‹ Histoire de l'impératrice Joséphine. IChapitre 242 sur 317 · Collection Didot, t. l", p · texte numérisé non relu

Collection Didot, t. l", p

fanad—tio» de se reoèv * Tiamv dna le cm oè 3 y flauguait mhi t^Bor: • JençMStabOrcda 25, Inr^mBd-il; j'appfoA avec peîiie qne lu es sonlliaale; ce n'est pet li wm Inmum dbpwitîmi pour taire esot liems daai eeB> laÎMMi. ie ne sais ce qse je ferai :je dép«ids deséré- Demeoto ; je n'ai pas de Tolonté; j'attends tout de kv iseoe. Reste à Honich, amuse-loi : eda o'est pic0- 6cile lorsqu'on a tant de penoones aassî anniUoi et dans un si beau pays. Je suis, moi ^ asaex oec^-

1. ColUetion Didot , p. 16S. — LeUre da tO dAcembre. 3. UlUedu 19 décembre. Ibid.p. 170.

Dans quelques jours je serai décidé. Adieu, mon amie, mille choses aimables et tendres. »

L'Impératrice Joséphine se trouvait traitée à Munich comme Tépouse du protecteur tout-puissant de la Bavière. Princes et princesses s'empressaient de lui plaire. Dans cette cour, elle distingua surtout Tune des filles de l'Électeur Maximilien, la princesse Auguste-Amélie , aussi remarquable par les qualités de son cœur et les dons de son esprit , que par sa rare beauté. L'opinion publique, pressentant sans doute la pensée de Napoléon, la donnait pour femme au prince Eugène , quoique promise au prince héréditaire Charles de Bade, son cousin. C'était dire, d'une part, qu'on pensait qu'Eugène pouvait tout attendre de la tendresse de son père adoptif ; et de l'autre, que par leurs qualités mutuelles, on trouvait le jeune vice-roi et la vertueuse princesse dignes l'un de l'autre. Ce mariage, ajoutait-on, devait être le gage d'une plus étroite alliance entre la France et la Bavière agrandie et élevée au rang de royaume par la volonté obéie du vainqueur d'Ulm et d'Austerlitz.

Le 26 décembre , l'Empereur signa à Presbourg ce traité glorieux, par lequel l'Autriche abandonnait l'État de Venise et d'autres provinces destinées à faire partie du royaume d'Italie, qu'elle reconnaissait, et le Tyroi, que Napoléon donnait à la Bavière, également reconnue comme royaume indépendant, de même (jue le Wurtemberg; et le 27, il se rendit à Munich , où Tattendaient la gratitude du nouveau roi et Tadmiration de son peuple.

W L'Empereur avait, en etTel, jeté les yvta sur h

■ princesse Auguste pour son beau-fiU, voulaolnik-

W cher par un lien de Tamille la Bavière à la Fraott.rt

I donner au prince Eugène une preuve de plus de m

ien e , et, en même temps, une marque de h

; 1 pour la manière dont il avait iûau|n"*«

f |t onctions si Douvelles pour lui de Tice-roi.

A' soigneux , doué de tacl et de boanp volmte,

plus sérieux déjà que ses ingt-qualre ans, Eit;f»

acquérait rapidcmeni périence et une matuitt

précoces, par sa doi livre la dirertion qui!»

était imprimée; et cett« do' ité« il la puisait dantn

cœur rempli de déférence et d'admiration counin'

eue, et non dans les calculs de l'intérêt, carjamiu

le désir de flatter ou la crainte de déplaire ne l'iri

porté à déguiser la vérité. La joie de l'Impénlrv

Joséphine de revoir l'Empereur, »i prompMnsi

sorti de cette grande guerre, fut bien douceiMnl «•

crue par la confidence qu'il lui fit, à son ani'«.

de ses desseins sur son fils.

Mais la princesse Auguste ayant été proniM.i' en quelque sorte fiancée au prince Charles de Bide, il fallait obtenir de la part des deux parties lanDOldation à une parole donnée. Le duc rêvant, *■! du jeune prince dont le père était mort, renoo^ii premier à ce projet d'alliance, i>ur l'iDsistaiiof A Napoléon, qui venait d'agrandir son lerritoire,*^ promesse qu'il lui fit de dédommager son jietil-6b* le mariant de sa main.

Le consentement de la Jeune princesse fol pi"»

DE L*lMPÉRATRiG£ JOSËPUINE. 333

difficile à obtenir. Redoutant les émotions d'une explication verbale, son père, qui Taimait tendrement j prit le parti de lui écrire. Dans sa lettre vraiment touchante, il lui fait ressortir tous les avantages de l'union désirée par TEmpereur, lequel promet d'assurer au prince Eugène la couronne d'Italie. Il lui vante les bonnes qualités du jeune prince, qui, d'après sa conviction , la rendra sûrement heureuse; et pour lui prouver que le parti est bon, il lui révèle ce fait resté ignoré jusqu'à ce jour, qu'à Presbourg , les ministres autrichiens avaient offert à Napoléon y pour son beau-fils j la main d'une de leurs archiduchesses. « Songez, chère Auguste (dit en terminant le roi à sa fille) qu'un refus rendrait l'Empereur autant notre ennemi qu'il a été jusqu'ici l'ami de notre maison ; » et il fait un dernier appel à son dévouement patriotique pour la Bavière, qui doit tant à l'Empereur des Français, et peut en obtenir de plus grands avantages^ Devant cette double insistance de son père et du bienfaiteur de son pays, la jeune et belle princesse, dégagée au reste de sa promesse, consentit à ce qu'on demandait d'elle. « Je remets, répondit-elle à son père, mon sort entre vos mains ; aussi cruel qu'il pourra être , il me sera adouci, sachant que je me suis sacrifiée pour mon père, ma famille et ma patrie. C'est à genoux que votre enfant demande votre bénédiction; elle n'aidera à supporter avec résignation mon triste

l. Voy . celle letlre , publiée pour la première fois par M. du Casbe dans les Métnoireset Correspondance du prince Eugène, t. U, p. 15.

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sort', n Cette victime résignée , peu de mors iptès, se disait la plus heureuse des épouse-s. Napolmo, se portant garant des qualités et du cœur d« loo J^eau-fils, n'avait pas craint de lui en donner, aiw qu'au roi Maximilien, la ferme assurance.

Dès que le mariage fut décidé, mais seulnneal alors, l'Empereur informa Eugène de oe qu'il araii fait pour lui. L'Impératrice annonce à la prioceM Louis cet heureux résultat, dans une lettre où l'a voit tout son bonheur de l'affection que l'Empemr manifeste à son fils et aussi à elle-même : ■ i^ ne veux pas perdre un moment , ma clière ilor- Lense , écrit-elle à la date du 7 janvier i 806', pmr t'apprendre que le mariage d'Eugène avec la prîtcesse Auguste, fille de l'Électeur de Bavière, nM d'être délînitivcmenl arrêté. Tu sentiras coauiH an tout le prix de celte nouvelle preuve d'attacheoM* que l'Empereur donne à ton frère. Rien au mood«w pouvait être plus agréable pour moi que cette alliaDCt La jeune princesse réunit, à une figure ckimuEi'". toutes les qualités qui rendent une fenuiiB intéreanu et aimable. » Elle lui avait dit jdans une précédarii lettre : « Elle «st cbanaaote de earactère at bdt comme un ange : elle réunit à une belle figure U pi* belle (aille que je conoaiBse *. h Deux joon ifrii ' Napoléon écrit, sur le même st^t» ce court biUet à* belle-sœur qu'il traite toujours en fille : « Ha SSê,

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