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L HISTOIRE LITTÉRAIRE

divers membres de l'Ordre, rendit pour l'histoire de la littérature française (jusqu'au xii^ siècle) les mêmes services que Tillemont pour l'histoire des empereurs romains et Mabillon pour celle de l'Ordre des Bénédictins. Elle a les mêmes qualités, et aussi, comme histoire littéraire, les mômes défauts que ces deux ouvrages.

VHistoire littéraire prit pour modèle l'histoi^en de la littérature italienne Girolamo Tiraboschi. Sa Storia délia lelteratura italiana (d'Auguste au commencement du xviii^ siècle ; Modène, 1771) est peut-être une œuvre plus admirable, parce qu'elle n'a pas été composée par une Compagnie, mais par un seul homme. Ce n'est pourtant pas davantage une histoire. Ce n'est guère qu'un répertoire dressé avec un soin et une critique remarquables, un résumé de recherches personnelles et étrangères. Dans son enthousiasme pour la littérature nationale, Tiraboschi n'est pas d'ailleurs exempt d'un esprit tendancieux ; son impartialité n'égale pas celle des Bénédictins.

Les deux ouvrages traitent toute la production littéraire de leurs pays; non seulement les belles-lettres, mais aussi la littérature spéciale, les auteurs qui ont écrit en latin aussi bien que ceux qui se sont servis de la langue nationale. Elles sont donc en opposition tranchée avec les histoires littéraires écrites après le romantisme, qui ne voulaient que du populaire et, par une bizarre confusion d'idées, ne regardaient comme nationales que les œuvres écrites en langue moderne. On ne saurait guère contester que celte séparation arbitraire des connaissances historiques n'ait souvent nui à l'histoire de la littérature du moyen âge et de la Renaissance.

Il faut remarquer que les Français s'écartent de la méthode enregistrante en ce qu'ils insèrent au commencement de chaque siècle (VHistoire littéraire est, comme les Centuries, divisée par siècles) des chapitres indépendants oii ils essaient de retracer en un tableau d'ensemble la culture d'une période déterminée. Ces aperçus, intitulés Etat des lettres en France pendant le siècle, peuvent être

regardés comme les premiers germes d'une histoire savante de la civilisation.

Les travaux de VHistoire littéraire furent, comme d'autres entreprises scientifiques des moines de Saint-Maur, interrompus par la Révolution française. Ils furent repris plus tard par VAcadémie des Inscriptions, FnETER. 26

402 IllSTOIUE DE L IIISTOniOGRAl'HIE MODERNE

Le prtMiiicr rédacteur do la nouvelle série fut encore un lîénédiclin. Dom Urial.

Sur TuiAiioscHi, né 1731 à Bergame, professeur de rhétorique à la Bréra, nommé 1770 directeur de la bibliothèque de Modène, mort 1794, cf. Sandonnini, Commcmorazionc di G. T., 1894. En outre diverses publications de lettres : Corrispondcnza fra G. T., L. S. Parenti e A. F. Ansaloni 1894 [IL Deputaz. di Stor. patria per le prov. modcn.) ; (iuaitoli, Carteggio fra l'ahhate G. T., et Vavv. Eustachio Cabassi 1894-95, {Memonc storiche et Documenti siilla città e suH'antico principato di Carpi VI) ; G. T. leltere al padre Ireneo Affo, édition Frati, 1895, etc.

Tiraboschi eut aussi peu de prédécesseurs que les Bénédictins de Saint-Maur. L'archiprètre Crescimheni (né 1663 à Macerata, mort à Rome 1728}, connu comme fondateur de l'Académie des Arcadiens, avait, il est vrai, publié dès 1698 une Istoria délia volgar pocda. Mais outre qu'elle ne traitait qu'une petite partie de la littérature italienne, la matière y était entassée confusément et sans aucune critique. Bien que n'étant pas sans mérite pour un premier essai, l'istoria de Crescimbeni appartient vraiment encore à l'érudition indigeste du xvii'' siècle.

C'est la même méthode que suivit Sainte-Palaye. Jean-Baptiste de la Curne de Sainte-Palaye, né 1697 à Auxerre, mort 1781 à Paris, membre de l'Académie des Inscriptions et de l'Académie française. Le premier il traita pour lui-même un sujet d'histoire de la civilisation en puisant méthodiquem.ent aux sources (belles-lettres, monuments de droit, chroniqueurs). Ses Mémoires sur r ancienne chevalerie (Paris, 1759 à 1781) inaugurent l'histoire savante de la civilisation, comme VHistoire littéraire avait inauguré celle de la littérature. Ses principes sont ceux des Bénédictins; il est critique pour autant qu'il s'agit de remonter aux sources les plus anciennes, il rassemble un matériel aussi complet que possible, il s'applique à une interprétation philologique soignée (il travailla à un Dictionnaire historique de V ancien langage français, qui ne fut édité que de 1875 à 1882), et il est impartial, en tant qu'il ne cède ni à l'enthousiasme romantique de beaucoup de ses contemporains pour l'époque plus idéale de la chevalerie, ni au dédain sommaire que le rationalisme nourrissait pour cette même époque. Savants et ignorants, en France et ailleurs, puisèrent longtemps leurs connaissances sur la chevalerie presque uniquement dans l'ouvrage de Sainte-Palaye.

Les auteurs dont nous avons parlé jusqu'ici attachaient pour la plupart une plus grande importance à réunir un matériel complet qu'à le passer au crible de la critique. Nous allons signaler quelques ouvrages qui regardent comme leur tâche principale de soumettre à la critique les sources et la tradition.

Saint-Maur a peu fourni à cet égard. L'honneur d'avoir fait la première grande entreprise de critique des sources revient aux Jésuites.

a. — Les Acta Sanctorum.

Si les Bollandistes n'avaient poursuivi d'autre but que de recueillir aussi complètement que possible les matériaux pour l'histoire des Saints, les Acta Sanctorum Ccommencés 1043 à Anvers par le Jésuite BoLLAND, interrompus en 1794 quand ils étaient arrivés au 14 octobre, repris en 1837 à Bruxelles) ne mériteraient pas plus que d'autres publications de sources d'être mentionnés ici. Mais ces Acta avaient un but plus élevé. Ils poursuivaient une tendance apologétique. Ils cherchaient à justiiier le culte des Saints contre les attaques des Protestants et des Humanistes en sacrifiant le plus possible des légendes susceptibles de provoquer les railleries des adversaires.

Souvent ils pouvaient se contenter pour cela des ressources de la critique historique ordinaire. Les stupides fables de Saints qui avaient excité les risées des humanistes, proviennent pour la plupart d'une période plus récente de la formation des légendes, et pouvaient pour des raisons scientitiques être jugées moins dignes de foi que des relations plus anciennes et plus simples. Mais on peut dire quand même que les prolégomènes dont les Bollandistes font précéder la biographie de chaque saint sont les premiers exemples d'une critique méthodique des sources. Pour la première fois on y faisait sur un grand pied la tentative de ranger les témoins systématiquement d'après leur ancienneté et le degré de créance qu'on leur accordait. (Cf. Abbé Pitra, Études sur la coltection des Actes des Saints. 1856 ; Pvenan, Études d'histoire religieuse, p. 301 ss.)

404 iiiSToinE DE l'historiographie moderne

Les Bollaiiclistes inaugurèrent la critique historique savante, mais ne la développèrent qu'autant qu'elle était compatible avec les principes de leur Ordre. Elle ne prit un plus vaste essor qu'une fois tombée aux mains de laïcs et d'ecclésiastiques mondains.

b. — Bayle.

C'est la coutume de voir en Pierre Bayle (né 1647 au Caria, mort en J706), un précurseur du rationalisme. Cela peut être juste tant qu'il s'agit du rationalisme en général. Mais on ne peut guère comparer la critique érudite de ce publiciste libre penseur avec l'historiographie du rationalisme et son principal représentant. Voltaire. Même les idées que Voltaire historien a pu emprunter à Bayle sont chez lui tout autrement développées et fécondées pour l'histoire. Combien Voltaire, par exemple, a établi l'utilité et la nécessité politique de la tolérance autrement que l'auteur du Dictionnaire historique et critique !

Avant tout, le scepticisme historique de Bayle n'a rien de commun avec la critique objective de Voltaire et du rationalisme. Voltaire s'était fait, d'après ses propres expériences pratiques et celles d'autrui, des idées fermes sur ce qui était historiquement possible ou non, et il critiquait d'après cela la tradition ; Bayle était un érudit, qui doutait de l'exactitude des récits traditionnels parce que les autorités se contredisaient entre elles. L'un partait de la vie, l'autre de la littérature. Les recherches historiques doivent beaucoup à l'immense étendue des lectures de Bayle et à son talent infatigable ; quant à la connaissance de l'histoire, il l'a peu avancée.

D'autant plus que Bayle n'avait pas l'universalité d'intérêt qui distingua Voltaire et d'autres historiens de son bord. Il n'a nullement élargi le cercle de l'histoire. Les princes, l'Eglise, les savants, voilà pour lui les trois éléments qui composent l'histoire. Il ne s'intéresse pas du tout aux problèmes économiques ou sociologiques. A cet égard encore l'historiographe du rationalisme n'eut rien à apprendre de lui.

Pas davantage pour le style. La manière diffuse et informe de Bayle forme le plus fort contraste avec le style épigrammatique des rationalistes.

Quelque différence qu'il y ait entre son scepticisme religieux et la pieuse crédulité des moines de Saint-Maur, Bayle appartient tout à fait à l'école érudite dont Tillemont et Mabillon sont les représentants typiques. Les fouilles historiques faisaient sa joie ; elles avaient presque leur but en elles-mêmes. Sa critique historique non plus ne poursuit pas un but déterminé. Il ne diffère des Bénédictins qu'en ce que sa malignité ne s'arrête devant aucune autorité, même la plus sacrée, et que, soit dans ses attaques, soit dans ses apologies, il se laisse aller au paradoxe plus qu'il ne convient à une étude sérieuse. Ses œuvres dénotent bien que leur auteur dépendait du public et des libraires : il lui fallait frapper et attirer les lecteurs par des exagérations piquantes, et il prétend céder au désir de son éditeur quand il se livre aux fréquentes digressions de son Dictionnaire sur le terrain erotique.

Bayle a plus énergiquement et plus efficacement que I^s moines de Saint-Maur mené la campagne contre la polyhistoire sans idée et docile aux autorités, qui depuis le milieu du xvi^ siècle avait retenu dans ses liens la plus grande partie des historiens. Il a provoqué parla mainte recherche utile. Mais il a rendu peu de services à l'histoire elle-même. Sa critique historique manquait d'idées et de méthode.

Le principal ouvrage de Ba^'le, le Dictionnaire historique et critique (Rotterdam, 1695 ss.) n'est pas un dictionnaire complet, il se propose seulement de rectifier et de compléter le dictionnaire de Moréri. Un livre important pour les vues historiques de Bayle est sa Critique générale de l'histoire du Calvinisme du Père Maimbourg (Amsterdam 1682; cf. ci-dessus, p. 332). Cf. sur Bayle le livre de A. Gazes, P. B., (1905) qui est un panégyrique et qui donne en partie la littérature ancienne.

Deux autres écrivains manièrent avec une indépendance bien plus radicale les armes delà critique savante contre la conception traditionnelle de l'histoire.

c. — Beau fort.

L'un, Louis de Beaufort, mort en 1795 à Maestricht, est l'auteur d'une ingénieuse Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siècles de Vhisloire romaine (Utrecht, 1738 ; remaniée, La Haye, 1750), remarquable surtout en ce que la critique historique, avec lui, n'abdique plus devant l'histoire de l'antiquité.

Beaufort n'était rien moins que sceptique ou rationaliste. Il ne s'attaquait qu'avec précaution à l'autorité des Anciens. Son opposition, pas plus que celle de Bayle, ne partait de scrupules historiques. S'il rejetait les récits de Tite-Live, ce n'est pas parce qu'ils lui semblaient heurter la vraisemblance ou la possibilité ; ce qui l'inquiétait, c'était les contradictions des auteurs anciens eux-mêmes, c'était les indications de Tite-Live et de Polybe qui permettaient de conclure que sur les premiers siècles de l'histoire romaine il ne pouvait exister de témoignages authentiques. Au fond, il ne combattait qu'avec les armes critiques fournies par les historiens anciens. Mais il n'en fallait pas moins un très grand courage pour oser s'en servir loyalement.

Beaufort osa critiquer des historiens anciens avec autant d'indépendance qu'il aurait critiqué des modernes. Il put émettre l'hypothèse que maintes fables racontées par Tite-Live n'étaient que des faux patriotiques. La rupture avec l'humanisme que signalent, au fond, les efforts de l'école érudite, n'éclate nulle part aussi clairement que dans la Dissertation de Beaufort.

Pas plus qu'un autre contemporain, Beaufort n'a construit une critique positive. Il ne se contenta pas, il est vrai, de rejeter comme manquant de témoignages la tradition romaine, il chercha à en expliquer la genèse. Il indiqua comme sa source probable les légendes grecques sur des fondations, les discours funèbres, les vieux chants, les tentatives d'interprétation des surnoms, et surtout les traditions des familles. Mais quand il crut avoir prouvé qu'on ne pouvait se fier à l'ensemble des traditions sur les cinq premiers siècles, il tint son travail pour achevé. Il ne songea pas qu'il pouvait y avoir dans les fables qu'il rejetait un noyau historique. L'imagination constructive lui manquait, ainsi qu'à tous les disciples de l'école savante. Du moins on ne lui refusera pas l'éloge qu'il n'a pas prêté la main à un timide compromis.

Cf. Taine, Essai tur Tite-Live, chapitre ni, |1. — L'importance des Cantica pour l'origine de la tradition romaine, ainsi que rincertilude des renseignements sur l'époque qui a précédé l'invasion gauloise, avaient été indiquées avant Beaufort, entre autres par Perizonius [Animadversioaes historicse, Amsterdam 1685, chap. v et vi). Mais dans ses Remarques surchargées d'inutiles détails archéologiques le philologue hollandais n'avait pas usé d'une critique aussi tranchante ni aussi systématique

que celle de Beaufort. Ce dernier seul a changé des notes occasionnelles en une attaque de principe et en a tiré les conséquences critiques.

d. — Dubos.

Presque en même temps parut en France la première histoire constitutionnelle critique qui mérite ce nom.

L'abbé Jean-Baptiste Dubos (1670 à 1742 ; d'abord diplomate, plus tard secrétaire perpétuel de l'Académie française) , l'auteur de VHistoire critique de V établissement de la monarchie française dans les Gaules (Amsterdam, 1735), est un des historiens les plus remarquablement doués du xviii'' siècle. Il est le premier historien des institutions qui suive avec indépendance des principes historiques. L'ancienne école juridique des historiens français avait cherché dans l'histoire des Mérovingiens des précédents pour les questions constitutionnelles du présent; les rationalistes plus tard se servirent de l'histoire pour lui emprunter des inspirations et des témoignages sur des réformes politiques. Dubos était fort éloigné de l'une et de l'autre tendance. Il voulait simplement apprendre ce qui s'était passé. Sa thèse — l'opinion que l'administration impériale romaine n'avait jamais été supprimée en Gaule, mais seulement transformée par les Mérovingiens — n'avait pas grand'chose à faire avec la situation politique du jour.

L'abbé Dubos était d'ailleurs plus qu'un collectionneur d'antiquités. C'était un savant et consciencieux travailleur, qui pouvait se mesurer avec les Bénédictins. Mais il n'en resta pas à leur cri' tique extérieure. Intelligence claire et sobre, douée d'un coup d'œil juste sur les réalités de la vie politique, il abordait les sources avec un jugement indépendant et repoussait les explications trop simples des dilettantes aussi bien que les divagations romantiques. Il ne se faisait pas plus scrupule qu'après lui Voltaire de comparer des peuples exotiques aux européens. Il avait le sentiment que de grandes transformations dans la vie des peuples ne s'opèrent que peu à peu. Il s'en faisait une idée plus claire, comme aussi de la nature du développement historique, que n'importe quel rationaliste. On ne peut le comparer à cet égard qu'à Môser, qui, comme Dubos, avait eu des fonctions politiques. L'historien d'Osnabruck était aussi

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isolé parmi ses contemporains allemands que Dubos au milieu des Français du xvni^ siècle.

Dubos venait trop tôt, et il en a pâti. C'est à peine s'il a laissé des traces dans l'histoire de l'historiographie. L'ancien temps ne s'intéressait pas à des recherches sur les constitutions dont les résultats ne touchaient pas au droit actuel ; le romantisme seul a plus tard soutenu la thèse que l'histoire du droit national devait être le fondement de la véritable conception historique du droit. En outre Dubos ne se souciait pas du tout de faire des concessions au public ignorant. Son Histoire critique suppose la connaissance des faits extérieurs. On peut l'appeler un recueil de considérations et de recherches critiques sur l'histoire constitutionnelle plutôt qu'un exposé de l'ancienne histoire de la France. S'il n'a presque pas eu d'influence sur son temps, c'est précisément parce qu'il anticipe sur la méthode du xix" siècle : il est un des rares historiens anciens qui, non contents de combattre une opinion qui leur semble erronée, en poursuivent systématiquement l'origine. Le Rationalisme l'a négligé; Montesquieu seul s'explique avec lui, d'une façon très peu satisfaisante, dans l'Esprit des lois. Les savants, d'autre part, ne s'occupèrent pas sérieusement de lui, parce que sa thèse poussée, sans égard pour les opinions traditionnelles, à ses dernières conséquences, prenait à leurs yeux une tournure paradoxale : il en est à peu près ainsi de Fiistel de Coulanges, auquel il est en général apparenté.

Ces idées sur la méthode scientifique de Dubos ne sont pas en contradiction avec le fait que son ouvrage devait être autre chose qu'une simple étude, savoir une réplique dans le sens monarchique à l'ouvrage du comte de Boulainvilliers écrit au point de vue aristocratique : Histoire de l'ancien gouvernement delà France (1727 Amsterdam et La Haye). — Cf. sur cette querelle surtout -Vug. Thierry dans ses Considérations en tète des Récits des temps mérovingiens (1840), 65 ss.

On trouve les germes d'une critique indépendante de la tradition sur l'histoire des Francs, longtemps avant Dubos, chez Adrien Valesius (Valois, 1607 à 1682, historiographe royal). Toutefois ses Rerum Francicarum libri (jusqu'à Pépin; Paris 1646 à 1658) ne s'étendent pas sur des questions d'histoire constitutionnelle.

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