‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 113 sur 317 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

plomates autrichiens à Udine et au 'quartier général de Passeriano, et les négociateurs dînaient réciproquement les uns chez les autres. Mais les distractions étaient plus rares qu'à Montebello; aussi Joséphine et les dames qui l'avaient accomp^ignée assistaient-elles avec empressement aux représentations du théâtre d'Udine, où une troupe d'amateurs, pris parmi nos employés subalternes, ne craignait pas de faire rire à ses dépens^ en jouant la Mort de César \

Mais une distraction d'un grand intérêt fut ménagée par Bonaparte i sa femme. Le gouvernement vénitien, redoutant avec raison pour lui l'issue des négociations dePasseriano, montrait autant d'humilité qu'il avait affiché d'hostile passion. Il suppliait le général en chef de l'armée d'Italie de venir visiter Venise, afin de recevoir personnellement l'assurance de son zèle et de sa fidélité. Bonaparte, qui avait résolu dans sa pensée le renversement de l'oligarchie vénitienne et la cession éventuelle de cet État à l'Autriche contre Mantoue et TAdige, ne voulut pas faire un voyage où il eût été naturellement gêné. Mais il permit à sa femme, à qui on ne pouvait demander et qui ne pouvait prendre aucun engagement , de faire honneur à l'invitation du gouvernement de Venise, et celle-ci s'empressa de se rendre dans cette ville si belle et si curieuse, qu'elle voulait voir avant de quitter l'Italie.

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