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À cette époque (1820) la sœur Clavelot se sentant vieillir demanda sa retraite et cessa de remplir les fonctions de surveillante générale, fonctions dont elle s'était acquittée pendant une trentaine d'années de manière à mériter le respect, estime et la sympathie de | tous. à Pendant quelques années lhôpital Necker ne subit … aucun changement; mais bientôt après, par suite de l'accroissement successif de la population avoisinante, le local devint tout à fait insuffisant; aussi le conseil 3 général d'administration décida d'agrandir l’établissement et d'augmenter les lits de manière à en doubler le nombre. Les travaux commencèrent en 1827, furent
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terminés en 1839, coûterent 183,331 francs et portè-
rent le nombre de lits à 300. Mais les habitants du quartier ne profitèrent pas immédiatement des nouveaux lits, car à l'Hôtel-Dieu on avait dédoublé le bà-
timent Saint-Charles, qui interrompait sur la rive gau=—. che la communication des quais (1), et les malades qui … logeaient dans la moitié supprimée de ce bâtiment fu=. rent évacués sur Necker et sur Beaujon. Ce dernier 4 hôpital, qui venait aussi d’être agrandi, prit 108 ma= lades (2) et Necker en reçut 146 pour sa part. 4
Si le nombre de lits de l'hôpital se trouvait considé- rablement augmenté, en agrandissant l’hôpital on avait … faits d'autres améliorations. Ainsi, en 1841 la salle des bains avait été terminée, un amphithéâtre, une salle des
(1) L'emplacement de la moitié supprimée du bâtiment : Saint-Charles fut pris pour bâtir le quai Dupuytren. Es. (2) Fournel. Hôpital Beaujon, 1884.
| 1851, nouveaux travaux : On démolit trois salles, st diminue les cs de 77; mais en ne . nouveau
: De 3 lits nouveaux; en 1855, reconstruction.
ir de l’impasse de l’Enfant-Jésus, et en 1858 édilion du bâtiment de l'aile droite destiné au service ‘cuisines el au rt de . communauté; en
2 ns le chapitre suivant en donnant la du te F PE ri “actuel.
Ie PARTIE.
Hôpital Necker actuel, — Hygiène, chauffage, Fa ventilation, — Population, mortalité, — Ser-. vice médical, #
De l’ancien couvent des Bénédictines de Notre-Dame. de-Liesse il ue reste plus une seule pierre. Dans les. transformations qu'a subies l'hôpital tout a été succes= sivement démoli, puis rebâti. Aujourd’hui l'hôpital | Necker est un vaste bâtiment dont la façade, portant | le n° 151 de la rue de Sèvres, est en prolongement sur. cette rue avec le bâtiment des Enfants-Malades. At “à
dessus de la grande porte d’entrée on lit : Hôpi Necker 1779. Mieux vaudrait y voir 1778, ce se plus exact. É Les bâtiments, qui sont en profondeur et Derpend laires à la rue " Sevres, sont beaux et bien aménanagés, ils couvrent une superficie totale de 4,374 m. c.; « mais la superficie totale, en comptant les préaux, jar dins, ete, est de 20,130 m. c. L’hôpital offre l’aspe d’un vaste parallélogramme ouvert au sud, mais don les ailes sont reliées par un passage couvert servant de promenoir. En raison de l'encombrement ce pro- |
“3 dont 1: rez-de-chaussée comprend un vestibule, un loement particulier, la boucherie, une porte cochère accédant dans la cour de la cuisine, le réfectoire des gens de service, lelogement du garçon de bureau; le 1° étage st entièrement affecté à la communauté; le 2° étage +. est occupé par un pharmacien et par un chauffeur. À — gauche de l'entrée principale on voit : 1° un pavillon > faisant le pendant de la loge du concierge et servant e salle d'attente pour la consultation ; celle-ci se prolonge sous un bâtiment de deux étages symétrique à lui de la communauté et dont le rez-de-chaussée se mpose de deux cabinets, l’un pour les médecins, Vautre pour les chirurgiens ; le 1° étage est affecté à E, salle de garde et au logement des internes en médeine, le 2° sert de dortoir aux infirmiers (1). > Après avoir franchi la porte on pénètre dans la cour | - d'entrée : à gauche se trouvent, au-rez-de chaussée, la . pharmacie et le vestiaire des médecins; au 1* le lo- gement du directeur, au 2° celui de l’économe, des chambres destinées aux sous-employés et Le dortoir des … infirmiers. À droite de la cour d'entrée sont la cuisine et ses dépendances au rez-de-chaussée; le 1° et le 2 étage sont occupés par la communauté, sauf une - pièce réservée au service des infirmières veilleuses ( (1). La cour d'entrée est limitée au fond, entre la cui-
; 4 Cette énumération ainsi que certains passages qui Sui= vent sont empruntés à M, Bourneville. Rapport sur Ja cons- … truction d’un bétiment pour le service des morts à lhôpital
Door 1883.
uve : ri le élon du concierge; 2° un à bâtiment |
sine et la pharmacie, par un bâtiment ouvert au centre par un passage conduisant dans la cour d'honneur. | Aù rez-de-chaussée, à droite les bureaux du directeur … et de l’économe, à gauche celui des entrées; au-dessus, L 128 à l’entresol, des logements pour les employés; au 1° le . ? ; musée Civiale à droite, et la salle Saint-Vincent affec— tée au traitement des maladies des voies urinaires; à 2 étage la salle Saint-André (chirurgie hommes). La cour d'honneur a la forme d’un rectangle : elle … — est circonscrite à droite par le pavillon des femmes, à 4 LES gauche par celui des hommes, au fond par un bâtiment ur reliant les deux ailes, dont le rez-de-chaussée com= | prend à gauche les bains et l’amphithéâtre, à droite la lingerie, et dont le 1° sert de promenoir. ?
E— Entre l’amphithéâtre et la lingerie est un passage D: central conduisant à la chapelle. D LE __ A droite de la chapelle se trouve le laboratoire de clinique médicale; le laboratoire de clinique chirurgi- À 5e cale est placé plus loin. Dans le fond sont répartis l’an- 1 cienne buanderie, les écuries, le vestiaire des successions, les logements des sous-employés, la salle des | ER morts, etc. ; TRES Les magasins sont dans les caves. Les cabinets d'a Es sances sont disposés aux extrémités des salles ; réparés x | en 1881, ils possèdent deux sièges à l’anglaise dans deux cases séparées etsont pourvus d'eau et de vidoirs. … à Et maintenant que nous avons donné une description n. d'ensemble empruntée au Rapport sur l'hôpital Necker de M. Bourneville, nous allons revenir sur quelques RSA détails.
| Nr — Dans le bureau du direc-
ES ont D bigeance est connue de tous ceux qui approché, se trouvent le portrait de M"° Necker'et
ce ui de sa fille M de Staël. Ces toiles, sans signa res, sont accompagnées d’un tableau représentant une - salle de l’hospice de Charité en 1780. On y voit un - malade couché sur un brancard que deux hommes vien-
re
- nent d'apporter. Une sœur, sœur Cassesrain probable-
ment, et M** Necker donnent desconsolations au blessé
. Necker (?) se tient à côté d’elle, et plus loin
un médecin (M. Doublet?}) tâte le pouls à un autre
malade. La salle à l'air d’être encore assez haute, mais
les croisées sont petites et bien HS s ciels de
t, Ce tabjeau manque de mouvement et à vie; audessous on lit :
Monument immortel de l’amour de nos rois,
- Dôme offert aux guerriers vieillis par leurs exploits, Palais où leurs enfants s’exerçaient pour Bellone, Vous laissiez désirer d’autres grâces du trône, Sous un second Colbert, sous un nouveau Louis, Le pauvre est secouru, tous les vœux sont remplis,
(Offert à M. le Directeur général des finances par les Sœurs j de Charité de l'hospice en 1780.)
{7 Chapelle. — La chapelle est à peu pres insignifiante À et sans intérêt, Parmi les tableaux qui s'y rencontrent 4 un seul nous a paru digne d’attention : il représente la É. mise du Christ au tombeau. Cest un don de labbé Desportes en 1825. Il est regrettable que ce tableau ne soit pas placé de manière à être vu sous un jour conve-
nable. On trouve aussi dans la are et nous not demandons pourquoi, la statue d’Aaron et celle de M chisédech. |
Bains, — Le local destiné aux bains est petit et contient seulement 6 baignoires pour les hommes et 6.pour les femmes. C’est absolument insuffisant, et depuis deux ans que l’on donne des bains externes on voit tous les jours des trentaines de personnes qui après avoir ai-
tendu deux ou trois heures sont obligées de quitter la place sans avoir pris le bain qui leur avait été ordonné.
Il en est de même pour les douches et les bains de vapeur,
Service des morts. — Depuis longtemps les bâtiments destinés au service des morts avaient besoin d’être agrandis ; on y travaille en ce moment, et quoique les travaux ne soient pas complètement terminés, on peut facilement se rendre compte de leur état futur. Les bâtiments nouveaux comprennent une salle d’exposition, une salle des morts proprement dite, et une salle d’antopsie. De plus, il y a quatre nouveaux laboratoires (1) | et une salle destinée à recevoir le musée Civiale, à l’'étroit dans l’ancien local, De ces nouveaux bâtiments il n’y à pas grand’chose à dire, ils sont clairs, bien aménagés ct dans de bien meilleures conditions que les anciens ; cependant la salle du musée Civiale nous a
(1) Il existe déjà deux laboratoires pour les chefs de clin ï nique, avec les quatre que l’on construit, tous les médecins où chirurgiens auront chacun un labéFALOME spécial.
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on — Le personnel administratif comprend :) n directeur, un économe, un employé aux entrées, un expéditionnaire à | F'économat, un . de bureau Le
: late, D frmilste, sont chargées du service des 22 malades, et 7 ouvriers, chauffeurs, charretier, etc., 7 sont employés par l'administration pour les différents - services de l'hôpital.
__ Salles. — Les salles de l'hôpital Necker sont vastes,
etdetrois mètres de haut à peu près. Ces salles mesurent - environ 8 mètres de large et 5 mètres de haut. Ainsi les malades ont une moyenne de 48 mètres cubes d’air - par lit, et le seul reproche que l’on puisse adresser aux salles de AHAPIEE Necker serait d’être construites » de manière à contenir trop de malades. Ainsi dans les salles Saint-Jean et Saint-Luc qui ne sont pas séparéés et tiennent toute la longueur du bâtiment, il y à 54 place pour 60 malades. Ce chiffre est trop élevé, et il 2 vaudrait beaucoup mieux avoir des salles séparées, … n’ayant chacune qu’un petit nombre de lits.
Nous ne dirons rien de la propreté et de l’ordre qui règnent à Necker, Sous ce rapport, pas plus là qu'ail- - leurs, nul reproche ne pourrait être adressé à l’admistration, mais il est regrettable de voir dansles salles
3 — 60 ET | A soutenir les plafonds, la poussière doit s’accumuler dans ces angles, malgré tous les soins de propreté. DO
Aux documents, l’on trouvera un tableau donnant Le nom des salles, leur dimension et le nombre de mètres” cubes d’air à respirer par malade. Il est intéressant de comparer ce tableau avec celui donné par Tenon qui se trouve au commencement de ce travail.