L'expansion he lhistûbiographie huimaniste
a. — Veï).i.st'.
Il est assez indifférent, au fond, de suivre tel ou tel ordre dans l'examen des États qui ont pratiqué les annales officielles. La priorité appartiendrait à Naples; je mets Venise en tête, parce qu'en aucun autre territoire italien le gouvernement ne s'est plus systématiquement occupé de l'historiographie humaniste.
Aucun gouvernement n'a mieux senti que la République de Venise que par ses historiens Florence avait devancé les autres Etats dans le maniement de 1 opinion publique. Aucun gouvernement, par suite, n"a essayé avec plus de méthode d'acclimater chez soi cette plante étrangère et ne l'a aussi longtemps cultivée. Depuis la seconde moitié du xv'= siècle jusqu au xviii* l'histoire de la République a 'été écrite en une suite presque ininterrompue par des historiographes officiels, d'abord en latin, plus tard souvent en italien. .
Voilà qui fixe déjà le caractère de cette historiographie. Pour la juger, il ne faut jamais perdre de vue qu'elle était à peu près exclusivement destinée à Vélranger. Le gouvernement ne se proposait pas d'instruire ses sujets, mais d'éclairer officieusement sur sa politique le public étranger. C'est par d'autres moyens que la littérature qu'il agissait sur ses ressortissants, et les hommes d'Etat vénitiens eux-mêmes puisaient les renseignements historiques dont ils pouvaient avoir besoin dans les relations des ambassadeurs et autres moyens pratiques d'orientation. Il ne faut donc pas chercher dans