‹ Histoire de l'Ile-aux-Coudres [microforme]Chapitre 27 sur 40 · M. LOUIS-MARIE LEFÈBVRE, ONZIÈME CURÉ DE L'ILE-AUX-COUDRES Ÿ · texte numérisé non relu

M. LOUIS-MARIE LEFÈBVRE, ONZIÈME CURÉ DE L'ILE-AUX-COUDRES Ÿ

M. Louis-Marie Lefèbvre fut ordonne + C'est M. Lefèbvre qui a publié mon titre chérical.

sion s’en présentait, Il sut diriger sa paroisse avec cette prudente et sage fermeté qui assurent le succès pour détruire le mal qu’on veut empêcher, et établir le bien que l'on veut faire.

M. Louis-Marie Lefèbvre fut très-estimé des bons parcissiens de l’Ile-aux-Coudres, et il fut sincèrement regretté lorsqne, vers le 30 de septembre 1826, il laissa cette petite cure, qui changeait si souvent de curé, à cause de l'isolement et des difficultés des communications avec la terre ferme, surtout pendant la saison de l'hiver,

A part des misères, grandes ou petites, que l’on rencontre partout, quand on est chargé de conduire les hommes dans le chemin difficile de la vertu ou de les retirer de la voie qui mène à la perdition, un curé, sur la petite Ile-aux-Coudres, serait bien le plus heureux des mortels s'il pouvait, comme ailleurs, communiquer facilement avec des confrères. Inévitablement il arrive des moments dans la vie d’un curé

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consulter, s'encourager, se rafraîchir l’âme, toujours tourmevtée de quelques peines dont il ne peut trouver de remède que dans ces entretiens intimes d’un homme qui, comme lui, ne saurait trouver de soulagement dans des relations avec des paroissiens qui n’ont ni les mêmes pensées, ni les mêmes besoins, ni les mêmes intérêts religieux. Avec des laïques, un curé n’est bien que lorsqu'il doit les rencontrer dans quelques-unes des fonctions du saint ministère, Dans toute autre circonstance, il n'a plus le bonheur qui lui convient. Il ne trouve pas la société pour laquelle il est né, le plaisir qui est fait pour son cœur de prêtre. Il faut qu’alors il languisse, s'ennuie et soit malheureux, s’il a vraient l'esprit de son saint état.

On comprend donc qu’un euré, isolé sur l'Ile-aux-Coudres, doit désirer d’en sortir aussitôt que possible, à moins que, comme monsieur le curé actuel, il n'ait la chance d’avoir un cor frère comme il ale bonheur d'en rencontrer un dans le bon et vertueux M. Tremblay.

M. Lefèbvre avait été curé de l’Ile-aux- Coudres pendant trois ans.

Son premier acte écrit sur le registre est celui du mariage de René Fortin et de

xeneviève Perron, le 20 octobre 1823.

Son dernier, celui de la sépulture de Barthélemi Brisson, fils de Jean Brisson, âgé seulement de 17 ans, du 18 septembre 1826,

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