‹ Histoire de L'Hôpital NeckerChapitre 4 sur 32 · HOSPICE DE CHARITÉ · texte numérisé non relu

HOSPICE DE CHARITÉ

Tnstitution, règles et usages de cette maison,

« Le temps par une gradation insensible tro o « et consacre les abus dans les meilleursinstitutions. « Les hôpitaux mêmes n’ont pu échapper à cette loi > « générale et ces monuments d'humanité sont devenus ï « en plusieurs endroits des monuments d’indifférence

« et presque de barbarie, N'’est-il donc pas nécessaire

< où du moins n’est-il pas utile de travailler à une réforme et de chercher à établir dans les maisons de charité plus d'ordre et d'économie? Peut-on voir, < säns être ému de compassion, les hommes entassés « dans un même lit, abandonnés à une malpropreté « qui révolte les sens les plus grossiers, et contraints, à < respirer un air corrompu qui détruit l'effet de tous les < remèdes ? Non, sans doute, et toutes les âmes sensi- É: « bles désirent avec ardeur de soulager ces infortunés;

- « mais s’être assuré des inconvénients d’une institu- % tion, ce n’est pas avoir prouvé qu’on peut en faire

impraticables et les calculs les plus exacts en spé-

culation varient dans l'expérience. Pour jeter done « quelque lumière sur des questions souvent agitées et € Jamais résolues, pour mieux connaître la dépense « des hôpitaux et le genre de soins qu'ils exigent, on » « à entrepris par ordre de Sa Majesté de faire l'essai « d’un petit hôpital de 120 malades, seuls dans un lit, « soignés avec la plus grande propreté, et toutes les < attentions nécessaires à leur rétablissement ; placés « dans des salles bien aérées, sans odeur (1), sans « bruit, servies par des sœurs de la Charité et par un « médecin etun chirurgien logés dans la maiso 1 etcon-

< une meilleure; les plus beaux projets sont souvent « «

« sacrés à cettesenle occupations nourris avec des ali- « ments les plus salutaires et traités avec les drogues « les mieux choisies, L'on à rempli toutes ces condi-

(1) Ce n'était malheureusement pas le cas des salles de l’hospice qui étaient fétides et sans air. (Clavereau. Mémoire sur les hospices, 1805.)

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