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L HISTORIOGRAPHIE DE PARTI MODERNE EN GRANDE-BRETAGNE

vantage des tories (dans la version imprimée, et peut-être remaniée par une main étrangère, plus que dans le texte original) : on ne mettra pas en doute la vérité typique de ses peintures, au moins à partir du temps de Guillaume III.

"Il est assurément homme de parti. Il impute à ses adversaires les choses les plus insensées. Sa polémique contre les Papistes dépasse toute mesure. Il est toujours disposé à supposer chez les tories des mobiles impurs. Ce n'est pas miracle que les écrivains à leurs gages, comme Swift, aient répondu par les plus violentes injures à la publication de Vllistoire contemporaine.

La culture littéraire de Burnet est bien inférieure à celle de Clarendon. Son exposition est sans art. La narration est souvent délayée d'une manière insupportable. Il ne sait pas faire le triage entre les choses importantes pour l'histoire et celles qui ne le sont pas. Les portraits, qu'il insère à l'exemple de Clarendon, sont surchargés de détails inopportuns. Son style n'a rien de la grâce qui distingue l'Histoire de la rébellion. Clarendon était un cavalier, qui avait su s'assimiler bon nombre des qualités d'un homme du monde français ; Burnet était un ecclésiastique écossais de culture exclusivement théologique.

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