).

Le bien de Guiraudet était hypothèque. Enlin, un acte du 4 mai 1680 en tit la propriété délinitive de Marie d'Estandau et de son mari, le baron d'Arros (5).

Ils eurent un fils, ainsi enregistré : « Jean d'Arros, qui nasquit le quatorziesme d'aoust 1677, tils légitime de Messire Arnaud i&ic)

(1) Ihid., E. 2051, fo 50 vo, et Arch. comm. de Pau, GG. 0, fo 0 vo. — Madeleine était morte le 3 janvier, ihid., f<J 3 v». — Jeanne mourut le 14 septembre 1()84, GG. 5, f" 115 r". Son corps fut enseveli aux Cordeliors.

(2) Ihid., E. 2050, fo24 vo.

(3) Ihid., E. 2051, 0> 50 v. - Dans cet acte figurent « les Pelles Madelaine, Marie, et l'autre Mai-ie y ; Jeanne parait dans E. 205!^, f" 477 r". Inventaire Biron de 1759.

(4) « Le l""" de l'an 1070 fut enterré le cadabre du s> de Guiraudet au semetiere de Jurançon. » (Arch. comm. de Pau, GG. 0.)

(5) Arch. B.-P., E. 2053, fos 428 v" et 477 r». Actes très longs, surtout le premier. — Un acte de 1755 nous apprend que Pierre d'Estandau de Guiraudet était marié : « M'' Pierre Estandau et sa niolier tienin et possedessen la maison et apertenences de Guiraudet ». Arch. de Jurançon, DD. 9, •116 ro. 5

Lxxxir

de Gontaut de Biron, marquis d'Arros, et de Dame Marie de Standau, son épouse, ayant receu l'eau du S' baptême peu de jours après sa naissance, a este présenté aux cérémonies qui avoientesté différés par Monsieur Armand de Parage et Dc"c Jeanne de Parage, ses parrains, lesquelles luy ont est été suppléés, le 21 février 1686, par moy, Laiournade, recteur de Pau » (1 ).

Son père était déjà mort (vers 1685), comme le prouvent certains documents (2), Jacques de Gontaut, ba^ron d'Arros, dont l'acte de décès est du 4 décembre 1GS2, était son frère (3).

11 n'est d'ailleurs nulle autre part question de ce lils du marquis de Biron, qui dut mourir en bas âge ou, du moins, il n'a laissé aucune trace dans nos documents locaux.

La généalogie manuscrite des d'Estandau indique un autre fds, Armand de Gontaul-Biron, dont l'acte de bai)tème n'existe pas à Pau (4).

Devenue veuve, Marie d'Estandau, vend, le 12 mai 1688, le bien de Guillamies, dépendant de la métairie de Guiraudet (5).

Plus tard, nous trouvons le lils, Armand de Gontaut, comme parrain d'Armand de Salefranque, le 6 janvier 1719 (6).

(1) Arch. comni. de Pau, GG. 7, f» 171 v<'.

(2) Cf. Inventaire de Biron. Fonds Monguilan dans les minutes des Notaires non classées. Inventaire des biens pour Messire Armand de Gontaut-Biron, à la requête de dame Marie Destandau, sa veuve, 18 mai 1685. Inventaire des biens déclarés par Mie Armand de G.-B. Arrêt du Ici- juin 1663 entre D"« Jeanne de Parage et vVrmand de G.-B., baron d'Arros, sur l'enlèvement de certaines pièces d'argent. Cinq requêtes du s>" de G.-B. contre Marie Destandau, sa mère, 11 mars 1689. Requête d'Armand de G.-B. contre la communauté de Biron. Livre de raison de Jacques de G.-B. du 29 juillet 1681.

(3) Arch. comm. de Pau, GG. 5, f» 99 r<'. Inventaire des biens laissés par Jacques de G.-B., fait à la requête du marquis, son frère, Armand de G.-B., marquis d'Arros. Leur mère était Paule des Voisins, veuve de Jacques de G.-B., qui institua Jacques, baron d'Arros, son légataire universel, 19 sept. 1654. E. 2041, fo 229 r». Elle s'était mariée le 29 déc. 1611 avec M'c Jacques de G.-B., dit l'Inventaire de Biron.

(4) Fragment de généal. annexé au Mémoire de Bats. Biblioth. de Pau.

(5) Arch. B.-P., E. 2065, fo 155 ro.

(6) Arch. comm. de Pau, GG. 12, fo 68 yo. On trouve aussi le baptême de Jean de Biron, fils naturel de messire marquis de Biron et de Marie de Lapeyre, de Jardêres, le 20 janv. 1717, GG. 12, fo 48 ro.

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