‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 230 sur 317 · Histoire de la AI art inique ^ t. VI · texte numérisé non relu

Histoire de la AI art inique ^ t. VI

rimpératrice I dit-il. Elle est le modèle det Torlos dans la colonie ; la France lui doit tontes odln qû brillent sur le trône avec son auguste fiUe^ « Lepbi grand enthousiasme accueillit ce double bominigB rendu à la fille et à la mère. Un mois après, les mêmes démonstrations se renouvelèrent pour fttar k Couronnement que le ministre avait annoncé a raniral Yillaret devoir être célébré le jour annivemiit de la révolution de brumaire , le 9 novembre, jovTt en effet y primitivement fixé. Après avoir payé dus ces deux circonstances ce qu'elle devait i la posilka de sa fille et au gracieux empressement de ses eonpatriotes , venus de tous les points de la colonie pov lui faire honneur, Mme de La Pagerie, lapporlut sur son habitation ce nom d'Impératrice-Hire q« raffectueux orgueil du peuple créole s'obstinait i In donner, rentra à ses Trois-Ilets préférés, son empîR à elle, oiXf dans sa patriarcale simplicité, elle régniil par les services et les bienfaits, adorée de tootuo monde de serviteurs, et entourée de voisins qui ne Tiimaient pas plus depuis que sa fille était sur le trô»«. Parvenue au sommet de la grandeur humaine, rimpératrice Joséphine , plus que jamais , eût désire posséder sa mère auprès d'elle. Celle-ci, qui n'aTait pu se décider à partir pendant la courte durée de U paix d'Amiens , trouvait maintenant, dans la reprise de la guerre et le blocus dont la Martinique éuit

1. Histoire de la Martinique, t. VI, p. 103, et Moniteur da îiià*' vier 1805.

l'objet, des motifs réels d'appréhension, partagés jusqu'à un certain point par sa famille et par sa fille elle-même. Mais comme Joséphine, avec Tagrément de l'Empereur, avait adressé un dernier et pressant appel à ceux de ses parents qui restaient encore à la Martinique, il fut convenu que son oncle, le baron de Tascher, qui, en sa qualité d'ancien marin, n'avait point à tenir compte des périls de la traversée, se rendrait d'abord à Paris, sauf à y être rejoint plus tard, lorsque la paix serait faite, par sa belle-sœur et par sa femme.

Ces nouvelles de la Martinique et les adresses nombreuses de ses habitants , trouvèrent l'Impératrice à la veille de partir pour Milan , où Napoléon allait se faire couronner seul Roi (Tltalie, Celte première année de l'Empire devait compter parmi les plus heureuses de la vie de Joséphine. Avec sa modération elle ne pouvait se faire un chagrin de ne pas être couronnée de nouveau. Cet honneur de plus n'eût rien ajouté aux liens qui l'unissaient à son époux; mais si son amour-propre avait éprouvé quelque froissement à cet égard , son cœur reçut un ample dédommagement dans la preuve particulière d affection donnée à son fils par l'Empereur.

Content de son haut grade de colonel général, et ne demandant que des occasions de bien servir, Eugène était parti devant avec la garde impériale à qui Napoléon avait donné rendez-vous à Milan. Il était à peine arrivée la moitié de son voyage que son beau-père, qui se plaisait à faire de ces surprises à ceux qu'il

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aimait, lui envoya un courrier qui le rejoignit à U desceute de Tarare pour lui annoncer qu'il venait ifc le nommer prince de l'Empire et archichanreher d'État. La lettre de l'Empereur était ainsi conçue ;

» Palais des Tuilerie» , 1" février 1806.

<( Mon cousin, « Je vous ai nommé orince et archi chancelier d'État. Je ne puis rien ajo' er aux sentimeotà «pnmes dana le message que j envoyé au Sénat à «lit occasion, et dont copie vous sera adressée. Vuuij verrez une preuve de la tendre amitié que je Tf«-' porte, et l'espoir où je suis que vous contiouerez, dan* la même direction , à mettre à profit les exemjtics A les leçons que je vous ai donnés. Ce changenint n'apporte aucun obstacle à votre carrière milil^irr. Votre titre est le prince Eughne Dfauhartutis, arctiichancelier d'État; vous recevrez celui d'AIieue Sérinissime. Vous n'êtes plus colonel général des cba«seurs, vous restez général de brigade, commandant les chasseurs à cheval de ma garde. Il n'y a rien de changé dans vos relations ordinaires, si ce n'est q« vous signerez le prince Eugène. Vous n'ajoutera votre titre d'archichancelier d'État que dans les aflaires qui rea&ortissent à votre dignité ou dans les affiun* officielles. Sur ce , je prie Dieu qu'il vous ail en n sainte et digne garde.

K Napoléon'. »

i. JUéinuiretàu prince Kugène, l, 1", p. 97.

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Cette double décision avait été, en effet, annoncée le même jour au Sénat dans ce message spécial qui fut pour rimpératrice Joséphine comme une seconde couronne posée sur sa tête par la main de son époux^ et qui reste pour la famille du prince Eugène l'impérissable titre d'honneur de son chef:

(c Sénateurs ' ,

(c Nous avons nommé notre beau-fils ^ Eugène Beauharnais j archichancelier d'État de l'Empire. De tous les actes de notre pouvoir, il n'en est aucun qui soit plus doux à notre cœur. Élevé par nos soins et sous nos yeux depuis son enfance , il s'est rendu digne d'imiter et, avec l'aide de Dieu, de surpasser un jour les exemples et les leçons que nous lui avons donnés. Quoique jeune encore , nous le considérons dès aujourd'hui, par l'expérience que nous en avons faite dans les plus grandes circonstances ^ comme un des soutiens de notre trône et un des plus habiles défenseurs de la patrie.

a Au milieu des sollicitudes et des amertumes in* séparables du haut rang où nous sommes placé, notre cœur a eu besoin de trouver des affections douces dans la tendresse et la constante amitié de cet enfant de notre adoption ; consolation nécessaire^ sans au* cun doute , à tous les hommes , mais plus éminem-. ment à nous dont les instants sont dévoués aux affaires des peuples. Notre bénédiction paternelle accompa*

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