‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 102 sur 317 · Collection Didot, t. l", p · texte numérisé non relu

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mes d'infanterie, n'a plus d'autre ressource que de se jeter dans Mantoue. Jamais nous n'avons eu de succès aussi constants et aussi grands. L'Italie, le Frioul, le Tyrol sont assurés à la république. Il faut que l'empereur crée une seconde armée : artillerie, équipages de pont, bagages, tout est pris. Sous peu de jours nous nous verrons; c'est la plus douce récompense de mes fatigues et de mes peines. Mille baisers ardents et bien amoureux ^ » Le 12, il mande de Ronco : « Je suis ici, ma chère Joséphine, depuis deux jours, mal couché, et bien contrarié d'être loin de toi. Wurmser est cerné. •.. Dès l'instant que celte affaire sera terminée, je serai dans tes bras. Je t'embrasse un million de fois*. »

Enfin, Wuijnser complètement battu ne voit plus de ressource que de s'enfermer dans Mantoue avec les 16000 hommes qui lui restent de toute sa grande armée. Bonaparte, qui l'a suivi, organise fortement le blocus de cette place, et chaque jour fait quelque nouvelle tentative pour l'emporter. Le 17 septembre, il mande de Vérone que la veille il y a eu une affaire très-sanglante, que l'ennemi a perdu beaucoup de monde et a été complètement battu, et qu'on lui a pris un faubourg de Mantoue*. Mais à l'instant, son amour prend le pas sur les affaires : « Je t'écris, ma bonne amie, bien souvent et toi peu. Tu es une méchante et une laide, bien laide, autant que tu es lé-

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