Mme de Broc, morte si Iragiquemeat trois ans auparavant
a est une comète dont nous ne sommes que la queue; (c il faut le suivre sans savoir où il nous porte. Est-ee « pour notre bonheur? Est-ce pour notre malheur?» Et ce jour, en regardant une jolie gravure qui re[ffésentait la roue de la fortune , vous me dites : <f II &Dt c< toujours avoir les yeux là-dessus; tantôt en haut, a tantôt en bas. »
Mme Campan, nous le redisons^ a joui d'ane véritable influence aux Tuileries, surtout pendant k Consulat. On a prétendu qu'elle était due i son art de flatter. Il n'y a, certes, aucune flagornerie dans ce qu'on vient de lire ; on y voit une constante et libre franchise, et même un certain ton de cordiale rudesse : c'est le titre d'amie et nullement de courtisan qu'elle réclame , mais non de ces amis de cour dépeints par elle , ce répondant toujours aux prince» Oui , et Votre Majesté a raison ! et en flattant leurs oreilles de ce chorus enivrant, même quand ils ont tort, les menant de faute en faute* ».
Après avoir fait connaître le monde habituel des Tuileries, il faut en décrire la vie.
11 ne fut pas très-facile de discipliner le salon du Premier Consul, et de classer les amours-propres qui s'y rencontraient. Pour toutes les femmes qui en f(M^ maient la société ordinaire, « la transition, ajoute M. Thibaudeau*, avait été brusque comme pour leur* maris. La grâce et la bienveillance de Mme Bonaparte apprivoisèrent celles qu'effarouchaient l'étiquette nais-