DEUXIÈME PARTIE
endant la période révolutionnaire, de grands chanïents eurent lieu dans le mode d'administration de spice de Charité. Le nom fut changé en 1792 et T spice de Charité des paroisses de Saint-Sulpice et 1 Gros-Caillou prit le nom d’hospice de l'Ouest. Bien- Ôt après, on ne trouve plus de trace du loyer; il est ïrobable que limmeuble fut compris dans la confisca on des biens meubles et immeubles appartenant aux grés (décret du 27 juillet, 2 septembre 1792). D'aïls, plus tard (7 messidor an IX), on attribua aux
Le citoyen Audin Rivière, qui visita l’hospice en 98 (1), se plaint amérement du manque d’air dans salles, malgré les fenêtres latérales placées les unes | ace des autres. L’air ne se renouvelle pas assez, » Car les fenêtres sont trop haut placées et le
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sant. Il fait aussi remarquer que les femmes convale centes ne peuvent se promener faute de préau, ce qui est.très regrettable et très injuste. Nous avons dit que “4 peu de temps après on installa un préau sur un terrain pris aux Enfants-Malades.
Audin Rivière nous apprend encore que les huit lits @ destinés aux femmes blessées sont prêts, mais le22 pue | viose an Il, ils n’étaient pas encore occupés. De plus, le certificat du curé de Saint-Sulpice est remplacé pa i celui de pauvreté absolue, délivré par la section res- 1 pective de l’individu malade.
D'autres changements, bien plus importants et qui eurent leur effet sur tous les hôpitaux, furent opérés, vers celle époque. Faute d’argent, dans ces temps diff ciles, où la France était forcée d’improviser des armées sans avoir toujours de quoi les nourrir, un arrêté du Directoire du 19 frimaire an VIT mit les hôpitaux et le hospices à l’entreprise. Les entrepreneurs admis pa décret du 9 ventose an VIT étaient au nombre de ci réprésentant pour la plupart des compagnies dont ils étaient les directeurs ou les hommes de paille. L’entre prise devait cesser le 1° germinal an X. Mais bientôt 1 S plaintes et les réclamations surgirent de toute parts Les malades recevaient des rations insuffisantes ou de! mauvaise qualité, à moins qu'ils n’en reçussent pas du. tout ; aux réclamations des directeurs des hôpitaux de la Ce administrative, les représentants de l’entreprise répondaient que l'Etat était en retard pour le paiement des fournitures. livrées et que l’on ne pou- |
‘yait se montrer exigeant pour lexécution des engagements, puisque l'Etat ne tenait pas les siens. | Ce fâcheux état de choses ne pouvait subsister; pour se rendre un compte exact des avantages etdes inconvé- -nients respectifs des divers régimes proposés pour l'administration des hôpitaux, on fit l'essai de trois “régimes: régime paternel, régime de la régie et régime de l’entreprise. L’hospice de POuest eut le bonheur | d’êre mis au régime paternel (1).
Comme preuve de la supériorité du régime paternel sur le régime d'entreprise, il suffit de dire que le pre— mier semestre de l’an X, où l’on était encore à l’entreprise, coûta 22,850 francs, tandis que Le deuxième se- mestre, où l'on avait adopté le régime paternel, ne revint qu'à 8,804 fr. 12; cet excellent résultat fut dû aussi à l'administration intelligente de lasœur Clavelot qui avait beaucoup plus de liberté d’action sous le régime paternel. Cette sœur, dont on fait les plus grands éloges, remplaça M°° Braujon (2) en 1791, resta sur la brêche pendant la révolution et conserva les fonctions de supérieure jusqu'en 1820. Néanmoins, malgré la bonne administration de cette respectable dame, comme
la Maternité, lesVénériens, nel « on entend que l'ad-
(1) De même que la Salpêtrière, Beaujon et Cochin. Par régime pater « ministration fournit directement à chaque hospice ce qui « lui est nécessaire, soit par des marchés partiels, soit par « des marchés généraux, aveë un boucher par exemple pour « toute la viande à fournir dans les hospices. »
(2) Qui elle-même avait succédé à la sœur Cassegrain,
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les vivres avaient angmenté en l’an X, la journée malade venait à 1 fr, 16.
En l'an X, on fit de nombreuses réparations, les . salles n'avaient pas été blanchies depuis douze ans, on les reblanchit à la chaux ; pour ce travail on employa les vieillards de Bicêtre qui s'en acquittèrent à la satisfaction générale. ,
À cette époque, le médecin et l'élève en chirurgie avaient des appointements plus élevés qu’au début; le premier touchait 1500 francs, et le deuxième 500
francs (1).
En l’an XIII, on avait reçu d’
urgence 402 hommes, 453 femmes et 5 militaires; le bureau central venant
d'être établi y avait envoyé et fait admettre 55 hommes = et 148 femmes. A la suite dela création du bur iral le nombre des malades car on à beaucoup moins
eau cen= diminue dans les hôpitaux de ces piliers d'hôpital qui Sortaient d’un établissement Pour rentrer Au bureau central, par lequel ils étaient ser, on les reconnaissait, et de cette ma
vait leur refuser des lits utiles à des gen malades,
En 1802, le Conseil général des hôpitaux qui avait Fe remplacé la commission administrative, depuis Le | 27 mai 1800, voulant rendre à M°° Necker, morte en 1794, aux environs de Lausanne, un témoignage éclatant de gratitude, pour la charité et.le dévouement dont $
(D) Médecin : M, Mongenot, 1,500 fr.
Chirurgien : M. Maret, payé à l'hospice des Ménages, Elève en chirurgie : Nicod, 500 fr. k
dansun autre.
forcés de pasnière, on pou- qu svéritablement
lle n’ avait cessé de faire preuve envers les malheu= reux pendant son séjour en France, décida que l’hospice de l'Ouest quitterait ce nom et prendrait celui de M°°-Necker. Certes la mesure était juste, aussi futelle très applaudie, car M”° Necker, sous ses appa- rences froides, avait su se faire aimer et avait laissé un - souvenir impérissable au cœur des malheureux. Mais M°* Necker n’est pas en réalité la fondatrice de l’hôpital qui porte son nom; ear enfin, elle n’eut absolu— ment rien à débourser, puisque les fonds sortirent de la caisse de la loterie royale; elle donna ses soins, s’occupa de la direction de la maison, aplanit bien des dif- . fcultés, mais elle n’a pas réellement droit au titre de fondateur de hôpital. En résumé l’on peut dire que M" Necker organisa l’hospice, mais ellenele fonda pas. Comme les mêmes causes subsistaient toujours, la mortalité n'avait pas diminué; voici depuis l'an IX - jusqu’en lan XIII, le tableau qui nous est fourni par Camus et Duquesnoy. Il nous a été impossible malgré toutes nos recherches de nous procurer la mortalité de | 2 l’hospice de 1789 à 1799. Mais on peut remarquer que nous retrouvons en l’an IX à peu pres la même mortalité qu’en 1788, et il est probable que, pendant les quelques années qui nous manquent, elle avait dû se tenir dans les mêmes limites.
Malades ‘ er Années. existant Hntrées. Sorties. Morts. Restant, Mortalité. — aulrdel'an — = —
An IX, 92 1272 1139 155 120 1 sur 8.35 Pan X. 120 1110 945 171 104 1 sur 6,53 ” An XL 104 1063 837 210 120 1 sur 5 An XIT, 1100 8382 104 186 122 1 sur 4.78 ‘An XIII. 12 943 791 148 116 1 sur 6,34
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de En l’an 1813 (1) on fit quelques réparations; le réser- rs 4 voir d’eau est mis à neuf ; mais en 1814, on se livre à
54 des améliorations nécessaires depuisla fondation de he D:
-tablissement; le plafond de la salle du premier étage ‘2 est enlevé pour donner plus de hauteur et les croisées qui étaient très élevées au-dessus des planchers, sont considérablement abaissées pour permettre à l'air vicié -de se renouveler plus facilement ; c'est aussi à la Se époque que le terrain contigu appartenant aux Enfants- .Malades est transformé en préau pour les femmes; a 4 é
2 qu'alors les convalescentes n'avaient pu se promener = à cause de la séparation rigoureuse des deux sexes. S En 1815, il y a dans l’hôpital Necker 136 lits ainsi “à = + n œ. repartis (1).
pe tiens, 12 blessées.
: 4 15 convalescents. 15 convalescentes, L 36 malades ord. hommes. pes 44 malades ord. freutest Done È s. Total. 65 hommes Total. A. femmes, 481
Ces malades sont dans des lits de trois pieds d “ large, avec des rideaux blancs l'été et bleus l'hiver et. entre chaque lit se trouve un espace de trois pieds ; de :. plus, entre chaque rangée de Lits, il y a un autre espace | de huit pieds, On voit que les malades, sous le rapport k ; de la quantité d’air, n’ont pas encore une ration suffi- - É
Sante ; on réclame aussi une salle de bains, une salle :
de rechange, et on indique même l'emplacement qui 4
(1) Rapport au Conseil général des hospices par un de ses <e LS membres, 1804-1814.
ervir à cet usage, c 'est la chapelle. Ces réclamations sont faites dans un rapport au Conseil
g'éné- | ral des hospices, par un de ses membres (1814); il va
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e saus dire que, malgré la facilité du fait, la chapelle ne | = fui pas déplacée. a Nous ne voulons pas suivre année par année et pierre | par pierre les transformations de l'hôpital Necker. - Nous les examinerons rapidement, sauf à revenir plus tard sur les travaux qui mériteraient une description plas “approfondie.
- Au début le nombre des lits était de 120, augmenté es progressivement de 8 lits en 1782, de 8 autres en 1812. É Le 1* janvier 1814 il y en avait 140 (1), et quand lin- ee -vasion avec son cortège de misère et de ruine vint —- | amener le typhus à Paris, au milieu de l’encombre- = > ment terrible des autres hôpitaux, Necker dut à l’exiuïté de son local de n’avoir pas de militaires ; aussi le fléau dévastateur, qui fit tant de victimes dans les autres maisons hospitalières, épargna l'établissement de la rue de Sèvres. Cependant une sœur fut atteinte, “mais en guérit.
Mais si les malades de Necker furent épargnés par 2 4 Lu la mortalité malgré cela fut très élevée, car 3 4 la population qui venait de subir les épreuves et les - malheurs d’une longue guerre fournissait comme mor— 3 4 talité la proportion ne de 1 sur 4 1/2, 1 sur 5, 3 4 et il faut aller jusqu’en 1820 pour trouver la propor- Se
;. < tion de 1 sur 6,25.