‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 136 sur 317 · Mémoires sur V Impératrice, par Mlle Ducrest, p · texte numérisé non relu

Mémoires sur V Impératrice, par Mlle Ducrest, p

Nous reproduisons avec d'autant plus de confiance ces paroles attribuées à Napoléon, que Fauteur des Mémoires sur Joséphine a pu les recueillir soit de la bouche de Mme de Genlis, à la fois sa tante et la nièce de Mme de Montesson , soit de la bouche de celte dernière qui avait pris soin de son enfance.

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tous fatigués ) les rapprochements furent fréqiienU et faciles. Du côté de la révolutioui Bonaparte rencontrait dans ses ministres^, dans tout le personnel d€ son gouvernement, de précieux et adroits auii- Uaires. Du côté des partisans de la royauté ^ il avait moins d'aboutbsants ; mais il trouvait tout près de lui un intermédiaire naturel, qui lui fut alors d*uae réelle utilité, u La circonstance de mon mariage av!ec Mme de Beauharoais, disait TEmpereur à soo confident de Sainte-Hélène^ m'a mis en point de contact avec tout un parti qui m'était aéoessaire pour concourir à moui système de fusion, un des principes les plus grands de mon administration, et qui la caractérisera spécialement» Sans ma femme, je n'aurais jamais pu avoir avec ce parti aucun rap* port natureP. » L'ex-vicomtesse de Beauharoab était, en effet, dans la meilleure situation pour coopérer à la politique de réconciliation et de restauration sociale du Premier Consul.

Appartenant à une ancienne famille noble, feiume d'un gentilhomme bien apparenté et remarquable par son esprit et les agréments de sa personne, Joséphine, de 1780 à 1788, avait vécu dans le monde If plus relevé; ainsi elle avait vu les dernières années de cette société française qui, jusqu a sa chute, représenta en Europe l'esprit, l'élégance et la distinction, et, de bonne heure, elle en avait pris les manières et le goût. Avant 1789, le salon de la jeune

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