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losophie de Ihisloire romantique vis-à-vis de l'histoire d'Angleterre. Le premier grand théoricien de la théorie romantique de la prescription (Burlce) était originaire de l'Angleterre, et jusqu'en ces derniers temps les partisans de la doctrine romantique ont représenté l'Angleterre comme un pays modèle (H. Taine). On pouvait croire que, cela étant, ils auraient fait de T histoire d'Angleterre une étude approfondie et cherché à fortifier leur thèse de cet exemple. Il n'en a rien été. Ils n'ont jamais recherché sérieusement poui'quoi l'Angleterre, à la différence des autres États européens du xvii^ et du xviii'' siècle, n'est pas devenue un état à gouvernement absolu et à centralisation militaire, ils n'ont considéré ni les suites de la conquête normande (l'anéantissement du particularisme territorial), ni celles de la situation insulaire (dont l'importance militaire apparaît surtout depuis la réunion de l'Angleterre et de l'Ecosse). Ils aimaient mieux rêver d'un esprit populaire anglo-saxon, censé répugnant aux révolutions violentes et aux constructions spéculatives. Les Anglo-Saxons, qui depuis, en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis, ont risqué plus souvent que n'importe quelle race européenne des expériences politiques inspirées par des théories, sont devenus à leurs yeux les représentants du conservatisme politique, tandis que les Français, dont l'histoire est un vrai modèle de continuité politique, passaient pour des révolutionnaires nés.
La réaction contre l'histoire rationaliste ; le dogme de la nationalité. — La réaction contre V Aufklàning conduisit à des négations qui dépassaient le but. Telle était l'aversion des romantiques contre le Rationalisme, qu'ils ne voulaient pas se rattacher à Voltaire, à Montesquieu et à leurs élèves là où déjà ceux-ci avaient rompu avec les explications individualistes. Leur répugnance contre la politique utilitaire et par trop sage du despotisme éclairé et leur vénération pour les forces mystérieuses agissant dans l'histoire allait si loin que toute interprétation d'événements historiques qui reconnaissait des puissances autres que morales, leur faisait horreur. Les théories matérialistes du Rationalisme français ne sétaient-elles pas trouvées fausses ? Des puissances spirituelles que les rationalistes avaient mises dédaigneusement à l'écart comme des imaginations et des superstitions, ne s'étaiejit-elles pas montrées plus fortes que