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moi*. » Le 13 février, il ajoute : « Je pars à Tinstant pour passer les montagnes. Du moment que je saurai à quoi m'en tenir, je te ferai venir avec moi : c'est le vœu le plus cher de mon cœur. Mille et mille bai-
sers*. »
Mais la tristesse, la maladie, s'étaient emparées de Joséphine, peu faite pour cette vie de fatigues et presque de bivouac. Comme il est facile de le comprendre y les émotions de la guerre, cette séparation presque continuelle de son mari , Tabsence de ses enfants, avaient fini par attaquer son moral. Bonaparte lui en écrit le 16 février : « Tu es triste, tu es malade, tu ne m'écris plus , tu veux t*en aller à Paris. N'aimerais-tu plus ton ami? Cette idée me rend malheureux. Ma douce amie, la vie est pour moi insupportable depuis que je suis instruit de ta tristesse.... Je te prie de te ménager, de m*aimer autant que je t'aime et de m'écrire tous les jours. Mon inquiétude est sans égale.... Peut-être ferai-je la paix avec le pape et serai-je bientôt près de toi; c'est le vœu le plus ardent de mon âme. Je te donne ceul baisers. Crois que rien n'égale mon amour, si ce n'est mon inquiétude. Écris-moi tous les jours toi-même. Adieu très-chère an lie \ » Et il lui envoie Moscati, son médecin, pour la soigner.
Trois jours après, le général écrit encore à sa femme deTolentino pour lui apprendre qu'il vient d*y signer