‹ Histoire de l'historiographie moderneChapitre 13 sur 341 · F*oggio · texte numérisé non relu

F*oggio

Potiiao-BRAcciOLiNi l'humaniste l)ien connu, estné en 1380 à Terranuova dans le territoire d'Arezzo, mort en 1459; il a été de 14d3 à environ 1458 chancelier de l'État florentin. Il écrivit à la fin de savie Uistoriarum Florentini populi II. VUI (1352 à 1455). Publié pour la première fois dans l'original latin par G.-B. Recanato, Venise 1715. Ensuite par Muratori 'Script, xx). Cf. G. Gervinus, Hist. Schriften (1833) p. 60 ss.

Aussi longtemps que la critique jugea les œuvres historiques sur leur style, comme les auteurs, de leur côté, n'avaient songé qu'à l'agrément de la forme, on mit généralement Poggio au-dessus de Leonardo Bruni (Monzani encore en 1857 dans le Discours que nous avons cité, p. 19). La langue de Poggio, disait-on, est plus pure, sa manière de s'exprimer plus claire et plus élégante. Cela est sûr ; mais on en a voulu trop conclure. Ce que Poggio gagne comme styliste, il le perd comme historien. Bruni était un écrivain sérieux, prenant un intérêt réel, quoique pas très profond, à l'histoire : Poggio n'y voyait qu'un genre littéraire. Il n'écrivit sans doute son Histoire florentine que parce que, ayant été nommé chancelier d'État, il voulait égaler comme historien son illustre prédécesseur, et même le surpasser par la qualité de son latin.

Si c'était là son but, il l'a atteint. Sa langue a une couleur plus classique que celle de Bruni, et comme il ne regarde qu'au style, la forme et le fond s'harmonisent mieux. Chez Bruni de bonnes dispositions pour l'histoire ont été étouffées par la rhétorique conventionnelle ; Poggio ne songe pas à donner plus que ne comporte la forme d'annales de Tite-Live. N'écrivant plus une histoire de Flo-

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