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l'Empire. En cas de minorité, ils oonqpoHMDt le Conseil de r^ence , çt ils élisaient l'Empeiev i défaut d'héritier dans la famille impériale.
Le 6 juillet, il fut pourvu à quatre de ces gnad» charges : Joseph Bonaparte fut nommé à k pbi éminentCi et reçut le titre de grand éiecteor; Lm, déjà parvenu hiérarchiquement an grade de gfaini de division, fut nommé' connétable; les second tf troisième Consuls trouvèrent une honorable et spalente retraite dans les fonctiona d'arehiehanceiitf d'Empire et d'architrésorier. La dignité de gisal amiral et celle d'archichancelier d'État forent léservées : M. de Talleyrand prétendait hantemeiit i cette dernière , mais on pensait qoe l'Empereor m disposerait en faveur d'Eugène de, Beauhansii» ff qui ne sollicitait rien , mais , avee une aonmismB parfaite , attendait tout de la tmdresee de son pin adoptif \ » En caraclérisant ainsi ^ avec aotsat d'équité que de justesse , la position et les sentiments d'Eugène , rhistorien de l'Empire ne pomrait connaître le passage suivant de ses Mémoires, qoe Ton dirait écrit tout exprès pour justifier cette sp-' préciation :
a J'arrive maintenant au grand et important événement qui plaça la couronne impériale sur la tète du Premier Consul ; il s'écoula plusieurs mois eotfv son élection et son couronnement. Pendant ce tempi» l'Empereur y voulant entourer le tr6ne de toute b
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DE L'IMPËRATRICE JOSÉPHINE. 259
dignité y de tout le respect nécessaires au pouvoir monarchique , rétablit l'ancienne étiquette et la fit observer avec soin. Dès ce moment je cessai d'avoir des relations aussi intimes avec lui, et pendant quelque temps je me trouvai, par mon grade et par mes fonctions, relégué dans le salon d'attente le plus éloigné de ses appartements. Je n'en murmurai point et je concevais parfaitement que cela dût être ainsi. Mais il ne manqua pas de gens, courtisans ou autres , qui , sous le masque de l'intérêt et du zèle , cherchèrent à m'irriter , me témoignant de Tétonnement de ce que le beau-fils de l'Empereur, après avoir vécu si longtemps dans son intimité, se trouvait tout d'un coup placé si loin de lui. Je fermai la bouche à ces bons amis de cour , en leur disant que je me trouvais très-bien partout où mon devoir me plaçait. Et cela était vrai '. >»
Mais l'Empereur ne pouvait ni ne voulait oublier celui qu'il s'était habitué à regarder comme un fils. Quelque temps après il lui fit offrir, par l'Impératrice, les fonctions de grand chambellan, les premières de toutes à la cour. Malgré son désir d'être auprès de l'Empereur, Eugène ne crut pas devoir accepter. Sa vocation n'était pas là. C'est lui qui nous le dit dans sa modestie, ou peutr-être dans sa fierté : <c Je refusai cet honneur, en m'excusant sur ce que cet emploi ne convenait ni à mes goûts ni à mon caractère ; ma vocation était toute militaire,