Schlôzer
August Ludwig Schlôzer, né 173b à Gaggstadt, principauté d'Hohenlohe, fit d'abord des études théologiques et orientalistes, précepteur 1755 à Stockholm, puis vie errante, 1761 à 1 769 à Saint-Pétersbourg, 1769 à 1809 à Gœttingue comme professeur d'histoire. Nombreux écrits, la plupart de faible étendue. Pour notre but le plus important est Vorstellung sciner Universalhistorie (Gœttingue 1772; suivit 1773 une deuxième partie, qui n'est qu'une réponse à une récension de Herder dans les Frankfurter Gelehrte Anzeigen 1772, 60. Stûck). Schlôzer essaya plus tard d'exécuter le programme qu'il avait lancé dans cet écrit ; mais sa Weltgeschiclde nach ihrea Hauptteileii im Auszage und Zusaimneahange (1785 à 1789) s'interrompt à l'année 500 ap. J.-C.
Parmi ses autres ouvrages, ceux qui touchent à l'histoire de Russie méritent surtout d'être mentionnés. Schlôzer avait reçu de Catherine II le mandat de travailler l'histoire (ancienne) de Russie. Les fruits de ce travail sont: Neuverândertes Russland, Leipzig 1766 à 1772; Geschichie von Russland, 1769 ; l'édition de Netitor, Gœttingue 1802 à 1809 etc. ; on peut y comprendre AUgemeine nordische Geschichie (Halle 1771). Schlôzer publia encore Summarische Geschichte von Nord-Afrika (Gœttingue 1775) ; des contributions à l'histoire des Osmans et des Mongols sous le titre de Kritisch-kistorische Nebensiunden {Gœtlingue 1797) etc. — Nous ne pouvons parler ici de l'activité de Schlôzer comme publiciste, qui a surtout rendu son nom célèbre de son temps {Staatsanzeigen 1782 ss.).
Sur Schlôzer historien il n'y a que le livre de H. Wesendonck, Die Begriindung der neueren deutschen Geschichtschreibung durch Gatterer und Schlôzer (1876), qui n'a guère de valeur que comme collection de matériaux. Aux travaux biographiques sur Schlôzer (énumérés dans A/Zgemeine deutsche Biographie) est venu s'ajouter récemment F. Frensdorff, Von und iiber Schl ., dans les Abhandlungen der G'^tting. Gesellschaft der Wissenschaften Phii.-hist. KL, N. F. XI (1909).
C'est Schlôzer qui adopta le plus complètement en Allemagne les principes d'histoire universelle et de politique historique de Voltaire.
Ils sont, il est vrai, chez lui plus étroits et grossièrement appliqués. Schlôzer était comme Voltaire partisan du despotisme éclairé. Comme lui il mettait l'ordre et la sécurité au-dessus de la liberté avec le