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Un homme très cordial

5. Horace ne voulait pas faire saigner son cœur et il nous plonge ainsi dans une disposition d'esprit d'autant plus douloureuse... Il est toujours noble et aimable, seulement il a mal pris une époque malheureuse.

comptait pour rien la nationalité. Il n'a pas essayé de dériver l'hisloirc romaine d'un caractère national déterminé ou de la concevoir comme une idée qui se développe delle-mème, Comme Voltaire, il comparait sans scrupule les Romains à des peuples exotiques, par exemple les Mexicains. 11 ne suivit pas davantage l'école pragmatique. Il ne mettait pas, comme Machiavel ou Montesquieu, une combinaison politique raisonnée à l'origine du développement de l'histoire romaine. Il ne ramenait pas plus que Moser des mouvements historiques exclusivement aux habiles calculs de quelques individus. 11 considérait plutôt comme force motrice le conflit des intérêts économiques. Sa faiblesse est d'avoir^ visage ce conflit au point de vue éthique et d'avoir tenu pour funestes et immorales toutes les manifestations économiques qui supposent le commerce et la spéculation mercantile. C'est sa force d'être parti de la situation sociale et d'avoir décrit comme un cas typique l'évolution de Rome d'un Etat ao-raire à un Etat commercial, sans tirer, comme l'école de Rousseau, de principes généraux des constructions spéculatives.

La critique positive de Niebuhr. — Niebuhr se montrait encore dépendant de Môser en ce que pas plus que lui il ne comptait les idées religieuses comme des forces historiques. Mais il était tout à fait original dans sa méthode. Il chercha le premier à faire la lumière par la critique positive, c'est-à-dire l'analyse philologique des sources, sur une époque dont nous n'avons presque pas de témoignages. Il essaya de restituer toute une partie d'histoire au moyen des restes d'une bonne tradition qu'on peut trouver dans des formules incomprises, des maximes anciennes de droit, des données fragmentaires de grammairiens. Il a sondé la tradition quant à son ào-e et à son origine. Il a cherché à distinguer les faits qu'elle raconte selon qu'ils étaient de vieille ou récente acquisition, rhetorischer Flimmer ^ (I, 208) ou renseignements acceptables. Il a suivi l'histoire de la tradition et taxé certaines données de ge/lissentliche Anordnung eines religiôs an Zahlenheiligkeil hdngenden Sinnes- (I, 188).

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