Qui ne peuvent jamais être l'œuvre d'un individu
2. Une œuvre d'art, que crée et présente constamment la nalion entière dans son unité (III, 19).
chargé de cours 1848, puis 1858 professeur en titre à Kiel, appelé 1862 à Kônigsberg, 1872 à Berlin, où il mourut 1880. Ainsi que son maître il conçut l'histoire de Home comme l'histoire de la classe paysanne romaine, et demanda que tout exposé fût précédé d'une étude exacte et systématique des sources. Malheureusement, comme plusieurs autres disciples de l'école de Niebuhr. il ne sortit pas des études critiques et des monographies.
Les deux cours publiés après sa mort par des élèves, Geschichte des deutschen Voîkes bis zum Augsburger Religionsfrieden édit. Matthai 1883 à 1885 et Geschichte der Rômischen Hepublik, édit. G. Thouret 1884-1885 montrent que Nitzsch aurait pu se distinguer comme narrateur. Contrairement à l'historiographie politique libérale, il ne perdit jamais de vue la pensée féconde de Môser et de Niebuhr, que le développement politique s'appuie sur des changements économiques. Il aspirait comme Niebuhr à une vue concrète des choses. On aura toujours à regretter qu'il n'ait pu mettre lui-même la dernière main à son Histoire d'Alleinagne. Quelque habilement qu'aient été publiés ses cours, ils laissent trop voir, indépendamment de la justesse de certaines théories favorites, que Nitzsch n'était pas complètement maître de son sujet. Il en savait assez pour un professeur, trop peu pour un savant chercheur. On s'aperçoit surtout dans les dernières parties qu'il puise souvent à des sources de seconde main. C'était inévitable; mais il s'ensuit que les ingénieuses constructions de Nitzsch sont en grande partie bâties en l'air.
Cf. Jastrowdans Allg. Deutsche Biographie (1886) et G. von Below dans Archiv. fur Kulturgeschichte VIII (1910), 305 ss. (Lettres de Nitzsch à Maurenbrecher). Autres lettres : ibid. X, 49 ss.; t. 41 de la Zeitschrift fiir Geschichte von Schleswig-Holstein et dans la Konservative Monatsschrift, 1913.