‹ Histoire de l'Ile-aux-Coudres [microforme]Chapitre 23 sur 40 · M. MARIE-FRANÇOIS ROPIN, SEPTIË DE L/ILE-AUX-COUDRES · texte numérisé non relu

M. MARIE-FRANÇOIS ROPIN, SEPTIË DE L/ILE-AUX-COUDRES

M. Marie François Robin avai donné prêtre en France, le 21 ao et était arrivé en Canada le le tembre 1794, chassé de son pa} révolution.

Environ deux mois et demi ap:

part de M. Louis Antoine Langlo novembre 1802, M. Marie-Franço venait prendre poxsession de la l’Ile-aux-Coudres. Il est compté a des curés de cette paroisse, quoil ses actes de baptêmes, etc., etc., :

que le titre de missionnaire et di la puroisse de Suint-Louis de | Couires.

Soit par suite de ses missions uue autre raison, la santé de M était très-faible à son arrivée sur | se détériora chaque jour de plus jusqu’au commencement de févri Il fut alors obligé d'abandonner | du saint-ministère. Après quato de maladie, il fut visité par M.

curé de Saint-Pierre de la Baie-Sa et M. Jean-Bte-Antoine Marchet des Eboulements. Malgré la dif la travers 'e, M. Marcheteau revin conde fois, le 22 du même moi:

troisième fois, vers le 27, pour ad les derniers sacrements à son con lade,.

M. Robin mourut le dernier mois de février 1804, et fut inh du mois de mars par le même M.

teau, qui n'avait rien épargné pou son confrère voisin à so préparer 4 table jugement de Dieu.

Selon la teneur de l’act de 8 écrite par M. Marcheteau, M. Ri tait ‘ âgé que de trente-six ans ci et quelques jours, après un anett de desserte à l’Tle-aux-Coudres.”

M. Robin est le second prêtre dans la petite église de l’île,

Pendant s1 malulie, d'un mo M. Robiu eut le bonheur de re parmi ses paroissiens, un de ces de dévouement qui n'épargnent :

reudre service à leurs curés, Ce fut le vénérable Jean Lapointe

feu M. Epiphane Lapointe, ancien-curé de Rimouski.

Ce brave homme, qui demeurait à plus de trente arpents du presbytère, passa les jours et les nuits auprès de son curé mourant. De grand matin, il allait faire son train et revenait au presbytère pour y passer la journée, Le soir, ils retournait à sa maison pour soigner ses animaux et pour voir aux besoins de sa famille en bas âge, puis revenait passer la nuit au presbytère.

Ce fut lui qui ferma les yeux à M.

Robin, qui fitson cercueil, qui fut presque constamment agenouillé auprès de son corps inanimé, qu’il ne quitta qu'après l’avoir placé dans le repos de la tombe.

Le bon père Jean Lapointe ne se crut libre de se livrer exclusivement au soin de ses affaires qu'après avoir rendu ce dernier et suprême service à son curé, dont il avait été l’ami consolant et dévoué depuis son arrivée sur l’Ile-aux-Coudres.

Le premier acte de M. Marie-François Robin, inscrit sur les registres, fut celui du mariage de Joseph Harvay et de Marie- Anne Tremblay, le 15 novembre 1802.

Son dernier fut celui de la sépulture de Cécile Degagner, épouse de François Bouchard, âgée de 75 ans, du premier févrie.

+ La tradition rapporte que M. Robin reçut un jour la visite d'un de ses ge qui, entre nous, ne devait pas être le plus Jufé des habitants de l’Ile-aux-Coudres. On ne s'imaginerait guère quel était le but de sa visite, 11 venait parler latin avec son curé. C'était

comme on voit assez plaisant de la part d'un | honme qui savait à peine déchiffrer les prières |

de la messe. Après qu'il eût fait ses saluts d'entrée, il fit connaître à son curé le but de sa visite. Eh! bien, lui dit M. Robin, vous avez donc appris le latin.—Mais, répondit le visiteur, ce n'est pas diflicile de parler latin —Oui ! pas difficile ! reprit M. Robin. Eh! bien, parlez latin...—Monsieur le curé, dit cet homme, Deus, ça veut dire Dieu; Domimus, ça veut dire le Seigneur.—Et puis ? reprit M. Robin. — Et puis, monsieur le curé, c'est tout, mais c'est assez pour vous dire que je parle latin. — C'est tout cv que vous savez, dit M. Robin en se levant indigné! Vous n'en savez pas plus long ! Et d’un bond, il va ouvrir la porte, prend mon homme par le bras et le congédie sans autre politesse. Le célèbre parleur en latin ne revint pas, dit-on, tenir une seconde conversation latine avec M. Robin. Je pense que tout le monde le croira aussi fermement que moi. On dit aussi que M. Robir,

Après la mort de M. Robin, la paroisse de l’île devint de nouveau une desserte de monsieur le curé de la paroisse de Saint- Pierre de la Baie, l’infatigable M. Louis Lelièvre, dont la vigoureuse santé pouvait le rendre capable de desservir vingt paroisses à la fois. A l'époque de 1804, il y avait bientôt 16 ans que M. Lelièvre était curé de la Baie-Saint-Paul,

Page 1