‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 159 sur 317 · Mémoires de Bourienne, t. IV, p. 35 et · texte numérisé non relu

Mémoires de Bourienne, t. IV, p. 35 et

2. A/^moires sur l'Impératrice Joséphine, par Mme Ducro?l. fed. 6. Barba, p. 7.

Ili fllSTOlRE

tout cet accord harmonieux du r^ard , de la voix , de l'attitude et du geste ; cette onction de la physionomie, en un mot, qui a frappé et charmé tous lei contemporains.

Mais parmi les portraits de Jo^phine, il ne faut point omettre celui qu'en a tracé l'homme le mieux fait pour la bien juger. Le souvenir de sa premièn femme était Tun de ceux qu'affectionnait Napoléon captif, car il lui rappelait les meilleurs années ^ les plus douces jouissances de sa vie. Le nom de Joséphine revient souvent dans les conversations recueillies par ses secrétaires ; [)resque toujours c'est avec le ton de l'éloge affectueux et attendri, et les traits malheureusement épars dont il a peint sa fidèle compagne, sont, sans contredit, ceux qui en donnent le mieuK ridée. Nous en réunissons quelques-uns; le reste trouvera s'a place dans la suite du récit.

Lorsque le hasard mit Bonaparte en présence de celle qui devait être sa Femme, il nous l'a déjà dit et nous Tavons consigné, il fut frappé par son extérieur, (( par ses manières douces et attrayantes. » Cette favorable impression ne reçut de la vie commune aucune atténuation ; il n'y eut jamais chez lui de désillusion. Au contraire, le charme fut sans cesse eo augmentant, grâce à cette science de Tintérieur dont Joséphine a été le plus parfait modèle, ce Dans aucun moment de la vie, disait TEmpereur à ses compai<:nons, Joséphine n*avait de positions ou d'attitudes qui ne fussent agréables ou séduisantes; il eût été impossible de lui surprendre ou d'eu éprouver jamais aucun

DE L"IS1PÉRATH[CE JOSÉl'ilINE. H 3

inconvénient. Tout ce que l'art peut imaj^iner aa faveur des attraits élait employé par elle, mais avec un tel mystère qu'on n'en apercevait jamais rien, loiijonrs maîtresse ci'elle-mêoie, toujours en scène. »

Napoléon se plaît surtout à vanter l'excellence de Bon caractère et son infinie douceur. Il y revient à plusieurs reprises: « Il l'avait, conlinuail-îl, toujours trouvée de l'humeur la plus égale et d'une coni|)laisance absolue, bonne, douce el l'ort attachée à son mari.... Jamais il n'avait été témoin de sa mauvaise linmeur; elle s'était montrée constamment occupée à lui plaire.... Professant à tout moment et en toute occasion la soumission, le dévouement, la complaisance la plus absolue, elle mettait ces dispositions et ces qualités au rang des vertus et de l'adresse politique dans SDD sexe. » A sa Qnesse native, Josépliine, selon cesconQilences de Sainle-Hélène, joii^nait « une 'connaissance accomplie de toutes les nuances du caractèrt! de Napoléon, et un tact admirable pour les mettre en pratique. « Comparant enfin ses deu\ femioes entre elles, l'Empereur avait trouve un adage qu'il aimait à redire, comme résumant d'un seul trait ces types différeuts : « L'une, disait-il, était 'les grâces cl tous leurs charmes; l'autre, l'innocence et tous ses attraits. ' »

Dans ces entretiens d'outrc-mer, une seule critique subsiste, renouvelée par Napoléon bien souvent pendant le Consulat et rEnijiire. Bile avait pour objet les

1 i/fim,fiol deSainU-llélénc, 1* puiiie, p. 38, 79, 115 ul 3fi5.

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goûts dé luxe, le début d'ordre, l'impiéToyanee de Joséphine , toujours endettée , toujours grondée et toujours prodigue. Mais nous réeervons ee point pour un prochain chapitre. Nous verronB ansBÎ ce qa'il en fut des autres défauts reprochés à llmpératrîee, tels que son penchant pour la superstition, la fidUsM de son caractère, sa banalité dans la bienvdllaaea, sa facilité à s'engager et à oublier ses pronMM. Ces reproches lui viennent tous d'une mèai» pareils n'en confirment que jnieux les éloges qui se tiwvent sous la même plume et qui portent sur sa pffsonne. Tout à Theure Mme d'Abrantès nous la mostrait (crayonnante de beauté. » cr Joséphine, dit-«Ik ailleurs y avait une taille et une tournure raTÎssanki et les bras les plus beaux ; à cet égard elle jioimit lutter, et même avec succès, contre sa b^b-MBir (Pauline) , qui n'avait pas une grâce aussi parlait qu'elle dans tous ses mouvements. » Elle anit, ajoute-t-elle encore, « le goût du beau et du bieo, était toujours gracieuse, ne négligeait rien et avait mérité sa réputation de femme parfaitement élégute, en adaptant la mode à la convenance de sa personne.* Mais comme la critique ne perd pas ses droits, b peintre se dédommage sur les dents et Tâge de Joséphine, exagérant selon sa coutume, car les contemporains ne signalent aucune défectuosité apparentedios la ligure de llmpératrice, et Ton s'accorde à adoinf cette jeunesse persistante^ cette rare consemtioi

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