‹ Histoire de l'historiographie moderneChapitre 30 sur 341 · Merula · texte numérisé non relu

Merula

Giorgio de' Merlani, latinisé en Merula. Né 1420 à Alexandrie, professeur d'humanisme d'abord à Venise, puis à Milan, où Ludovic le More l'avait appelé et où il mourut, 1494. Composa : Antiquitates Vicecomitum 11. X (depuis les plus anciens temps jusqu'à 1322). Sans doute achevé déjà 1486 (v. Tiraboschi s. v.). l"^ édition Milan, 1500; puis aussi chez Graevius Thés. Ant. Ital. III. Pour la biographie, F. Gabotto et A. Badini, Vita di G. M., 189i.

Prétendue continuation des Antiquitates (2« Décade liv. l à IV) chez Muratori, Scrip. XXV.

Simonetta avait dû à la faveur des circonstances de sa vie de pouvoir dépasser le niveau des annales. Son cas est exceptionnel. L'histoire des Visconti, que rédigea son contemporain Merula, est d'une honnête médiocrité.

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Hors une solide culture humaniste, Merula n'avait aucune des autres qualités de l'historien. Quand son protecteur Ludovic le More, qui aimait à se poser devant le public comme descendant des Visconti, lui confia la mission d'écrire l'histoire de ses prétendus ancêtres, il n'était préparé, comme Sabellicus, qu'à la partie formelle de sa tâche. Aussi son œuvre fut ce qu'on en pouvait attendre,

Merula pouvait se permettre la critique là où la dynastie n'était pas en cause. Il pouvait rejeter carrément les fables médiévales sur la fondation de Milan, et par exemple aussi la donation de Constantin. Mais il lui fallait répéter dévotement les traditions généalogiques des Visconti et leurs fables héraldiques ; il lui fallait couvrir d'éloges les rois des Lombards, dont étaient censés descendre les comtes d'Angheria, les Visconti de plus tard. L'histoire de la ville cède le pas à la glorification de la dynastie. Le sentiment de légitimité des Sforza s'était joliment affiné depuis que François Sforza avait livré le dernier des Visconti à la rancune de Decembri ! (voir ci-dessous, p. 121 s.).

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