Mémorial j 2* parlie, p
pas devoir s'engager dans les montagnes du Tyrol, et y en attendant que de nouveaux secours eussent permis à Alvinzi de rentrer en ligne, il pressa avec une nouvelle ardeur le siège de Mantoue, et y envoya une partie de ses troupes. Vainqueur encore des Autrichiens , il rêve un plus doux prix. Le 24 novembre, il écrit de Vérone* : « J'espère bientôt, ma douce amie, être dans tes bras. Je t'aime à la fureur. Tout va bien. Wurmser a été battu hier sous Mantoue. Il ne manque à ton mari que l'amour de Joséphine pour être heureux. » Et voulant faire une amoureuse surprise à sa femme, il part brusquement sans la prévenir, pour aller passer quarante-huit heures à Milan.
Mais depuis quelques jours, Mme Bonaparte, imsurée sur la situation de son mari et sur celle de l'armée, avait accepté une invitation pressante et réitérée de la ville de Gênes , et, croyant bien faire, s'était rendue dans cette ville pour répondre aux dispositions favorables que les Génois montraient pour la France, et chercher quelques distractions que ne lui offrait plus le séjour connu et monotone de Milan. « Elle fut reçue à Gênes, dit Walter Scott', avec une magnificence recherchée par les citoyens de cette république qui étaient du parti français. » C'était une manière encore de jouir de la gloire de son époux. Toutefois elle eut tort de s'absenter ainsi, sans prévenir celui-ci que ce contre-temps devait désoler. Sa