L'HOTEL-DIEU A LA FIN DU XIV' SIECLE
Michel de Saissis qui avait fait exécuter ces travaux en grande partie tout au moins, gouvernait encore l'Hôtel-Dieu lorsque le 22 janvier 1378 Marie Senaud, femme de Hues Gornuel, « manant »(1) de la paroisse Saint Pierre à Montreuil, légua à l'Hôtel-Dieu divers immeubles à Enocq à la charge de deux obits annuels (2).
Il résulte de l'inventaire précité qu'en 1400 l'Hôtel-Dieu obtint du seigneur d'Enocq, pour son tenancier, de n'acquitter que le droit de « demy moultion au molin d'Anocq. » « Le tenancier de no censé de « Anoc, lit-on en outre, pœult et doibt mouldre après celui qu'il trœuve « molant au molin d'Anoc et qui a mis en lentremnye. Et si ledit molin
(i) Le manant dans la commune était un étranger reçu à demeure jusqu'à ce qu'il obtint les privilèges de la bourgeoisie. Taillar, Recueil d'actes du xii* et xni« siècle, introduction p. CCXVJ.
(2) B 16 Case 3.
« est despechie et il nest reliais de premier iour il pœut aller mouldre « où il lui plais (1) ».
Les lieux dits des dépendances de la censé d'Enocq, située entre les chemins d'Enocq à JirexenL et de la Grœuse » étaient : Le Carnp Cornu, la terre de Roussent, le Val Guillen, le Lieutren, le camp de la Savelonnière, les Epinettes (2),
Pierre ADAM
Par acte du 19 juillet 1379 passé devant Guillaume de Bainctliun, époux de Jehanne de la Porte demoiselle d'Espy, Jacques Passet et André, son frère, demeurant à Airon-IS'otre-Dame vendent à Pierre Adam 3 journaux de terre, situés àEspy auprès du Prê Saint-Wast,iQn\x du seigneur de Wailly de l'abbaye de Saint-Wast d'Arras(3).
Vers la même époque, Pierre Adam acquiert au même lieu de Jeham Gointeriaulx bourgeois de Montreuil, et de Montreuil, et de Jehanne d'Ivergny, son épouse, 18 journaux de terre nommés le Camp blé tenant aux prés de l'abbaye de Saint Wast et d'Aliame de la Porte et 16 autres journaux aussi à Espy au lieu dit Vestre Copin soumis à une redevance annuelle de 32 s. p. envers Jehan du Quesnoy, seigneur de Nempont (4).