A REMPLIR
)N^ fait fçavoir que la Place de Compagnon Apothicaire gagnant Maîcrife , après fix années de fervice » à THôpital fnéral de Rouen , doit être mife au concours le fept Mai 1788 , tems du fleur Nicolas-Remy TAILLEFESSE , finiflant le 17 Avril ^ente année. Que ceux qui voudront y parvenir, par leur capacité expérience , aient à fe préfenter ledit jour fept Mai & jours vans s pour fubir les examens ordinaires & accoutumés.
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Les candidats pour lui succéder lurent Jean-François Aube, dllleville-sur-Montfort; Pierre-J.-B. Taillelesse, de Sommery ; Victor Arvers, de Châtellerault en Poitou, et Georges Lecroq, d'Angerville-rOrcher. Ce
fut Pierre Taillefesse, frère du précédent gagnant maîtrise, qui fut nommé, sur certificat de Daurignac et Hardi, médecins, Lechandelier et Lecarpentier, gardes apothicaires (11 juin 1788).
Peu de temps après il passa son chef-d'œuvre pour s'installer à Pont-I'Evêque. Ce fut le dernier des gagnant maîtrise. La période révolutionnaire fut le point de dépari d'une transformation du poste d'apothicaire de THôpital-Général, comme de beaucoup d'autres choses.
Citoyenne Desmarest. — Dans sa première séance du 26 pluviôse an II, le nouveau Bureau, composé des citoyens Roumy, Pinel, Lambert, Guttinger, Bellanger, Hays, Milcent et Arvers, s'occupa, entre autres nominations, de celle d'un pharmacien. Elle décida de différer jusqu'à ce qu'on ait les renseignements nécessaires pour le choix le plus convenable. Provisoirement, la place était suffisamment remplie, au gré de l'Administration, par celle des hospitalières qui en avait la charge. C'était la citoyenne Desmarest.
Les renseignements donnés sur son compte par le Directeur étaient des plus favorables, tant au point de vue de la conduite que des talents. Elle avait même obtenu un certificat de civisme. L'exemple qu'elle donnait ne pouvait qu'être favorable à l'Hospice. L'administrateur Bellanger lui rendait aussi le même hommage, et Maury assura au Bureau qu'elle avait des talents rares et précieux pour la pharmacie, tels qu'on n'en trouverait pas de semblables chez beaucoup
d'hommes (2 germinal). Le 5 germinal de cet an II (26 mars 1794), elle fut nommée pharmacien par la Commission qui, dans sa lettre d'envoi à la Municipalité, insiste sur sa bonne conduite, ses talents et les longs services déjà rendus. La nomination revint à la séance suivante, approuvée par le département.
La citoyenne Desmarest continua à gérer la pharmacie pendant toute la période révolutionnaire, et je n'ai pu trouver dans les documents de THospice, registres ou liasses, le moment où elle cessa ce service, ni la cause qui la fit remplacer. Il est possible qu'elle ait suivi Texode de toutes les offlcières laïques, qui succéda à la rentrée des religieuses. En tous cas, la première mention du service de la pharmacie après la Révolution ne se rencontre qu'en 1828. Cette année-là, le chirurgien en chef Blanche écrivit à l'Administration pour protester sur ce que le service de la pharmacie était confié à une des dames religieuses, quoique les lois et règlements sur le service de santé n'admettent, pour la confection des médicaments composés, que des pharmaciens ayant subi un examen.
En 1830, il fut décidé qu'il y aurait à l'Hôtel-Dieu une pharmacie centrale pour les Hôpitaux et les Bureaux de bienfaisance, sous le contrôle de Leroy. Ce pharmacien chef était chargé de l'inspection de la pharmacie de l'Hospice-Général.
Le décret du 16 février 1831 créa une place de pharmacien et une d'élève en pharmacie à l'Hospice-Général, avec le logement, etc., pour les deux, et des appointements de 1,000 francs et de 200 francs.
Lemenu fut nommé le 4 mai sur une liste de trois candidats ; les aulres étaient Duparc et Legrip. Lemenu jeune fut nommé élève. Au bout de quelque temps, comme ils se plaignaient de ne pouvoir arriver à eux deux à remplir toute la besogne, suivre la visite et distribuer à temps les médicaments, on leur adjoignit un deuxième élève sur la présentation de Leroy. Ce fut Alexandre Dubreuil.
Lemenu, après avoir eu maille à partir avec TAdministration, parce qu'on Taccusait d'employer les enfants de la pharmacie pour ses courses personnelles, se maria en 1833 et se vit refuser Tautorisation d'introduire son épouse dans l'Hôpital. On lui donne une indemnité de logement et de nourriture; mais il acheta une pharmacie et donna sa démission.
Lemoine, premier élève, chargé de l'intérim, fut nommé à la place de Lemenu, contre Bertout, de Gonncville, et Persac, de Rouen. Les élèves étaient Manoury et Maubec. En 1834, on créa un jardin pour les plantes usuelles, qu'inspectait Leroy. On cultivait le raifort, le cochléaria, la chicorée sauvage, la menthe, la mélisse, la sauge, l'angélique, le romann, l'hysope, le thym, la ciguë, la belladone, l'aconit, etc.
Le règlement laissait peu d'initiaiive au pharmacien de l'Hôpital-Gcnéral, et Lenîoine, croyant avoir à se plaindre de vexations de la part de l'agent de surveillance, donna sa démission. Bertout prit la place, avec Picot et Hauguel comme élèves.
En 1840, Leroy obtint q^je les élèves en pharmacie des Hôpitaux de Rouen auraient au regard de l'Ecole
de Paris le ranj? de pharmaciens de deuxième classe.
Leroy étant décédé cette même année 1840, Thoret lui succéda comme pharmacien en chef des deux Hôpitaux, au traitement de 3,900 francs.
L'année suivante, 1841, Berlout, pharmacien de l'Hospice-Général, mourut et fut remplacé le 1" avril par Allaire, qui démissionna plus lard et finit ses jours pharmacien rue Saint-Lô. -
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