‹ Histoire de l'Ile-aux-Coudres [microforme]Chapitre 28 sur 40 · M. JOSEPH ASSELIN, DOUZIÈME QURÉ DE L’ILE-AUX-COUDRES · texte numérisé non relu

M. JOSEPH ASSELIN, DOUZIÈME QURÉ DE L’ILE-AUX-COUDRES

M. Joseph Asselin avait été ordonné prêtre le 30 septembre de l’année 1821, A pareille date, cinq ans plus tard, en 1826, M. Joseph Asselin venait prendre possession de la cure de Saint-Louis de l'Ile-aux- Coudres, pour y faire le plus long séjour qu'y eût fait aucun de ses prédécesseurs, depuis M. Pierre-Joseph Compain.

M. Joseph Asselin, que j'ai très-bien connu, était un de ces curés qui se dévouent tout entier au bien spirituel de leurs paroissiens, Il aimait la beauté de la maison de Dieu et la grandeur du culte

Éd 424 “ci que minime qu’il fût des mœurs et l’augr dans sa paroisse, ] comme lui, et à u quable, le talent de 1 à faire une instruct était parfaitement à sans jaruaisrenfermer le moins du mond:

Actif, laborieux, tr bien la sainte Ecritu bien la théologie. 1 économe. La délica lui interdisait toute « poussa à l'extrême cet toutes les autres, d bornes de la discrétio avait horreur de dé) propos. Il tenait ses avec une extrême p quant à son écriture soignée.

Il s’occupa beaucor jeunes enfants de sa esprit d'établir des é avec beaucoup de soi d'assez graves difficul ses paroissiens qui, a!

raisons, lui causèrent ce qui l’afiligea sans 1 des sacrifices d'argent maison d'école près d cause des déboires q1 certaine partie des ir blissement de cette éc M. Asselin fit passer résolution qui affecta nus de l’église au sou résolution fut approu vêque de Québec, dar pastorales.

M. Asselin fut curé pendant cette remarqn certitude de nos loi droits de l'Eglise caus dans nos assemblées lection des marguillie ainsi que plusieurs notables misères dans marguillier, pour l’él tait trop intéressé, cot paroisse. Plus tard, ce fait nommer marguill

pondérante, causa autant de déboires à son curé que celui-ci s'était montré empressé à lui procurer cet honneur.

Si l'on met de côté ces faits, que l’on peut appeler des fautes comme tout homme peut en faire, et eu fait assez souvent, on pourra dire, dans toute la force du mot, que M. Asselin fut un bon-curé, fidèle à ses devoirs de pasteur, soigneux pour. ses propres affaires et pour celles de sa fabrique ; intéressé au suprême degré pour le bien spirituel de son peuple, et surtout fidèle à bien instruire ses paroissiens dans la connaissance des vérités de la religion et des règles de la morale évangélique.

Aussi on peut, en toute vérité, lui accorder une large part dans les connaissances religieuses que possède la petite population de l’Ile-aux-Coudres.

M. Joseph Asselin fut sincèrement regretté par les bons paroissiens de l’île, dont il quitta la desserte vers le premier du mois d'octobre, en l’année 1839. Il avait été pendant treize ans le curé de cette petite paroisse.

Après avoir donné une idée du douzième curé de l’Ile-aux-Coudres, je me sens pressé de dire un mot d’une fille assez âgée qu'il avait à son service, et dont le nom de famille était Marie Sansterre, de la Rivière-Ouelle. Elle faisait tous les ouvrages de la maison, soit ceux du dedans, soit ceux du dehors. Jamais peut-être personne ne fut plus attachée à son maître, qu'elfe servait avec une fidélité et un dévouement héroïque. Vers la fin de sa vie, elle fut attaquée d’une cruelle maladie, un cancer, qui la faisait horriblement souffrir. Malgré les douleurs qu’elle endurait jour et nuit, la bonne Marie Sansterre ne négligea jamais les tâches ardues qu’elle avait à remplir. Les insomnies que lui causait ce mal qui lui rongeait les chuirs, ne l’empêchaient pas de se lever de bonne heure pour vaquer à ses occupations. D'une humeur toujours égale, souffrant sans se

laindre, travaillant sans relâche, cette admirable fille ne cessa de rendre service à son maître que lorsque, ne pouvant plus se tenir debout par l'excès de sa faiblesse, elle prit le lit pour y mourir dans la paix du Seigneur, ne regrettant qu’une chose :

de ne pouvoir plus rendre service à celui auquel elle s'était si généreusement dévouée,

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